Rétro : Paris-Pékin à vélo 2008, la croisière verte (épisode 21)
En 2008, 118 cyclistes s’élancent de la capitale pour rejoindre Pékin à vélo. Nous revenons sur cette odyssée épique dont le but est de promouvoir les valeurs intrinsèques du cyclotourisme.

Toujours plus loin en Chine !

Etape 100 : Huining – Jining


Samedi 12 juillet 2008
79 km – Dénivelé : 602 mètres
Départ : 7 h 30 – Arrivée : 12 h
CHINE

« Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles. »
Proverbe Chinois

La Chine profonde fête nos 100 jours !

C’est toujours avec autant d’enthousiasme et de curiosité que notre randonnée se poursuit, d’ailleurs un cap important aujourd’hui cela fait 100 jours en vélo. Depuis plusieurs jours nous sommes en terrain montagneux, et restons à une altitude moyenne de 2 000 mètres, avec aujourd’hui un passage à 2 060 mètres.

La nature autour de nous se prête à la flânerie et le cyclotouriste traditionnel est à l’aise sur ce terrain de jeu.
Nous sommes très attentifs à la vie des gens qui nous entourent et constatons combien ces paysans, vivants modestement dans leurs maisons construites en terre séchée, souvent entourées d’un mur haut de deux mètres environ, près de leur minuscules parcelles, sont en phase avec la vie moderne, exemple : les hommes aident les ânes à tirer une énorme charrette chargée de la récolte de seigle, une oreille vissée au téléphone portable. Tout est paisible, tout semble serein. La barrière infranchissable de la langue ne nous permet pas de connaître réellement la réalité.

Ce soir nous participons à notre avant dernier bivouac et la surprise imprévue s’est produite à notre arrivée dans la cour du collège. 800 enfants, filles et garçons de 10 à 16 ans, en uniforme, encadrés par leurs professeurs, également tous en chemise blanche et pantalon ou jupe bleu ! nous attendaient sagement et en ordre au pied d’un podium. Ovation, émotion, quelques mots en Chinois et en Français, remise du fanion officiel au directeur de l’établissement et nos «gens ordinaires» sont devenus soudainement très populaires et ont été assaillis par les lycéens pour signer des autographes, se faire photographier, et répondre aux multiples questions émises la plupart du temps dans un Anglais scolaire et assez sommaire.

À force d’être admiré quelques cyclos commencent à prendre consciences qu’ils réalisent probablement quelque chose hors de commun. Dans trois semaines chacun pourra commencer son bilan.

Notre témoin du jour est :
Peter Ernst – Club des Audax randonneurs Danemark demeurant Skagen (DK)

Chaque jour est pour moi une nouvelle expérience. Les routes, les bivouacs, les températures de -8° en Allemagne à +53° en Chine, l’altitude : au Kirghizistan 3 350 mètres, je n’étais jamais monté à pareille altitude, au plus à 2 600 mètres en Espagne. (L’altitude maximum au Danemark est de 154 mètres !
Cette expédition m’a permis de découvrir de nouveaux amis, car la vie en commun est très importante, le soir après l’étape et chaque jour au repas. Aucune randonnée cyclotouriste ne permet de tels contacts.

En Chine je constate des différences énormes entre les villes, modernes et riches et les campagnes ou les paysans travaillent encore sans l’aide de machines. Et tout semble très bien fonctionner. Je suis également très surpris, par le regard des Chinois sur moi. En effet je suis barbu, une barbe grise, et énormément d’enfants accompagnés par leurs parents, me demande mon âge (66 ans) et veulent me tirer la barbe et être pris en photo avec moi. Je me prête à ce jeu avec philosophie et tendresse.

Etape 99 : Dingxi – Huining


Vendredi 11 juillet 2008
65 km – Dénivelé : 850 mètres
Départ : 7 h 30 – Arrivée : 12 h
CHINE

On ne peut se priver de rêve.
Andrée Chedid

La fin de la longue marche !

Avez-vous déjà entendu parler de la petite ville de Huining, terme de notre étape d’aujourd’hui ? Probablement pas, car aucun dans notre groupe ne connaissait cette ville hormis notre guide Chinois Gaston et… le milliard 350 millions de Chinois qui nous entourent. C’est ici en effet que, dans l’histoire de la Chine moderne, s’est passé un événement important : en 1936 la fin de la longue marche, conduite par celui qui allait devenir le Président Mao.

