Rétro : Paris-Pékin à vélo 2008, la croisière verte (épisode 23)

En 2008, 118 cyclistes s’élancent de la capitale pour rejoindre Pékin à vélo. Nous revenons sur cette odyssée épique dont le but est de promouvoir les valeurs intrinsèques du cyclotourisme.

Nos cyclos toujours à la découverte de la Chine

Etape 110 : Luo Yang – Jiyuan


Jeudi 24 juillet 2008
71 km – Dénivelé : 182 mètres
Départ : 7 h 30 – Arrivée : 12 h
CHINE

L’âge n’est pas une donnée naturelle en soi, mais un indicateur de mesure
Maurice Halbwach

En parfaite osmose

Il ne nous a pas fallu beaucoup de temps, ni beaucoup d’effort, pour rejoindre notre étape. Il faut dire en effet que désormais le groupe est homogène, bien entraîné et que chacun ayant enfin trouvé sa place, personne n’a plus besoin de prouver qu’il existe par un besoin impérieux de se faire remarquer. Nous avons rejoint la large et riche vallée du fleuve Jaune, qui ressemble un peu à notre belle Loire en période d’étiage.

Différence quand même, dans ce fleuve nous avons pu apercevoir des centres d’aquaculture. Nous avons également longé une mine de charbon, toujours à ciel ouvert. Si un smog permanent, assez pénible, ne nous empêchait pas de voir le ciel, nous serions heureux comme des cyclos lors d’une sortie de club du dimanche matin.
Ce soir nous faisons étape, dans un hôtel différent, avec le groupe des « Xian-Pékin ». Les contacts fraternels ont été nombreux.

Notre témoin du jour est :
Clément Genet, ostéopathe, de Wimereux (62) Pas de Calais, Côte d’Opale. Ancien élève de l’ecole d’ostéopathie de Paris, notre partenaire

Quel est le rôle de l’ostéopathe dans ce Paris-Pékin ?

Du point de vue ostéopathique il y a eu deux axes de travail. La prévention pour le bien être du cyclo, afin d’optimiser sa forme physique et lui permettre de rouler en toute sérénité et d’éviter les blessures musculaires et articulaires. Le second, en cas de traumatisme ou de chute est de tout faire pour que le patient soit remis sur ses pédales, le plus rapidement possible, pour éviter de rater quelques étapes.

Notre volonté, nous sommes deux ostéopathes, a été, de mieux comprendre les contraintes particulières du cyclotouriste au long cours, et de pratiquer avec eux. Nous avons donc fait quelques étapes en vélo et un jour sur deux, nous sommes dans le véhicule fermant la marche, pour apporter un soutien à l’infirmière Hermina et l’aider à régler les milles petits bobos qui sont présents dans un peloton de 103 cyclos sur près de 13 000 km.

Nous devons traiter une population très précise et très particulière ce qui nous oblige à vraiment connaître ce milieu. Ce qui me surprend en effet ce n’est pas tant la «performance» sportive que l’acharnement et la volonté pour trouver une motivation quotidienne pendant…4 mois ! Cela est vraiment caractéristique de ce groupe Paris-Pékin.

Indépendamment de notre rôle spécifique, nous avons pu sans problème nous intégrer facilement dans l’équipe d’encadrement. Nous avons notamment, parlant Anglais, servi d’interprète à la logistique, aimant conduire, au cas où, nous avons même obtenu notre permis de conduire poids lourd Chinois ! et accessoirement fait baisser la moyenne d’âge du groupe (j’ai moi-même 26 ans et Enrique 27 ans).Pour moi cette aventure, à mon âge, est une expérience imprévue et inoubliable et demain j’envisage sérieusement…d’adhérer à la Fédération française de cyclotourisme.

Etape 109 : Sanmenxia – Yu Yang


Mercredi 23 juillet 2008
130 km – Dénivelé : 925 mètres
Départ : 7 h 45 Arrivée : 15 h
CHINE

Qui vit content de rien, possède toute chose
Boileau

La route du charbon !

Changement en vingt quatre heures pour modifier l’arrivée de l’étape. En raison de difficultés d’hébergement nous passons la soirée et la nuit à Yu Yang, une petite ville… de deux millions d’habitants en lieu et place de Wangshan. L’hôtel est neuf et très confortable.

Ce changement imprévu nous a permis de fréquenter une route peu usitée par les cyclistes du dimanche et qui, pour nous, ajoute une page noire à notre expédition. Explication : nous sommes dans une région de mines de charbon. Curieusement nous ne voyons jamais la mine proprement dite, qui se trouve éloignée de la nationale, la célèbre 310, il s’agit en réalité de gisements exploités à ciel ouvert.

