Rétro : Paris-Pékin à vélo 2008, la croisière verte (épisode 24)

En 2008, 118 cyclistes s’élancent de la capitale pour rejoindre Pékin à vélo. Nous revenons sur cette odyssée épique dont le but est de promouvoir les valeurs intrinsèques du cyclotourisme.

Nos cyclos découvrent toujours la Chine avec émerveillement

Etape 115 : Shijiazhuang – Dingzhou

Jeudi 31 Juillet 2008
81 km – Dénivelé : 62 mètres
Départ : 7 h 40 – Arrivée : 13 h
CHINE

Le retour de flamme vaut une étape supplémentaire

Initialement nous aurions du avoir une seconde journée de repos à Shijiazhuang et accompagner la flamme Olympique. L’ouverture des jeux étant proche, et les tensions perceptibles à l’approche de cet événement, nous n’avons pas pu l’accompagner.

Ce qui, sur le plan du cyclotourisme uniquement, nous a permis de scinder l’étape initiale de 140 km en deux étapes de 80 et 60 km. Nous avons donc remplacé Baoding, que nous atteindrons demain par Digzhou. De ce fait, cette courte étape nous a permis de déjeuner directement au restaurant de l’hôtel qui nous était réservé et de profiter d’une longue sieste réparatrice, bien utile avec ce climat chaud et humide. En cours de route un arrêt, organisé dans un village, nous a valu d’assister à une courte démonstration de sports de combat par de jeunes enfants.
Ce matin au départ, pour fêter la saint Léon, le patron de la ville de Bayonne et pour saluer les fêtes qui commencent dans cette région, 6 cyclotouristes originaires du Pays Basque, ont adopté, comme tenue, les couleurs blanche et rouge pour symboliser leurs attaches.

Les préparatifs pour les journées des 3, 4, et 5 août prochains s’activent et il n’est pas simple d’obtenir une coordination parfaite. Mais comme d’habitude, parce que nous sommes très rôdés maintenant, toutes les cérémonies se dérouleront à la perfection.

NDLR
Nous signalons à tous les lecteurs, que depuis aujourd’hui, pour des raisons « inconnues », tous les cybercafés ne permettent plus d’utiliser Internet. Ne soyez donc pas inquiets (es) si vous n’avez pas de nouvelles, il s’agit sans doute d’incidents ou d’impossibilité techniques.

Journée de Repos à Shijiazhuang


Mercredi 30 juillet 2008
CHINE

Repos…,
pas pour tout le monde !

En effet depuis hier déjà, Jean-François, chef de l’expédition et une équipe d’une trentaine de volontaires – dont naturellement l’équipe « camion » dont je vous ai parlé hier – s’activent pour mettre en place l’opération de rapatriement, de la plus grande partie du matériel (les vélos du Paris Pékin et le maximum des vélos du Xi’an Pékin) et des 13 chauffeurs, lors du retour de la logistique vers Paris.

Il est indispensable en effet d’anticiper les actions de logistique à réaliser car, dès le 5 août, le groupe initial des 115 cyclotouristes qui imprimera une page d’histoire de la fédération, va être éclaté, sans espoir de se retrouver…avant les cérémonies prévues en France.

Il aura fallu la journée entière pour vider les véhicules, environ 45 tonnes de matériel divers, allant des installations de douche aux médicaments en passant par le matériel de réparation des vélos. Puis trier l’ensemble de ce matériel hétéroclite, et effectuer un maximum de reconditionnement, pour préparer et commencer un nouveau chargement des véhicules, dans une configuration bien différente de l’initiale.

En tenant compte, toutefois, des dernières étapes pour servir au mieux les cyclotouristes jusqu’à Pékin et ne pas les pénaliser de la logistique mise en place depuis le 16 mars dernier. Dès l’arrivée à Pékin, but final de l’expédition, les 2 20t seront de nouveau charger, dont l’un engrangera près de 150 vélos conditionnés en carton et repérables.

