La Grande Boucle de Bourgogne du Sud à vélo

Suivez-nous sur les 145 km de la Grande Boucle de Bourgogne du sud à vélo. Un tour de la région, un tour de ses paysages variés, de ses vignobles réputés, de ses villes et villages riches de monuments et d’une longue histoire. Bonne dégustation !  

Si à votre tour vous vous lancez sur cet itinéraire labellisé « Vélo & Fromages », vous emprunterez divers types de voies cyclables : Voies vertes, chemin de halage en site propre, voies partagées sur de courtes distances et, pour les amateurs, vous parcourrez un tunnel (éclairé) long de 1,600 km. Nous avons testé la boucle  et l’avons appréciée pour la sécurité ressentie, la variété des paysages et du relief, la richesse du patrimoine et, avouons-le, la qualité des crus dégustés…

La Voie Bleue et la nature bien présente.

 

En route sur la Voie Bleue


Mâcon, facilement accessible par train et autoroutes sera notre point de départ, plus précisément, le pied de la statue qui honore la mémoire de Lamartine, enfant du pays, face à l’hôtel de ville. Tout à côté, tranquillement, la Saône s’écoule.
 
Nous sommes sur la Voie Bleue, il ne nous reste plus qu’à la suivre jusqu’à Chalon-sur-Saône, au fil de l’eau, dans un décor champêtre changeant. Peut-être apercevrez-vous une lourde péniche de commerce ou une péniche de croisière…

L’abbaye Saint-Philibert à Tournus.

La ville de Tournus est en vue, dominée par l’abbaye Saint-Philibert, une des premières églises construites au début du XIe siècle, dans un style roman primitif. On est frappé par la taille des piliers et de l’église ainsi que l’abondante lumière qui y pénètre. 

La visite se poursuit par les bâtiments conventuels et la crypte semi-enterrée. S’il est ouvert, ne manquez pas la visite du Musée du vélo – Michel Grézaud. À l’heure du déjeuner on a l’embarras du choix…

Quais et maisons colorées à Mâcon.

À Marnay, changement de rive. Commence alors, à nos yeux, la partie la moins intéressante de la journée. La Voie verte de la Voie Bressane qui depuis Ouroux-sur-Saône va nous conduire à Saint-Marcel en banlieue de Chalon-sur-Saône franchit de nombreux carrefours et autant de barrières.

Au revoir la Saône, bonjour la Côte Chalonnaise


Après Chalon, qui mérite la visite, changement de compagne, on abandonne la Saône, changement de paysages, changement de cultures… À la sortie de la patrie de Nicéphore Niepce, j’avais envie d’écrire « Circulez, il n’y a rien à voir » mais apparaissent alors, à l’horizon, les coteaux couverts de vignes et le clocher de l’église de Givry. Le vin d’appellation Givry – qui aurait séduit le roi Henri IV –  est un fleuron de la Côte Chalonnaise.
Nous avons l’opportunité d’être accueillis au domaine du Cellier aux Moines, un clos classé premier cru de Bourgogne. Voilà neuf siècles que la vigne est exploitée sur les sols argilo-calcaires des coteaux exposés plein sud. L’œuvre des moines cisterciens de l’abbaye de la Ferté, créateurs du Cellier, est soigneusement protégée et enrichie par la pratique de la viticulture biologique et la biodynamie.

Les vignes du domaine du Cellier aux Moines exposées plein sud.

Au pied des coteaux duvignoble de la Côte Chalonnaise, l’ancienne voie ferrée convertie en Voie verte (la première Voie verte créé en France !) va tranquillement nous conduire à proximité des villages qui méritent une courte échappée. Et oui, les gares n’étaient pas au cœur des bourgs. Aujourd’hui, elles sont toujours là, abandonnées ou réhabilitées en autant de haltes pour les cyclistes et les camping-caristes qui y trouvent de vastes parkings. 

En route, nous découvrirons les bourgs médiévaux de Buxy et Saint-Gengoux-le-National, site BPF-BCN du Brevet fédéral des provinces françaises. Son patrimoine historique et architectural se révèle à travers les ruelles médiévales en suivant le plan fourni par l’office de tourisme.

Quelques kilomètres plus loin, nous attend le château Renaissance de Cormatin puis Taizé, bien connu pour la communauté œcuménique, installée là depuis 1940. Bientôt Cluny dont l’abbaye et l’ordre clunisien ont exercé une grande influence sur la chrétienté en Occident. 

Ça va grimper !


Cluny marque aussi la fin de la Voie verte de l’ancienne voie ferrée. Va commencer alors la partie la plus sportive et sans doute la plus pittoresque de la boucle sur une autre Voie verte qui flirte parfois avec les grandes routes dans le vacarme des nombreux TGV et camions qui empruntent ce passage – bref intermède qui nous fait d’autant mieux apprécier le calme du reste du parcours.
 
Les mollets et dérailleurs habitués au plat vont devoir s’adapter et vite ! Finie la monotonie ! Tantôt en site propre, tantôt en voie partagée, nous rejoignons le pied du château de Berzé-le-Châtel. Nous avons choisi la difficulté en empruntant le contournement du tunnel du Bois Clair, quatre kilomètres sur la route.
 
La descente du col du même nom offre une belle vue sur le vignoble de Milly-Lamartine et le château qui trône au sommet d’une butte élevée. Les efforts et la suée sont récompensés. Pendant ce temps, les amateurs de tunnels profitent des sensations et d’une température rafraîchissante (12°) tout au long des 1 600 km du souterrain. Un faux plat descendant nous entraîne maintenant jusqu’à la gare de Charnay-lès-Mâcon.
 
Belles vues sur les vignes et la Roche de Solutré dans le lointain. Dès lors, il faut rester attentif aux panneaux pour rejoindre, en toute sécurité, Mâcon et les quais le long de la Saône.

Le Château de Berzé-le-Châtel.

 

Mâcon, ville « frontière »


La boucle est bouclée. Nous allons nous attarder dans la ville, à la frontière du Beaujolais, de la Bresse et du Mâconnais. Depuis les quais et les belles maisons colorées, nous gagnons les rues du centre-ville au revêtement parfaitement rénové.

À voir : la maison de Bois construite entre 1490 et 1510, le vieux Saint-Vincent dont les deux tours et le narthex d’âge roman constituent les seuls vestiges de l’ancienne cathédrale Saint-Vincent.

La Cité des Climats et vins de Bourgogne à Mâcon.

Le point final est réservé à la Cité des Climats et vins de Bourgogne, le dernier-né des trois sites, après ceux de Chablis et de Beaune, dédiés au travail de la vigne, l’art de la vinification, la mosaïque des terroirs, les cépages, la notion de climat…

L’architecture du bâtiment ne manque pas de surprendre par ses formes courbes rappelant celles de l’ammonite et son « totem » qui rappelle la vis du pressoir en bois. La dégustation, avec modération, en fin de parcours offre une révision de tout ce qu’on a appris au cours de la visite.

En pratique

Un site :
Destination Saône-et-Loire : www.route71.fr

Une l’appli web :
Route71 – Bourgogne du Sud : Route71-Bourgogne du Sud 

Un guide :
La Bourgogne du Sud à vélo – Le Routard (Hachette)

Location et livraison de vélos :
La Bourgogne à vélo : www.labourgogneavelo.com  –  Tél. 07 45 15 53 51

Quelques adresses :

 

Texte et photos : Georges Golse
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