En mémoire de ce moment historique, un musée vraiment très intéressant que nous avons visité, explique dans une scénographie simple et très parlante, la rude histoire de ces hommes qui partis à 300 000 ont été réduit à 30 000 dans une lutte fratricide.
En dehors de ce haut lieu historique, nous avons encore roulé en montagne, avec l’ascension d’un col à près de 2 000 mètres, tout en admirant les cultures en espalier. Chaque cm2 est toujours cultivé à l’ancienne, avec par exemple le battage des lentilles sur la voie publique, spectacle n’étant pas le moins intéressant, et au milieu de cette vallée au mode de vie séculaire la construction d’une autoroute. Paradoxe et fascination de la Chine !

Notre témoin du jour est :
Gilbert Gauthier des cyclos Romainvillois en Seine-Saint-Denis (93) et demeurant à Paris (17ème)

Paris Pékin est pour moi une expédition prodigieuse, unique, indescriptible et enrichissante à tous points de vue.
Que de souvenirs !
En Allemagne j’ai été frappé par l’organisation et les aménagements des pistes cyclables le long du Danube et des très belles réceptions.
En Autriche j’ai été frappé par les magnifiques villages et leurs maisons particulières ainsi que la discrétion des populations à notre passage.
En Hongrie j’ai trouvé, un peuple sérieux et triste.
En Serbie, par contre, j’ai apprécié les visages souriants des villageois où nous avons eu un excellent contact avec les enfants, en particulier.
En Moldavie, excellent accueil aussi et beau spectacle réalisé par de jeunes enfants, en présence de l’ambassadeur de France et du Ministre des sports du pays.
En Roumanie ma surprise vient de la pauvreté du pays où j’ai trouvé les automobilistes très imprudents.
En Ukraine je retiens cette immense terre céréalière représentant 80% d’un territoire grand 6 fois comme la France !
En Russie, j’ai vue de très grandes et belles villes avec beaucoup de statues, en particulier celle de Lénine. J’ai trouvé les gens assez froids, mais qui nous ont réservé, lors des cérémonies officielles un accueil très sérieux et agréable. Le très beau musée de Volgograd, reste dans ma mémoire.
Au Kazakhstan l’accueil a été chaleureux, avec de très belles réceptions, notamment les chanteurs et les chanteuses aux voix magnifiques. Ce peuple semble aimer la musique sous toutes ses formes.
Au kirghizistan c’est le pays qui nous a le plus frappés par ses sites de montagnes sublimes, sans oublier cette descente vertigineuse de 50 km. Nombreux contacts avec les habitants et visite de Yourtes. Ce pays d’élevage me laisse un souvenir exceptionnel.
Enfin la Chine. Tout ici est étonnement. Dès l’entrée le poste frontière est surprenant et grandiose. Depuis notre entrée ici, je suis stupéfié par l’accueil et la sympathie des Chinois.
Je trouve des gens travailleurs, serviables, vivant calmement et efficacement. Les gens dans la rue conduisent sans trop respecter les règles, et en klaxonnant beaucoup, mais il y a peu d’accrochages et les gens ne se disputent jamais. La population est toujours d’accord pour se faire prendre en photo avec nous et cela les fait beaucoup rire.
En se promenant tardivement en ville ou en village, la sécurité est totale, partout. Je suis complètement ébloui par ce pays, qui sans aucun doute, sera rapidement une des deux grandes puissances du monde. Dès mon retour, je vais m’intéresser à l’histoire de la Chine.
L’idée d’avoir inventé ce périple est géniale car pour moi ce n’est que du bonheur et je n’oublierai jamais cette aventure qui marquera ma vie, moi chauffeur de taxi à Paris qui n’avait jamais eu pratiquement l’occasion de quitter la France.