Etape 114 : Xingtai – Shijiazhuang

Mardi 29 juillet 2008
125 km Dénivelé : 185 mètres
Départ : 7 h 40 – Arrivée : 15 h
CHINE

Silence on tourne !!!

Ce matin une équipe de la télévision française nous accompagne, il s’agit d’une chaîne câblée ou satellitaire : B.F.M.TV. Le cameraman juchée sur une moto s’en donne à cœur joie et pour un sujet de 1 minute 45 qui sera diffusée en boucle, il doit filmer pendant plusieurs heures. Le profil de l’étape étant entièrement en milieu urbain sur près de 100 kilomètres, il sera plus intéressant, selon nous, de cadrer le sujet sur les participants.
Notre principal souci est de se faufiler dans une circulation intense ou le Code de la route n’est pas forcément le même que le nôtre.

En la matière, la rigueur n’est pas formelle et chaque conducteur de vélo, de voiture, de camion, de bus, de scooter ou de très nombreux vélos électriques, pilote son engin suivant son inspiration, sa créativité et son besoin de rapidité !

Curieusement il y a peu d’accrochages et tous les usagers circulent assez lentement.
Nos propres chauffeurs, avec la plus grande prudence et sagement, laissent passer à gauche et à droite les véhicules qui ne s’en privent pas. Il faut dire aussi que nos sept véhicules provoquent la curiosité.

Nous sommes les seuls véhicules étrangers à pouvoir rouler sur le sol Chinois, pendant la pré-ouverture des Jeux Olympiques !
À l’arrivée à l’étape, nous retrouvons, dans le même hôtel, le groupe des «Xi’an-Pékin». Un dîner en commun, en présence du Ministre du Tourisme de la province, de monsieur Lin, patron de la agence de tourisme Eurasiatours et Dominique Lamouller, président de la Fédération française de cyclotourisme, clôturera cette journée.

Dans l’après-midi, une réunion de travail avec les mêmes protagonistes et plus notamment Jean-François Derégnaucourt, Marie-Claude Jonac et Jean-Michel Richefort, a été organisée pour essayer de coordonner les cérémonies prévues les 3, 4, et 5 août prochains à Pékin. Des informations contradictoires et souvent différentes arrivent un peu de partout, nos « grosses têtes » réfléchissent et surtout agissent dans le seul souci commun du respect de la parole de la Fédération.

Notre témoin du Jour est :
le responsable de l’équipe « camions » Christian Robin, de Saiguede (31)

Pourquoi une équipe camion ?
La première des raisons est de participer activement à la vie collective du périple. L’équipe logistique en place pouvant difficilement assurée seule, pendant cinq mois ce «travail».
La seconde raison est d’avoir une vision autre que celle du cyclotouriste passif et consommateur.

Comment agissez-vous ?
Il s’agit d’une équipe de six cyclos, bénévoles naturellement, Jean-Pierre Rouxel d’Orléans, Roland Diot d’Ivry sur Seine, Christian Piriou de Lyon, Christian Lemay du Québec, Georges Farjou de Villefranche de Rouergue, qui, sous ma houlette, ont pris en charge spontanément, la gestion et le rangement du camion (20 t) de la logistique.
La tache consiste essentiellement au déchargement et au chargement de tout le matériel nécessaire au bivouac et à la préparation des repas.- 2 835 kg.

Egalement la mise en place des douches, des rampes de robinets d’eau froide pour la toilette quotidienne. Les jours de pluie, deux tentes de 40 et 80 m2  sont déployées, pour que chacun puisse se restaurer tranquillement assis à table et à l’abri. Pas moins de 32 tables et 120 tabourets sont déployés à cette occasion. Cette opération dure en moyenne 90 minutes au chargement comme au déchargement.

