Le voyage autour du monde de Lydie débute… 

Depuis le temps qu’elle attendait ce jour ! Lydie Thierry vient d’entamer son périple autour de la terre. Imaginez un peu : 31 mars 2026, fin de son activité professionnelle, 1er avril, premiers tours de roues vers l’aventure. Objectif retour en France le… 4 mai 2033… Sept ans ! 

 Lydie Thierry, sociétaire de l’AS Ponts-de-Cé cyclotourisme, a eu le temps de mitonner son projet qu’elle tient à partager avec toute une bande de copines et copains. Un pot de départ rassemble 130 fervents supporteurs qui découvrent sur grand écran les principaux aspects de ce voyage autour du monde.

46 pays, 415 étapes, 190 000 km 

À commencer par l’itinéraire qui traverse 46 pays : « C’est 415 étapes que j’ai envie de faire, » confie-t-elle, « je devrai bien sûr m’adapter à la réalité du terrain. » Les aléas, elle connaît. Son escapade en Europe centrale, en 2024, a pris fin plus tôt que prévue : une bête glissade dans une piscine et c’est la fracture du bras. Un retour en train s’impose. « Au moins, j’ai appris les procédures à suivre pour organiser un rapatriement ! » relativise-t-elle.  
Sur l’écran, les grandes régions se succèdent : l’Europe du sud (« Je me réserve la possibilité d’un supplément en Europe centrale… »), l’Europe de l’est, l’Inde avec une longue incursion dans le Sri Lanka, le Japon, la Chine, l’Asie du Sud-Est, l’Australie, la traversée du Canada, les États-Unis dans tous les sens, la descente de l’Amérique du Sud par l’ouest et la remontée par la côte est (« J’aimerais bien voir le carnaval de Rio en février 2033… »).  

Puis retour en France. Aux Ponts-de-Cé ? « Non, je viens de vider ma maison ; elle est vendue. Je rejoindrai le Cantal, près de mon fils. » D’ici là, un peu plus de 190 000 km auront été parcourus dont près de 150 000 sur le vélo.  

Le maître-mot : l’organisation 

Ferry, bateau, train et surtout avion assureront les indispensables liaisons. Et si ce dernier mode de transport est le plus gourmand en CO2, Lydie estime sa consommation totale inférieure à celle, moyenne, d’un habitant français dans une année. 
D’autres données défilent sur le grand écran : le matériel pour l’entretien, les réparations et la sécurité du vélo ; tout le nécessaire pour le couchage, pour la préparation des repas ; le minimum en matière de toilette, santé, de démarches administratives ; la liste des 42 visas pour couvrir l’ensemble du séjour ; les neuf vaccins requis selon les pays. Sans oublier le petit kilo de matériel multimédia dont un drone. Un projet bien ficelé donc, mûri depuis cinq ans.  


En effet, voilà plusieurs années que Lydie part seule durant les vacances d’été, chevauchant « NoMad », – pas folle la bête, son fidèle destrier chargé régulièrement de 35 kg. Le tour du Portugal, celui d’Irlande, la sortie en Europe Centrale, la Scandinavie, elle n’en est pas à son coup d’essai. Les imprévus, les contretemps, elle connaît, les caprices de la météo également. Donnée supplémentaire à prendre en compte pour ce voyage autour du monde : les contextes géopolitiques. Trop d’incertitudes par exemple pour traverser l’Afrique, mais pas de stress particulier pour autant.  

Le vélo, vecteur de rencontres et de partage 

Aux félicitations du maire des Ponts-de-Cé venu l’encourager pour ce septennat, Lydie répond avec simplicité : « Je me sens vraiment bien quand je suis sur mon vélo. J’ai enseigné l’informatique mais je ne suis pas une geek pour autant. J’ai besoin de me retrouver au contact de la nature mais aussi des personnes. Je trouve que le vélo est un bon vecteur pour rencontrer les gens. Mon « NoMad » suscite la curiosité et le fait d’être une femme n’est pas un désavantage. Créer des liens avec des personnes d’origine et de culture différentes, j’ai envie à travers ce voyage de favoriser un peu plus d’humanité. » 


Ce partage, elle l’a donc commencé le jour même de son départ. Lequel fut accompagné sur les premiers kilomètres par une vingtaine de cyclos. Et elle le continue avec tous ceux qui voudront suivre sa progression au jour le jour, avec ses commentaires et ses photos , et même échanger avec elle sur Travel Map. 
Merci de nous faire rêver Lydie. C’est une banalité, mais « bon voyage ! »  

Suivre le voyage de Lydie et échanger avec elle : https://lydiethierry.travelmap.net 

Texte : Yannick Hinot – Photographies : Gérard Hamon
 
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