Etape 98 : Lanzhou – Dingxi


Jeudi 10 juillet 2008
105 km – Dénivelé : 1 061 mètres
Départ : 7 h 35 – Arrivée : 16 h
CHINE

Prendre de l’altitude

Partis de Lanzhou, capitale de la Province du Ganso, nous quittons la vallée du fleuve Jaune pour nous trouver rapidement dans un paysage de montagne. Sur le papier l’étape était annoncée facile. Sur le terrain, la réalité a été tout autre. Une très longue montée, pour prendre près de 1 000 m d’altitude durant toute la matinée. Le point culminant étant de 2 057 m pour un passage en tunnel non éclairé de 500 mètres de long. Tout ressemblance avec le Galibier… En échange, un spectacle champêtre varié et toujours plaisant nous est offert.
Ce matin nous étions dans la région de la pastèque et du chou en pleine récolte. Cela génère une très forte activité dans les champs et sur les routes. Des centaines de triporteurs à moteur livrent la coopérative, laquelle alimente des camions plus gros, pour livrer la ville proche. Les paysans s’affairent, dans un climat bon enfant. Chaque centimètre de terrain est travaillé et irrigué. Ici les parcelles sont très petites et sont travaillées à la main. Nous n’avons vu aucun tracteur dans cette vallée. Les montagnes pelées sont équipées de canalisations à ciel ouvert pour récupérer les eaux de ruissellement.
Notre pique-nique quotidien sonne la fin de la longue montée. Après, nous reprenons la route pour atteindre notre hébergement prévu dans une école, en plein centre d’une petite ville.

Notre témoin du jour est :
Geneviève Ravel, Présidente du Club Vélocio du Pilat (42) de Fraisses. Capitaine de route.
« L’étape est belle mais je suis surprise par le dénivelé et aussi par les paysages. Des ravins profonds et des cultures en terrasses nous étonnent. Du lin, du blé, du maïs et plusieurs légumes sont cultivés à la main sur des parcelles minuscules. Les gerbes de blé sont groupées en gerbiers car ici le blé est coupé à la faucille et battu à la main. Pour l’instant, on rencontre peu de mécanisation.

Curieusement, nous avons vu une section d’une trentaine de militaires en chapeau de paille, donnant un coup de main aux paysans. Des roches, très friables, proches de la route sont creusées. De nombreuses cavités semblent servir de greniers pour les récoltes. Ici, deux légumes sont rois : la pastèque et le chou-fleur !

Depuis le 16 mars, nous avons pédalé près de 600 heures et le groupe est en bonne forme. Je suis admirative du courage et de la ténacité de tous et en particulier des femmes.
Profitant de ce témoignage, je souhaite un excellent anniversaire à mon beau-père Paul, 88 ans, et à mon père Joseph, 81 ans… et naturellement, je salue cordialement tout le personnel hospitalier de Firminy. »

Journée du repos à Lanzhou


Mercredi 9 juillet 2008
CHINE

« L’homme le plus heureux est celui qui saura savourer le plus complètement l’instant qu’il tient dans les mains.« 
Pierre Teilhard de Chardin.

Nous pouvons affirmer que tous les membres (hommes et femmes) de l’expédition savourent ces instants magiques que procure chaque jour notre périple.

La découverte de la ville, avec ses petites rues, ses échoppes ouvertes nuit et jour, sous la surveillance du ou de la propriétaire qui dort au milieu de son étal, ses buildings ultra modernes, ses temples, la pagode blanche, le pont Allemand, ses parcs nombreux et très bien dessinés, ses avenues immenses, ses pagodes traditionnelles, ses incroyables magasins en sous sols et ses salons de coiffure, s’ajoutent aux souvenirs de cette Chine qui nous fascine et nous surprend.

La sieste fait partie pour beaucoup de la journée de repos, car la route est encore longue. Sans oublier le courrier afin de témoigner à tous et à chacun de son passage à Lanzhou.

Notre témoin du Jour :
Nicole Rompteaux de l’Aviron bayonnais dans les Pyrénées-Atlantiques (64) côté Pays basque

« Après la beauté des sites naturels que nous avons traversés au Khirghizistan, je ne m’attendais pas à trouver avant Lanzhou des paysages de haute montagne, certes très différents, mais également très beaux et riches en couleurs, avec ces cultures variées.

Les habitants surpris et curieux, nous accueillent toujours avec gentillesse. Nous allons de surprise en surprise chaque jour en découvrant des villes mais aussi des villages en pleine évolution.