En prime de fin de séjour, il nous a été demandé de reconfigurer les deux camions de 20 tonnes, afin de pouvoir ramener en France, l’ensemble de tout le matériel et probablement les 110 vélos du Paris Pékin et 40 vélos du Xi’an Pékin. Nous espérons boucler cette tache délicate en une journée et demie. Nous consacrerons notre jour de repos prévu le 30 juillet pour accomplir cette ultime mission.

Qu’a apporté ce travail supplémentaire à votre équipe et dans votre vie de cyclos ?
Tout d’abord une grande satisfaction et beaucoup de plaisir d’avoir été utile au groupe. Au-delà, de la part des autres participants, de la reconnaissance, qui s’est traduite par des gestes amicaux spontanés, que nous avons beaucoup appréciés.

Pour conclure ?
L’ensemble de l’équipe, qui ne se connaissait pas avant de partir, est déjà prêt à repartir pour de nouvelles aventures… ! Notre Paris-Pékin, s’en trouve encore plus enrichi y compris sur le plan des relations humaines.

Etape 113 : Anyang – Xingtai

Lundi 28 juillet 2008
126 km – Dénivelé : 85 mètres
Départ : 7 h 45 Arrivée : 15 h
CHINE

La rénovation perpétuelle !

Nous entrons dès le départ dans une nouvelle région nommée : Hebei, peuplée de 15 millions d’habitants. Des slogans cent fois répétés indiquent que la région se donne trois (3) ans pour reconstruire totalement les maisons et immeubles anciens !

Et cela se voit. Tout au long de notre étape, pratiquement réalisée en milieu urbain, des kilomètres de maisons détruites et d’autres en reconstruction se succèdent. Des centaines de triporteurs évacuent les déblais et les mêmes apportent les briques pour reconstruire. Rien de très spectaculaire, mais telles les fourmis, les hommes et les femmes font avancer les chantiers et cette province sera très vraisemblablement reconstruite dans moins de trois ans.

Déjà les infrastructures sont prêtes. Il faut dire quand même que ces transformations ont été la cause d’encombrements multiples et forts gênants dégageant une poussière permanente. Malgré ces désagréments, tout le monde semble accepter ces radicales transformations.

Notre étape, au contraire des précédentes, a été très encadrée par la police. Voiture devant et derrière le peloton et 6 motards pour régler une chaotique circulation. Il faut préciser que demain, nous arrivons le même jour que la flamme olympique. Hélas l’accompagnement envisagé, il y a un an, est désormais obsolète.
Sans trop savoir pourquoi, aujourd’hui des centaines de spectateurs nous attendaient au bord de la route. Spectateurs attentifs et curieux, mais silencieux et pas du tout démonstratifs, en revanche des cyclistes Chinois ont terminé avec nous cette étape, placée encore sous le signe de la chaleur humide.

Notre témoin du jour est :
Lilianne Perdriel de l’ASPTT de Paris, demeurant à Paris (14ème)

Quelques brèves du jour :
Ce matin quand nous avons pris nos vélos pour partir, une épaisse couche de suie recouvrait nos selles et nos guidons. La pollution n’est pas théorique ici.

Dans la matinée, j’ai entendu un cyclo comparer le bruit du peloton à celui d’un essaim d’abeilles ! Je cherchais depuis le départ de Paris à quoi correspondait le bruissement bien particulier d’un peloton en action. J’ai la réponse, merci Yves-Michel.

Un membre des « jaunes » étant fatigué, un petit noyau de ces collègues de la même couleur s’est groupé autour de lui pour rendre sa matinée plus agréable. Rétabli dans l’après midi il a continué son périple.

Ce midi, lors du déjeuner nous avons fait la connaissance d’un jeune Chinois Zhai qi de 29 ans, instituteur, parti de son domicile dans le sud de la Chine le 12 juillet 2008, il compte rallier Pékin à raison de 200 km par jour.
Dans l’après midi notre ami le distrait cascadeur a effectué avec maestria sa 7ème chute, aujourd’hui dans une clairière.
Le groupe de cyclos Chinois, avec qui nous faisons route commune, nous a doublés avec enthousiasme et nous a précédés à travers le ville pour nous conduire à notre hôtel, en criant PA -RI –PE- KIN- PA- RI -PE -KIN .
Quelle que soit la galère prévue, je voulais, pour moi-même, pour mon club et aussi… pour les sceptiques de mon groupe je voulais « faire » moi aussi Paris-Pékin. J’y arrive enfin je suis satisfaite, très satisfaite.