Une noria incroyable de camions, de tous tonnages circulant jour et nuit, tous les jours de la semaine, dans un va-et-vient perpétuel, transporte de la mine aux centrales thermiques, le précieux combustible. Il faut dire qu’actuellement le pays est de plus en plus demandeur d’énergie et que 80% de la production d’électricité sont assurés par des centrales thermiques alimentées par du charbon.
Bienheureux le pays qui assure sa production électrique à 75 %, grâce à l’énergie nucléaire. Mais le sait il ?

Sur cette route du charbon, on n’y rencontre forcément… que des charbonniers. Quand les cyclotouristes sont arrivés, ils méritaient bien ce titre, car ils avaient tellement pédalés dans la poussière de charbon, qu’ils étaient vraiment devenus des gueules noires, dignes de Emile Zola.

Tous fringants, ils apparaissent, comme tous les soirs, à 19 h 30 dans la salle de restaurant ayant déjà récupéré en grande partie la fatigue de la journée. Quand on vous dit qu’il se passe quelque chose de ne pas ordinaire ici.

Notre témoin du jour est :
Georges Mazzega du club : Cyclo-club de Cloubevie dans l’Isère (38).

Pour moi cette expédition a un intérêt majeur, car elle me permet de rencontrer des hommes et des femmes de cultures différentes et de nombreux paysages que je ne connaissais que dans les livres ou par des reportages.
Tout au long de cette randonnée, tout en sachant que sans le groupe rien n’est possible, j’ai pu cependant exercer mon tempérament de «contemplatif» seul ou avec quelques uns. J’ai beaucoup apprécié aussi des moments de partage quotidiens sur nos péripéties, chacun profitant de l’expérience de l’autre.

Les moments forts de l’expédition sont, de mon point de vue, ceux qui sont provoquées par les autochtones des pays traversés. Par exemple à Albota de Jos, en Moldavie ou à Akhtoubinsk en Russie ou un buffet et une réception princière nous attendaient.
Personnellement, en toute intimité d’une famille, au hasard, j’ai eu le bonheur de côtoyer certains anonymes qui m’ont reçus à bras ouverts dans leur maison ! Moments simples, mais moments palpitants qui permettent de découvrir les vraies coutumes locales.

Ce qui m’impressionne chez les Chinois c’est le respect des autres et d’eux mêmes, des lieux publics, des animaux des paysages et de la nature. Ce sont des gens souriants, calmes. Tout ici est mis en valeur, pour essayer de faire beau, la plupart du temps, l’opération est réussie. Je trouve que le pays est un jardin, cultivé de partout.

Etant à la Fédération depuis quarante ans, je veux simplement dire que sans elle, je n’aurais jamais pu profiter d’un tel voyage, car elle m’a tout appris en matière de cyclotourisme, par l’intermédiaire de mon ancien président de club. Par ce message, je souhaite tous les remercier pour leurs actions discrètes et méconnues.

Etape 108 : Ruichang – Xanmenxia


Mardi 22 juillet 2008
91 km – Dénivelé : 981 mètres
Départ : 7 h 40 – Arrivée : 15 h
CHINE

Si l’on veut plus de sourires dans la vie, il faut créer les conditions pour qu’ils apparaissent.
Dalaï-lama

Les travailleurs de l’ombre

Temps gris et frais, pas de pluie, de bonnes conditions météo pour aujourd’hui. Le temps se maintiendra ainsi toute la journée. Un excellent hôtel nous reçoit ce soir, tout va donc pour le mieux. Pendant que ces messieurs pédalent, les accompagnatrices arrivées à Xi’an, profitent, en car, des beautés des lieux touristiques de la région. Elles semblent apprécier.

Nous profitons de nos derniers jours de route pour commencer à préparer le retour…. ! Les esprits vagabondent. Il faut redoubler de présence sur la route, car le stress ayant disparu, la fin de l’expédition étant chaque jour plus proche, l’attention est moindre et les chutes plus probables.
Aujourd’hui encore une chute, sans gravité heureusement, a donné du souci au capitaine de route concerné, qui naturellement s’est porté au secours de la « cyclote » ayant chutée. Travail obscure et anonyme des capitaines, dont peu de monde se rend compte, qu’ils en soient ici déjà remerciés.

Notre témoin du jour est :
Jean-Luc Bernard de l’association sportive cordemaisienne cyclos, de Cordemais en Loire-Atlantique (44).