Notre arrivée dans Lanzhou, par la rive gauche du fleuve Jaune, nous montre une ville moderne où nous avons pu visiter ce matin le quartier des temples et de la pagode blanche.
Je n’aurais jamais pensé, il y a deux ans, pouvoir participer à une telle expédition, mais un entraînement progressif en endurance, programmé par Jean-Pierre mon mari, me permet d’effectuer les étapes dans de bonnes conditions, même celles de haute montagne et de profiter pleinement du voyage qui m’apporte beaucoup, tant sur le plan découverte géographique que par le contact avec les habitants, dans la vie de chaque jour et aussi pas la qualité des spectacles auxquels nous avons eu la chance d’assister. Il reste 20 étapes dont je vais profiter pleinement. Notre famille et nos amis attendent le récit de notre aventure, Ils devront attendre… »

Etape 97 : Tianzhu – Lanzhou


Mardi 8 Juillet 2008
145 km – Dénivelé : 306 mètres
Départ : 7 h 30 – Arrivée : 17 h
CHINE

Il est de la nature de l’homme de dépasser sa nature

Maurice Zundel

Notre première très grande ville

Partis de plus de 2000 m ce matin, nous avons perdu plus de 600 mètres pour atteindre cette immense métropole Lanzhou. Le décor reste le même, cultures irriguées en pleine terre ou sous serres, villages en pleine mutation où l’habitat traditionnel pauvre en terre séchée est remplacé, à coup de bulldozer et sans état d’âme par du neuf coquet et plus fonctionnel. Les routes entre les villages sont excellentes, par contre dans quelques bourgs la voirie laisse vraiment à désirer.

À midi halte pique-nique dans la cour d’une usine car il est très, difficile de pouvoir arrêter un groupe de 100 personnes et des véhicules au bord de la route. La sécurité est prioritaire ! Nous roulons l’après-midi, avec une température de 35° et au fur et à mesure que nous approchons de la capitale provinciale, peuplée de plus de deux millions de citadins, nous sommes surpris par la pollution, très visible issue de nombreuses usines pétrochimiques. Nous atteignons également un autre grand fleuve mythique : Le fleuve Jaune, le bien nommé. À ce stade, très en amont, aucune navigation mais déjà une grande vigueur qui alimente des retenues avec production électrique.

L’entrée dans Lanzhou n’est pas évidente, et la peur de se perdre est réelle. Ici aussi la ville est un chantier, des dizaines de tours destinées à l’habitation ou aux affaires sont en construction. La circulation est importante et les embouteillages existent déjà. Notre hôtel étant à côté de la gare centrale, notre arrivée a été un soulagement pour tous.

Notre témoin du jour :
Hou Lizhao. (20 ans) Il s’agit d’un des deux cyclos Chinois qui participe à l’aventure.

C’est la première fois que vous venez en Europe, en Asie Centrale et à l’ouest de la Chine, pouvez vous nous donner vos impressions premières sur ces trois parties du monde, ensuite vous me parlerez de Paris-Pékin.

« Ma première impression ce sont les monuments de Paris, et en particulier la nuit, l’éclairage des bâtiments publics : l’Arc de triomphe, la tour Eiffel et les Champs Elysés notamment j’ai trouvé cela merveilleux et je n’en suis toujours pas revenu. Il faut dire que c’est la première fois que je quitte mon pays et que je suis arrivé la veille du départ à Paris. Je suis allé également dans un restaurant Chinois à Paris où la cuisine servie ressemblait à peu près à ce que nous avons l’habitude de manger en Chine. J’ai sympathisé tout de suite avec des Français. J’ai également été très surpris par le froid et la neige du mois de mars, en France et en Allemagne. J’ai visité également des églises et j’ai admiré la beauté des vitraux et les exceptionnelles couleurs diffusées sous le soleil, en particulier en Allemagne, à Donauschingen.

J’ai été également très surpris par les nombreuses réceptions, avec discours, remise de cadeaux, buffets en présence des dirigeants des communes et des régions.
En Russie, j’ai été surpris par les chants et les danses des enfants des écoles, toujours très agréables et divertissants.

Au Kazakhstan, j’ai pu entrer dans des maisons privées, et j’ai découvert de belles demeures, avec de splendides tapis aux murs et aux sols. Au Kirghizistan ce sont les paysages de montagne aux neiges éternelles et du lac Issy-kûl qui m’ont séduit.
Pour la Chine, retrouver les baguettes et les prix très modiques pour manger a été très apprécié. J’ai également été impressionné par les magnifiques paysages montagneux de l’ouest que je ne connaissais pas. J’ai été très heureux aussi de pouvoir parler chinois, avec beaucoup de monde, donc d’être autonome.
Pour Paris Pékin, ma première bonne surprise est l’entraide spontanée que j’ai reçu des cyclos de mon groupe les verts. J’étais en effet incapable de parler ni de lire le Français. Je trouve aussi que pouvoir avoir des boissons fraîches est bien agréable. J’ai aussi apprécié de pouvoir loger dans des écoles où le contact avec les élèves et les professeurs est très enrichissant, je m’exprime en Anglais.