Etape 112 : Xinxiang – Anyang

Dimanche 27 juillet 2008
111 km – Dénivelé : 80 mètres
Départ : 7 h 45 – Arrivée : 15 h
CHINE

Paris Pékin = un rêve unique, un but commun
Jean Marchand

Une étape de routine

À force de pédaler dans des paysages grandioses, d’être encouragés par des centaines de spectateurs tout au long de la journée, nous devenons moins surpris et plus exigeants, car nous devenons des « stars ».

Aujourd’hui l’étape nous a paru sans grand intérêt, voire monotone, toutefois à l’heure du déjeuner, pris au restaurant, nous avons pu déguster notre plat unique, des raviolis géants, lors d’un bon moment de détente.

Dans nos rencontres insolites, nous avons été accompagnés pendant plusieurs kilomètres par un cycliste local, posé sur un vélo couché. C’est le premier et le seul vélo de ce type que nous avons croisé en Chine. 

Il est vrai que la route est dorénavant plate et que nous continuons à traverser une riche campagne sans aucun attrait touristique. Par ailleurs le temps chaud et humide provoque une brume, qui mélangée avec une pollution certaine, bouche totalement l’horizon. Ces dernières étapes sont cependant nécessaires pour toucher au but. Àsignaler quand même que nous avons franchi dans la journée notre 12 000e kilomètre! Même cette fantastique distance nous paraît ordinaire !

Notre témoin du jour est :
Jean-Claude Marandon du vélo-club d’Annecy en Haute-Savoie (74) notre cuisinier.

Dans une expédition de 5 mois la nécessité d’avoir son propre cuisinier a été très vite posée et résolue. Cette décision s’est avérée excellente. En effet si en Chine, Jean-Claude ne prépare plus aucun repas, il en a été bien autrement pendant les 8 000 kilomètres précédents.

Avant toute chose, je veux remercier l’équipe de volontaires qui, sous la conduite de Lionel Barbotin, m’a apporté une aide précieuse dans la préparation des repas et du service. Sans eux, tout aurait été beaucoup plus difficile.

Tous les jours, le camion frigo, véhicule très précieux dans notre expédition, conduit en covoiturage par Odette ou moi, doit être présent au départ, toujours au pique nique du midi et à l’arrivée pour offrir aux cyclos assoiffés une boisson fraîche. Un rapide calcul nous permet d’affirmer que nous avons servi depuis le départ plus de 25 000 bières, 4 000 litres d’eau, 6 000 sodas, 1500 boissons lactées ! Ce qui implique la nécessité absolument d’alimenter chaque jour le véhicule et trouver les fournisseurs. Heureusement Jean-François nous donne un sérieux coup de main.
Mon travail principal de cuisinier est réalisé les jours de bivouac, car je dois acheter les ingrédients pour préparer 115 repas chauds pour le dîner et 115 petits-déjeuners pour 6 h 30 le matin.

Pour faciliter la tache, l’organisation avait fait l’acquisition de milliers de rations alimentaires, auprès des organisateurs du Paris-Dakar, annulé en janvier 2008. Ces rations nous ont permis de servir des plats cuisinés variés le soir et quelquefois le midi : pâtes à la Bolognaise, poularde au curry accompagné de riz, Chili con carne, cassoulet, porc aux lentilles, porc au pomme de terre.

J’ai du également préparer de très nombreux pique-niques pour le midi, sachant qu’il faut environ trois heures la veille au soir pour tout préparer et conditionner. Là encore Brigitte Derégnaucourt nous a beaucoup aidés.

