Boucle entre Seine et Marne : 90 km de Gravel insoupçonnées en Île-de-France
« Vendredi 15 mai, jour du pont de l’Ascension. Alors que Paris s’éveille sous un soleil timide, j’enfourche mon vélo Gravel pour une aventure de 100 kilomètres sur les chemins et les bords de Marne. Avec 14 degrés et un ciel dégagé, les conditions sont idéales pour explorer l’Île-de-France autrement. Car oui, le cyclotourisme, c’est aussi ça : découvrir des territoires insoupçonnés à deux pas de chez soi, loin du bitume et des embouteillages. Et cette fois, c’est l’application Komoot qui m’a inspiré pour cette escapade nature. »
Un Gravel et des pneus de 40 mm : l’équipement idéal pour l’aventure
Pour ce type de parcours, un vélo Gravel équipé de pneus de 40 mm est indispensable. Les chemins gras et boueux, héritage des pluies des jours précédents, m’ont rapidement rappelé l’importance des crampons. « Heureusement, rien de grave, mais quelques frayeurs, surtout avec les pédales automatiques qui peinent parfois à déchausser ! »
Mon équipement :
- Une sacoche de selle de 11 litres (trousse à outils, pantalon et veste de pluie).
- Une sacoche de tube pour le matériel photo et vidéo.
- Un compteur Garmin Edge 520 pour suivre la trace GPX téléchargée depuis Komoot.
- Quelques barres de céréales et pâtes de fruits pour les pauses énergétiques.
« Conseil FFVélo : Prévoyez toujours une veste imperméable et un pantalon léger. Même par temps clair, les bords de Marne et les forêts en cette saison peuvent réserver des surprises ! »
Itinéraire : Entre canaux, forêts et villages pittoresques
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Départ depuis le sud de Paris : le canal de l’Ourcq, une immersion immédiate dans la nature
« Dès les premiers coups de pédale, le dépaysement est total. Le canal de l’Ourcq, avec ses péniches et ses berges ombragées, offre une transition douce entre l’agitation parisienne et le calme des chemins de terre. Ici, les cyclistes se font rares, remplacés par le chant des oiseaux et le clapotis de l’eau. »
- Point de départ conseillé : Gare du Nord (RER) pour éviter la traversée de Paris. Sinon, comptez 30 minutes depuis la porte d’Orléans jusqu’au bassin de la Villette, point de départ de l’aventure.
- Conseil FFVélo : Le parcours est bien signalé, mais un GPS (compteur ou smartphone) est indispensable pour les détours improvisés.
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La promenade régionale de la Dhuis : une forêt luxuriante à deux pas de la capitale
« C’est ici que les choses sérieuses commencent. La promenade de la Dhuis, que je ne connaissais que de nom, m’a bluffé par sa végétation dense et ses sentiers sinueux. Les pluies des jours précédents ont transformé certains passages en véritables bourbiers. J’ai dû mettre pied à terre à plusieurs reprises, zigzaguant entre les flaques ou pataugeant carrément dans la gadoue. Mais quelle satisfaction de rouler dans un tel cadre ! »
- Conseil pratique : Si vous roulez après de fortes pluies, privilégiez des pneus à crampons profonds pour éviter les dérapages.
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Dampmart et son pont magnifique
« Au détour d’un sentier, il apparaît soudain sous le soleil : la passerelle Chessy-Dampmart, une architecture incroyable qui enjambe la Marne. Un moment de grâce, où le temps semble suspendu. Mais l’aventure ne s’arrête pas là… »
« La recherche d’une boulangerie à Dampmart s’est transformée en une véritable odyssée. Après une montée pénible, j’ai découvert que la seule boulangerie du village venait d’être vidée par une famille en réunion. Résultat : un friand à la viande, une demi-baguette et un Mars pour tenir jusqu’au bout ! »
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Le lac de Vaires-sur-Marne : une pause bien méritée
« Le lac de Vaires-sur-Marne est un joyau caché de l’Île-de-France. Ses eaux calmes et ses berges aménagées en font un lieu idéal pour une pause pique-nique ou simplement pour admirer le paysage. Ici, le silence est roi, seulement troublé par le bruissement des feuilles. »
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Joinville-le-Pont : le retour vers la civilisation
« Après des kilomètres de nature, Joinville-le-Pont et ses maisons bourgeoises marquent le retour vers la civilisation. Un contraste saisissant, mais qui rappelle que le cyclotourisme, c’est aussi ça : alterner entre dépaysement et retour aux sources. »
Les défis de la journée : boue, single tracks et pénuries alimentaires
- La boue : « Les passages boueux de la promenade de la Dhuis ont été un vrai défi. Heureusement, mon Gravel a tenu le choc, même si j’ai dû pousser le vélo à plusieurs reprises. »
- Le single track de Gournay-sur-Marne : « Komoot m’a fait emprunter un pont pour rejoindre l’autre rive de la Marne. Le chemin, très étroit et envahi par la végétation, m’a valu quelques frottements avec les buissons… et une bonne dose d’adrénaline ! »
- Les pauses ravitaillement : « Trouver de quoi manger à Dampmart a été une épreuve. Moralité : prévoyez toujours des réserves, surtout si vous roulez dans des zones peu urbaines. »
À ne pas manquer :
- Le canal de l’Ourcq pour un départ en douceur.
- La promenade de la Dhuis pour une immersion en forêt.
- Le pont de Dampmart et le lac de Vaires-sur-Marne pour des paysages à couper le souffle.
« Cette boucle de 90 kilomètres, avec ses 5 heures de vélo et ses 6 heures de bonheur, m’a rappelé pourquoi j’aime tant le Gravel et le cyclotourisme. Découvrir des territoires insoupçonnés, se confronter à des défis imprévus, et savourer chaque instant, du single track boueux au repas improvisé. L’Île-de-France regorge de surprises pour ceux qui osent quitter les routes goudronnées. Alors, à quand votre prochaine aventure ? »
Trace GPX : Téléchargez la trace Komoot de cette boucle pour vivre l’aventure à votre tour.














