Test : VAE Cannondale Tesoro Neo SL EQ

À la rédaction, nous avons testé tout l’été ce magnifique vélo urbain, le Tesoro, de la marque Cannondale pour déceler son potentiel de mobilité. Nous n’avons pas été déçus ! Un vélo urbain taillé pour l’aventure et la randonnée.

Ce vélo dont le cadre à la géométrie « slop », cadre plongeant pour faciliter l’enfourchement, est généralement destiné aux femmes, nous avons pu constater qu’en ville, il est bien pratique pour les hommes aussi. En effet, il permet de mettre pied à terre plus facilement à chaque feu rouge.

À qui se destine ce vélo ?


Ce vélo est à la base un vélo urbain en raison de son équipement complet et de sa finition. Mais il est également très maniable sur petites routes ou chemins de traverse  comme nous avons pu le constater sur les chemins de La Vélomaritime® entre Cabourg et Valognes.

Un vélo pour homme ou femme ? Cette question est dépassée, nous sommes désormais dans un monde unisexe. D’ailleurs le constructeur le qualifie de « mixte ». C’est également notre avis.

Ce Cannondale Tesoro est destiné avant tout à des cyclistes urbains qui souhaitent l’utiliser pour leurs trajets maison/travail mais qui sont connectés à la nature et à l’évasion. Finalement, c’est la définition du cyclotouriste moderne ?

Parlons technique !


Le cadre
Il est en aluminium avec la technologie SmartForm C3. En clair, il s’agit d’une technologie qui permet de faire varier l’épaisseur de l’aluminium de façon très précise là où cela est nécessaire pour maximiser la rigidité et la résistance, tout en éliminant le moindre gramme superflu. La fourche est en carbone dans un souci d’économie de poids mais également pour un confort de pilotage.

Les freins
Les freins avant et arrière sont des disques hydrauliques de diamètres 160 mm. Ils offrent un freinage puissant et précis. Cela est très utile en ville quand un danger surgit soudainement ou à la campagne sur de longues descentes sur terrain « offroad ». Les disques et les leviers sont de la marque Shimano. Un gage de qualité.

Du côté du pédalier
Nous sommes sur un mono-plateau, ce qui est la norme pour les vélos Gravel et autres vélos urbains taillé pour le voyage. Le pédalier est en 38 dents de la marque Prowheel.
Du côté de la cassette arrière, il y a de quoi faire avec un étagement allant de 11 à 48 dents. Ces dix vitesses répondent à la plupart des sollicitations classiques du cyclotourisme. La cassette est de la marque Microshift.

Parlons un peu des roues et des pneumatiques
Il s’agit de roues de 700 avec des pneus Vittoria Terreno de 35, de quoi vous assurer un confort en toutes circonstances.

Le pare-boue
Un pare-boue avant et arrière vous préservera des éclaboussures par temps de pluie. Même si cela représente un poids supplémentaire, le confort n’a pas de prix. De plus, le moteur vous fera complètement oublier ce surpoids.

Un porte-bagages
Le porte-bagages solide vous permettra d’y arrimer vos sacoches en toute quiétude. Que ce soit pour aller au travail ou en voyage, il y a de quoi faire en toute sécurité.

La sécurité à vélo
Avec un feu avant et arrière dont les câbles sont totalement invisibles et reliés directement à la batterie. Ils sont de la marque finlandaise Herrmans.

 

Un moteur discret et efficace


Puisque nous sommes sur un VAE, la motorisation a toute son importance. Nous sommes sur un vélo très discret, il est difficile d’entrevoir la motorisation et sa batterie. En effet, celle-ci est cachée dans le tube avant.
Au-delà du fait d’être discret, cela vous évite surtout le risque de vous la faire voler. Dans les grandes villes, le vol est un véritable fléau et un frein au développement du vélo.

Avec cette batterie de 25 Wh vous aurez (en théorie) une autonomie de 75 kilomètres. Ce qui est beaucoup en ville, mais insuffisant pour les voyages à vélo comme nous allons le voir plus tard.

Le moteur est lui aussi très discret. Il est caché dans le moyeux arrière entre le disque de frein et l’énorme pignon de 48 dents. D’une puissance de 250 watts, ce moteur de la marque Mahle utilise la technologie ebikemotion X35 à savoir une intégration invisible et équilibrée.

L’avis de la rédaction sur ce Cannondale Tesoro


Pour ce test, nous étions deux profils bien différents. Une femme qui l’a utilisé pour ses déplacements quotidiens maison / travail soit 40 km par jour et qui a souhaité aller plus loin en le testant en mode grande randonnée de trois jours. Et un homme habitué au vélo « musculaire » et aux longues sorties en vallée de Chevreuse, mais pas du tout aux déplacements urbains.

L’avis de Nathalie, 52 ans


Pour moi ce vélo à assistance électrique fut une première et j’ai tout suite adorer son potentiel. J’ai commencé par m’habituer à la monture par des petits trajets autour de la maison. Puis j’ai émis un souhait un peu fou, aller au travail à vélo. Soit pour ceux qui connaissent, rejoindre la porte d’Orléans à Paris jusqu’à Bezons dans le Val-d’Oise derrière le quartier d’affaire de La Défense. Cela ne représente que 21 km, mais dans un trafic digne des grandes métropoles.