Au départ je ne pensais pas pouvoir arriver à rallier Paris à Pékin. Le premier mois a été très difficile pour moi car j’ai eu très froid. J’ai beaucoup progressé et sauf accident, je sais que je finirai cette expédition. »

Etape 96 : Gulang – Tianzhu


Lundi 7 Juillet 2008
81 km – Dénivelé : 1 054 mètres
Départ : 7 h 30 – Arrivée : de 12 h 30 à 14 h
CHINE

Une étape comme nous les aimons !

Nous continuons de parcourir le corridor Hexi et nous avons atteint aujourd’hui son point culminant. Un col autour de 3 000 m. Une montée d’une quarantaine de km, en pente douce, hormis le final de 5 km à 7, 8 %, puis une descente longue et très appréciée. En prime un décor splendide de vallée ouverte avec des champs jaunes de fleurs de colza, alternant en damiers avec des surfaces vertes de plantations diverses.

L’irrigation étant permanente jusqu au col ! Au bord d’une 2×2 voies, nous longeons de vieux villages traditionnels, construits en terre ocre. Manifestement tous ces hameaux n’ont pas encore bénéficié du progrès économique.
Depuis plusieurs jours également nous croisons de très nombreuses serres, utilisées pour toute culture. Les serres chinoises sont très particulières, avec un mur épais d’au moins un mètre de large, trois mètres de haut et 50 mètres de long, et partant du sommet du mur et allant à terre, des arceaux en bambou, faciles à déplacer et couverts d’une bâche amovible. Ces constructions sont impressionnantes, originales et très fonctionnelles.
Ce soir nous sommes à l’hôtel dans une petite ville où les Tibétains sont très nombreux. Nous avons même croisé trois moines bouddhistes en robe rouge !

Nos témoins du jour :
Ils sont deux : Adrien Flipo, 21 ans, de Pézenas dans l’Hérault (34) et Julien Lessi, 21 ans, de Maule dans les Yvelines (78), nos deux reporters officiels de l’expédition.

Vous êtes les témoins privilégiés de cette expédition.
Quel est votre plus grand étonnement ?


Adrien :
 Tout est source d’étonnement. Le plus grand est certainement pour moi cette nouvelle façon de voyager : traverser un pays d’un point à un autre, permet de saisir autre chose que l’ambiance d’une simple ville. Le fait de survoler chacun des pays n’empêche pas des rencontres émouvantes avec des populations toutes aussi fascinantes les unes que les autres. Le second est la dimension journalistique de mon travail en tissant un lien de confiance avec nos témoins pour obtenir le plus honnêtement possible ce qu’ils ressentent au quotidien et dans l’instant.
Julien : Je retiendrai particulièrement, les différences entre les aspects humains de cette expédition. Dans les pays traversés les variations de coutumes, de langue, de niveau de vie, et de perception de l’étranger. A l’intérieur du groupe de l’expédition, la révélation des caractères, l’affirmation des affinités, et cette vie communautaire constituent pour moi une aventure hors norme et hors du commun, car nous devons vivre à 115 pendant 150 jours et moi qui suis de nature plutôt sauvage, je suis plongé dans un collectif 24h sur 24.
Cette randonnée m’a surtout permis de découvrir un trait de caractère dans ma personnalité que j‘ignorais : ma capacité d’adaptabilité à une longue séparation, au changement incessant de mes habitudes et de mes repères.
Sur le plan professionnel, j’ai compris comment capter les sentiments de chacun.

Que vous apporte cette expédition sur le plan personnel ?

Julien : Grâce à ce voyage, j’ai pu enrichir mon expérience personnelle et professionnelle et cette ouverture sur le monde me permet d’entrevoir dans ma vie de reporter de nouvelles perspectives et de nouveaux projets inattendus et impensables il y a six mois.
Adrien : Je réalise chaque jour la chance que j’ai de pouvoir vivre cette aventure notamment avec mon meilleur ami Julien. Je m’efforce à chaque instant de rester original et créatif dans mon travail pour permettre à mes proches et à tous les internautes de partager cette aventure hors norme.

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Texte et photos : Henri Dusseau
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