Une superbe étape, bosselée à souhait, au milieu de cultures multiples et variées: pommier, pêchers, arbres à coton, maïs, poivriers et toujours des maisons troglodytes. La circulation est assez difficile, car la pluie de la veille et de la nuit a engendrée des coulées de boue, assez dangereuses. Belle et riche campagne, mais population pauvre et laborieuse.

Je n’arrive pas encore à croire tout le chemin parcouru depuis Paris. Il me faudra quelques mois pour réaliser. C’est le voyage de notre vie (je suis avec ma femme Evelyne) et il restera graver au fond de mon cœur, encore très longtemps.
Mon voyage a commencé à Paris le 16 mars. Le départ a été difficile et émouvant, car notre fille Virginie et son mari Stéphane, venus nous accompagner, ont couru un moment derrière nous et ont disparu sur les quais de la Seine proches. Nous avons continué très émus dans l’idée de nous séparer pour la première fois. J’avoue avoir versé une larme à cet instant.

Ce voyage est la découverte de trois grands fleuves : le Danube, la Volga, et le fleuve Jaune. Les moments forts auront été : le froid et la neige en Allemagne, la pauvreté en Roumanie, l’accueil simple et fraternel en Moldavie, la longue attente à la frontière Russe, dans le froid, sous la pluie, et dans la boue du Kazakhstan.
J’ai réalisé des actions que je n’imaginais pas pouvoir faire : rouler dans des conditions climatiques difficiles, aller dans des toilettes à cinq de front, vivre près de 5 mois en communauté, manger avec des baguettes et une cuisine épicée, avec tous les jours du riz, que je n’aime toujours pas. ! Cette randonnée m’a fait grandir et mûrir dans la connaissance de la vie.

Ce Paris-Pékin est « le mien » mais j’ai conscience que sans la  Fédération française de cyclotourisme et son organisation, je n’aurais pu réaliser cette expédition.
Mon seul dopage a été les applaudissements de milliers de spectateurs anonymes et les encouragements de toute ma famille et mes amis. Qu’ils en soient remerciés ici.

Etape 107 : Tong Guan – Ruichang


Lundi 21 juillet 2008
61 km – Dénivelé : 530 mètres
Départ : 7 h 40 – Arrivée : de 11 h 15 à 12 h 30
CHINE

Après la pluie le temps de la fête !

Ce matin au départ le temps est à la pluie et hélas, le restera toute la matinée. Contre mauvaise fortune bon cœur, il faudra donc s’en accommoder et chacun avec philosophie a pris la route, essayant de se protéger au mieux. La pluie a comme conséquence première une route glissante et ce matin en particulier une route boueuse et dangereuse. Plusieurs chutes, sans gravité, ont incité les cyclos à une plus grande vigilance. Sur quelques kilomètres nous avons retrouvé, sans rire, la route Kazakhstanaise ! Heureusement la campagne est toujours aussi belle et nous avons traversé des kilomètres de prairies où poussent des poivriers.

Trois hôtels assez médiocres nous attendent, nous profiterons de l’après midi pour vivre zen. Ce soir, nos amis Belges offrent à boire à l’occasion de leur fête nationale. La bière (Chinoise) va couler à flots.

Notre témoin du jour est :
Marcel Lefèbvre : membre individuel de Belgique.

C’est un grand honneur pour un Audax ordinaire qui fait des choses Audaxtraordinaires d’être le témoin du jour en ce 21 juillet, fête Nationale de la Belgique.

C’est très émouvant pour moi car il y a exactement un an, je me trouvais devant le petit écran, entouré affectueusement de ma petite famille pour regarder comme chaque année le défilé militaire se déroulant dans la capitale Bruxelloise et j’ignorais, encore étant sur une liste d’attente des candidats à Paris-Pékin, que je serais invité à participer à cette merveilleuse aventure. Cette année, moi aussi, je défilerai…mais au pied de la Grande muraille.

Pour en revenir à Paris-Pékin, j’aimerais exprimer mon admiration sans borne pour ce bel élan de solidarité qui s’est manifesté souvent et spontanément parmi les 101 cyclos lorsque soudain s’élevait dans les airs, d’abord timidement, puis en crescendo ce mot «crevaison». Tous s’arrêtaient pour attendre la malheureuse victime, la conseiller d’abord sur la façon de démonter le pneu, retirer la jante, remonter le pneu, à la méthode «d’un tel», à la canadienne « d’un autre », etc.… Mieux, il arrive souvent qu’elle n’ait même pas la possibilité de procéder à la réparation, si ce n’est de fournir la chambre neuve, tant les mains se tendent sur l’objet du désir, j’en parle d’expérience.