Ce pari fut osé, mais réussi ! Grâce à Google Map, j’ai pu trouver les meilleurs itinéraires pour un déplacement en relative sécurité. Pour ce trajet, la batterie qui offre en théorie 75 km d’autonomie ne m’a jamais lâché, j’ai pu faire mes 42 kilomètres en toute tranquillité. Les différents niveaux d’assistance sont bien utiles quand le terrain commence à s’élever. Même si nous sommes en région parisienne, il y a quelques petites côtes qui font bien souffrir. Avec le moteur, un vrai régal !

Concernant le voyage à vélo sur la Vélomaritime®, ce fut une autre histoire ! Je n’avais jamais fait de longues étapes et surtout pas plusieurs jours d’affilés. Mon vélo était équipé de deux sacoches latérales avec essentiellement des vêtements. Elles se sont parfaitement adaptées au porte-bagage. L’utilisation du moteur m’a permis de suivre mon compagnon sans trop de souci, même si en fin de journée, j’en avais plein les pattes.

Petit bémol, j’ai dû recharger chaque midi le vélo pour ne pas risquer la panne… En effet, vous pouvez contrôler l’état de la batterie sur votre téléphone et celle-ci  fondait comme neige au soleil sous le poids du chargement et des kilomètres. Heureusement, nous étions sur un axe très touristiques et ce fut l’occasion de nous arrêter dans des restaurants qui tous ont accepté volontiers une recharge d’une heure.

Autre bémol, la batterie est dans le cadre, c’est parfait pour éviter les vols, mais pour recharger le soir, il faut impérativement rentrer le vélo dans la chambre ou dans un local sécurisé. Là aussi nous avons eu beaucoup de chance, nos trois hébergements étaient en rez-de-chaussée. Donc pas de soucis pour entrer le vélo après accord de l’hôtelier.

Autre point négatif à signaler, lorsque vous mettez le vélo en charge, cela allume le phare avant pour vous signaler que cela charge et cela s’éteint quand c’est plein. Le problème quand le vélo est dans votre chambre, c’est que vous ne pouvez pas dormir avec ce spot ! Il fallait donc couvrir le phare par un vêtement épais pour avoir de la pénombre.

En résumé : j’ai adoré ce Cannondale Tesoro, les petits défauts exposés juste au-dessus lui sont pardonnés tant il m’a donné du plaisir sur les chemins.

L’avis de Jean-Pierre, 55 ans


Je fais partie de ces cyclistes pour qui rouler avec un vélo électrique c’est triché ! Et oui, je suis de la vieille école, mais surtout j’étais ignorant car je n’avais jamais essayé. Et comme dirait la publicité « L’essayer c’est l’adopté ! ».

Je n’ai nullement l’intention de remplacer mon vélo de course carbone par une randonneuse électrique mais force est de constater que c’est bien agréable de se rendre au bureau à vélo sans avoir le dos trempé de transpiration. De plus, les côtes sont gommées avec efficacité. Pour moi, il s’agit d’un très bon vélo urbain, solide et efficace avec une belle finition. Mais je ne me verrai pas partir en voyage avec. Je n’aime pas l’idée d’être limité dans le kilométrage par une batterie, je préfère voyager plus librement sans fil à la patte… Mais cela est un autre débat et mon niveau sportif me permet d’encaisser les sorties de 150 kilomètres.

Je déplore également le manque d’un compteur indiquant la charge de la batterie ainsi que le niveau utilisé. Il existe sur le bouton central un code couleur, mais ce n’est pas pratique. Il reste la possibilité de regarder sur son téléphone via l’application du constructeur.

Depuis ce test, j’ai essayé d’autres vélos à assistance électrique avec notamment un moteur dans le pédalier et je trouve cela beaucoup plus agréable au démarrage. Le moteur dans la roue arrière nécessite une ou deux secondes avant que l’assistance ne fasse effet et pour un démarrage en côte, cela semble une éternité…

Conclusion


Nathalie est sous le charme du Cannondale Tesoro, elle trouve qu’il répond à toutes ses demandes. Pour ma part, je suis plus mitigé, mais comme je l’indiquais plus haut, je ne suis pas la cible pour ce type de vélo.
 
Nous pouvons conclure en disant qu’il mettra le pied à l’étrier à de nombreux néo-cyclistes et leur donnera le goût du déplacement doux et écologique sans oublier les possibilités d’escapades auxquelles il répondra toujours présent.

Toutes les infos complémentaires sur le site de Cannondale : https://www.cannondale.com/fr-fr/bikes/electric/e-touring/tesoro-neo-sl-eq/tesoro-neo-sl-eq-remixte

Prix : 2 599 €

 

Texte : Jean-Pierre Giorgi, Nathalie G – Photos : Jean-Pierre Giorgi
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