Ils en ont parlé

Lorsque l’on parle de réduction des déchets, le lien vers le développement durable se fait naturellement. A l’aube du troisième millénaire qui enregistre déjà de grands bouleversements, le constat est sans appel: l’homme va vite – et plus vite encore sur son vélo -mais il tend à prendre conscience de ses responsabilités quant à l’environnement. Pour alimenter votre perception du sujet, nous vous proposons ci-après quelques réflexions de personnalités.

 

Selon Hubert Reeves (dans WE Demain – 12.12.2013 :

 « Plus il y a d’humains, plus la technologie évolue, et plus la tentation d’asservir la planète est grande. Avec des instruments qui deviennent de plus en plus puissants, l’homme parvient aujourd’hui à faire des choses prodigieuses. Comme réchauffer sa planète, ce qui n’est pas rien, ou acidifier l’océan. Ce mouvement a commencé il y a deux cent mille ans. Au début, nos ancêtres n’étaient pas très nombreux, pas très puissants. Mais, peu à peu, ils ont eu un impact de plus en plus ravageur sur leur planète. L’intelligence d’Homo Sapiens lui a permis de survivre à une période où il était mal protégé : il a progressé, a appris à se défendre, à fabriquer des armes, l’arc, le fusil, des canons puis la bombe atomique. Il a reçu ce formidable cadeau de l’intelligence et cette capacité de progresser sans laquelle nous ne serions pas là. Progressivement, cette intelligence est devenue une arme dont il doit désormais reconsidérer la finalité. Car il a pris conscience qu’elle peut le mettre en péril. L’homme a créé des outils de plus en plus puissants qui impactent gravement la planète. L’animal naît et meurt avec le même équipement : plumes, griffes, sens de l’orientation. Il évolue, mais lentement. L’oiseau ne fera jamais l’acquisition du dernier GPS ! L’homme, lui, renouvelle constamment ses armes. Il est sorti de l’activité cyclique et « circulaire » de la nature qui fonctionne avec une production primaire, des consommateurs et des recycleurs ».

 

Selon Jean-Louis Etienne :

« La nature nous a donné gratuitement des choses indispensables : les vers de terre, les insectes, les abeilles, les marécages… Nous les détruisons à mesure que la population augmente. C’est la survie de l’aventure humaine – avec, entre autres, une pénurie alimentaire – qui, en l’espace de quelques décennies, peut être mise en cause. Il faut agir sur sa propre personne, sur un petit groupe d’individus, là où on peut intervenir. Plus la cible est lointaine, moins nous avons de solutions à proposer. On peut agir dans son jardin ».

 

Selon Jean Monnet (père de l’Europe des nations) :

« Ce qui est important, ce n’est, ni d’être optimiste, ni pessimiste, mais d’être déterminé ».

 

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