Ces minutes, qui au fil du temps se transforment en heures, puis en jours complets, ne sont pas perdues, bien au contraire ; c’était l’occasion pour chacun au début de l’expédition de faire connaissance, puis peu à peu de s’apprécier, puis découvrir derrière la tenue de cyclo se cache un cœur d’or, une âme de poète, et aussi de se lier d’amitié, et pourquoi pas de s’aimer.

Bref tout est bénéfique, à tel point que certains envisagent la création d’une association des anciens de Paris-Pékin 2008. J’applaudis à deux mains en lâchant mon guidon, mais à la condition que l’on se réunisse tous les 20 ans, la première réunion se passerait à Aubusson lors de la récupération des vélos par exemple et la seconde en 2028 à Pékin, le trajet se faisant bien évidemment à vélo. Pour la logistique, cela ne devrait pas poser beaucoup de problèmes, une camionnette et 2 tentes de 4 suffiraient.

Mais évoquer ces projets m’émeuvent et des sanglots me viennent dans la voix tandis que je vois perler sur les joues de mon rédacteur, lui aussi ému, des larmes, au risque qu’elles ne s’écrasent sur son clavier et causer un court circuit néfaste pour lui et les prochains comptes-rendus.

Etape 106 : Weinan –Tong Guan


Dimanche 20 juillet 2008
82 km – Dénivelé : 860 mètres
Départ : 8 h 30 – Arrivée : 15 h
CHINE

Les raisonnables ont des rêves, les passionnés ont du vécu
Henri de Bonnaffé.

Vous avez dit * ** *** voire plus….

Une séance photo avec le groupe d’une centaine de cyclotouristes Chinois, avec qui nous faisons route commune, permet à tous de partager quelques instants très conviviaux.
Le temps est gris et lourd, mais notre sérénité est totale et notre coup de pédale très léger. L’étape vallonnée à souhait nous permet de franchir, probablement notre dernier col Chinois. Nous poursuivons notre route vers le nord à environ 1000 km au nord ouest de Shanghai.

L’assurance d’avoir chaque jour un hébergement en hôtellerie est la garantie pour nous tous, d’être reposés pour avoir profité d’une literie correcte et de sentir « le propre » pour avoir profité d’une bonne douche à la température voulue. Nous qui avons connu des moments de galère notamment dans des hébergements, difficiles à imaginer, nous en apprécions davantage à sa juste mesure ce simple luxe.

Notre seul souci désormais est de finir en toute sécurité et au complet ce périple insensé, car nul doute, et sans incidents majeurs, il marquera à jamais nos vies de cyclotouristes, de femmes et d’hommes.

Notre témoin du jour est :
Michel Bédard du Vélo club de Saint-Hyacinthe du Québec

Mon rêve deviendra bientôt réalité…Il y a quelques mois, j’ai vu une émission à la télévision de langue française de radio Canada ou une personne a prononcé une phrase qui m’a marqué : «Les raisonnables ont des rêves, les passionnés ont du vécu». Depuis plusieurs années je rêvais de réaliser un voyage unique à vélo, mais mon côté raisonnable me freinait. Je me trouvais toujours des excuses pour ne pas concrétiser ce rêve, même si je n’avais aucune idée précise de ce projet.

Par un pur hasard, en janvier 2007, je suis informé, sur le site voyage.com du projet de la Fédération la réalisation de Paris-Pékin à vélo 2008. Instantanément j’ai su, que c’était ce voyage que je ferais. Je m’informe plus précisément sur les conditions de participation et j’apprends que 20 % de non Français pourront être présents. Je suis certain en tant que «cousin des Français» de pouvoir participer. Je m’empresse de remplir un dossier, de passer un examen médical sérieux et…bonheur en juillet 2007 j’apprends que je suis sélectionné avec trois autres Québécois.

Après quatre mois de vie commune avec les hommes et les femmes de l’expédition Paris Pékin, pour lesquelles j’ai la plus grande admiration et cela sans exception, j’atteindrais mon but ultime le 3 août à Pékin. Je serais alors comblé et heureux, car c’était là ma seule et unique attente le 16 mars à Paris, cela et rien d’autre.

Maintenant le retour à la maison est tout proche, cette expédition unique et enrichissante sur le plan humain, restera gravée pour toujours dans mon cœur et tous ensemble nous aurons ce petit quelque chose de spécial entre nous qui confirmera que : « les raisonnables ont des rêves et les passionnés du vécu ».

 

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Texte et photos : Henri Dusseau
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