Le matin, debout à 4 h 30 pour faire chauffer l’eau, 60 litres pour le café, le thé et le chocolat et préparer le petit déjeuner : pain, confiture, beurre, riz au lait. Heureusement une équipe de volontaires m’a apporté une aide précieuse. Je tiens aussi à souligner la gentillesse et la serviabilité de tous les commerçants, petits ou grands auprès de qui nous avons pu nous approvisionner, et je peux vous garantir que cela n’a pas été une mince affaire car je ne parle pas très couramment l’Allemand, le Roumain, le Hongrois, le Russe ou le Chinois…

Mon seul regret est de n’avoir pas eu le temps de faire du vélo, mais en découvrant la Chine, je crois bien que je reviendrai dans ce pays qui me laisse de magnifiques souvenirs… que je garde pour moi.

Etape 111 : Jiyuan – Xinxiang

Samedi 26 Juillet 2008
130 km – Dénivelé : 85 mètres
Départ : 7 h 45 – Arrivée : 16 h 30
CHINE

L’étonnement est une aspiration à la connaissance
Thomas d’Aquin

Dans le grenier de la Chine

Nous avons connu tous les climats durant ces cinq mois, actuellement très chaud (37°) et très humide (90 %) le matin pas de problème pour des sportifs bien entraînés, après le repas de midi rien n’est plus évident et les organismes sont à la peine.

Cependant la journée s’est bien passée. Tout le monde roule groupé, à une bonne allure, régulière et tranquille, le rythme étant donné par trois capitaines de route : Alain, James et Joël.

Nous traversons une nouvelle province, la cinquième de notre périple, celle-ci étant considérée comme le grenier de la Chine. De fait, la route plate et longiligne traverse des champs de maïs à perte de vue. Petites et grandes parcelles se succèdent, souvent séparées par des rangées d’arbres, qui les protègent du vent fréquent dans cette large vallée.

Ce soir, nous apprécions le confort d’un bon hôtel et d’une bonne cuisine Chinoise. À ce propos, à part le petit déjeuner qui est plus difficile à avaler, les déjeuners et les dîners, sont appréciés de la très grande majorité des participants. Nous savons maintenant, un peu mieux, ce qu’est la vraie cuisine Chinoise, et nous nous ferons tous un plaisir de vous conduire, à notre retour, dans un vrai « Chinois ».

Notre témoin du jour est :
Royer Jean-Paul de l’amical cyclos et VTT de Toul dans la Meurthe et Moselle (54).

Je suis très heureux aujourd’hui, car selon les calculs de mon cher compteur, j’ai franchi ce soir mes 12 000 km. En ce qui concerne l’étape du jour, le départ à 7 h 45 est tout à fait conforme avec le kilométrage prévu. Avant le départ réel, nous avons écouté attentivement une longue explication de Jean-François sur les prochaines festivités prévues pour notre arrivée à Pékin. Cela était indispensable pour unifier le groupe pour ces trois rendez-vous importants : la muraille de Chine, l’ambassade de France, le Club France du CNOSF Certains de ses propos m’ont rappelé mon service militaire ! Vélos propres, tenues impeccables, véhicules comme neufs !

La matinée s’est déroulée en traversant beaucoup d’agglomérations, avec une brume toujours aussi persistante. Au km 75, surprise, une copie de notre chère tour Eiffel, d’une centaine de mètres, nous a été présentée. Repas pris au Km 105, vers 13 h car notre guide Chinois Gaston avait disparu ! Après le traditionnel bol…de pâtes arrosées d’une bière bien fraîche, nous avons repris la route.

Mon étonnement a été de retrouver un vrai ciel bleu, disparu, depuis Xi’an. Le vent a été notre allié pour réaliser ce petit miracle.
Au bord de la route, de multiples marchands de fruits, dont beaucoup de pêches, très agréables à déguster : Prix du kilo 20 centimes d’euros ! Aucun problème pour terminer, en groupe, cette étape ordinaire mais nécessaire ! Après une période de rodage et d’adaptation assez courte pour les participants où je voyais certains cyclos bien mal partis je suis surpris, 4 mois après, d’être toujours accompagnés par 102 collègues et néanmoins amis ! Je tiens à les féliciter, pour avoir su s’adapter à l’ensemble des difficultés présentes dans une telle aventure. Le bienfait du cyclotourisme a-t-il frappé une nouvelle fois de sa magie les cyclistes ?

Journée de Repos à Jiyuan

Vendredi 25 juillet 2008
CHINE

Oser affronter le mystère de l’inconnu est un excellent moyen de se découvrir soi même.
Amand de Thibert

Une journée bien relaxante

Nous apprécions une fois de plus cette journée de repos. Un car a été mis à notre disposition pour faciliter l’excursion organisée pour la plupart des accompagnatrices et de leurs compagnons. Beaucoup ont profité d’un salon de massage, dans l’hôtel même, pour goûter aux délices du massage Chinois. Il s’agit de soins, dispensés par des professionnels, d’une durée de plus d’une heure, sans ambiguïté pour seulement 6 euros. Une très bonne séance de relaxation.

L’encadrement prépare studieusement les cérémonies des 3, 4 et 5 août à Pékin. Rien n’est simple et tout doit être réalisé dans une ville immense, dont la priorité est naturellement l’organisation réussie de ses jeux olympiques. Tout est mis en oeuvre pour que ces trois jours dont les réceptions à la muraille de Chine, à l’ambassade de France à Pékin et au club France du Comité Olympique et Sportif Français soient une conclusion digne de l’exploit réalisé par nos cyclotouristes.

Notre témoin du jour est :
Brigitte Derégnaucourt du club de l’amical des randonneurs de la communauté de commune de saint Pourçain sur Sioule dans l’Allier (03)

Pourquoi avoir une comptable dans Paris Pékin ?

Responsable d’un budget conséquent de plus de deux millions d’Euros, Jean-François, chef de l’expédition et mon mari avait impérativement besoin d’un comptable pour assurer, au quotidien, des taches nombreuses et variées. Comptable de métier, il a paru à tous que mon choix était naturel.
Le travail est très important en particulier le suivi comptable des centaines d’opérations réalisées chaque semaine et qui doit tenir compte de la ventilation demandée par Stéphanie, la comptable fédérale au siège de la fédération, je dois en effet avoir les mêmes rubriques et les mêmes codes que le budget fédéral.

Pour faciliter et simplifier la vie du groupe, Jean-François a mis à la disposition de chaque participant un compte privé.
Il faut donc assumer la gestion des 115 comptes. Ce n’est pas un travail de tout repos car il faut enregistrer les opérations comptables aussi bien en recettes qu’en dépenses et qui plus est en monnaie locale ; soit 10 monnaies différentes : Euros, Lei, Rouble, Tengué, Som, Yen, ce travail ne peut se faire que le soir, dans la nuit ou au petit matin.

À chaque passage de frontières (10) je dois préparer et présenter les passeports, m’assurer que l’expédition soit pourvue en monnaie du pays et que chaque cyclo puisse aussi disposer de la monnaie locale sur son compte.

Pendant la journée je dois en effet, avec l’équipe du camion frigo, assurer la distribution des boissons fraîches. En revanche, depuis que nous sommes arrivés à Xi’an, je ne participe plus à la préparation des pique-niques, qui sont assurés par l’organisation Chinoise.

Je suis très heureuse d’aider à la bonne marche du Paris-Pékin et d’apporter une aide à mon mari, en précisant que la préparation de cette expédition a commencé pour lui, comme pour moi, plus de 18 mois avant le départ de Paris et se terminera probablement en décembre 2008, à l’assemblée générale de la Fédération française de cyclotourisme à Orléans.

 

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Texte et photos : Henri Dusseau
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