Pollens: comment s’en protéger à vélo

Eternuement à répétition, nez bouché avec écoulements, yeux qui piquent, autant de symptômes qui traduisent une allergie.  Pour certainA certaines périodes de l’année, certains d’entre nous développent une sensibilité accrue lorsqu’ils sont exposés aux pollens. Faire du vélo lorsque que l’on possède un facteur allergique à ces particules en suspension peut vite devenir un cauchemar. Voici quelques conseils pratiques pour limiter votre exposition à ces menaces allergènes.

Texte: Clarisse Ménard (Vivons Vélo, AG2R La Mondiale) et Philippe Palleron – Photo: Jean-Luc Armand

 

Conseils techniques

Le vélo en plein air, à cette période de l’année et en particulier lors de pics polliniques, peut favoriser rhinite, sinusite, éternuements, écoulement nasal, picotements des yeux… Heureusement, des précautions existent pour se protéger du pollen et continuer de pédaler.

En un premier temps, il est important que vous téléchargiez « Alertes Pollens », l’application du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA). Vous serez ainsi informés et alertés sur l’évolution en temps réel des risques d’allergies en fonction du volume et du type de pollens relâchés. Lors des pics polliniques, référez les lieux où il n’y pas d’arbres en fleurs. Vous pouvez également investir dans un masque ou un foulard anti-pollution. Il constitue une excellente barrière contre le pollen. Si vous choisissez ce « filtre », évitez les efforts trop violents car le masque freinera copieusement l’arrivée de l’air dans vos poumons. Portez des lunettes afin de protéger vos yeux des allergènes. Autre conseil essentiel, pensez à vous hydrater avant, pendant et après la sortie vélo. Lors de vos efforts, respirez par le nez. Il a pour mission de filtrer en partie les pollens et de réchauffer l’air. Arrivés à la maison, lavez-vous intégralement : cheveux, tee-shirt, short, cuissard, chaussettes, casquette, casque. Vous éviterez ainsi de garder sur vous, des vêtements et accessoires  potentiellement allergènes.

 

Conseils préventifs

Avant toute chose, si vous ressentez les symptômes cités précédemment, il vous faudra consulter votre médecin de famille ou un allergologue pour un meilleur accompagnement lors de votre pratique sportive. Il pourra dans un premier temps localiser la base allergique en réalisant des tests et vous prescrire un traitement préventif ou un traitement de fond. 

Il est fortement conseillé d’adapter vos objectifs sportifs en fonction de votre état respiratoire. Ne forcez pas et faites des pauses si besoin. Si vous sentez une gêne respiratoire, faites une pause et diminuez l’intensité de votre effort. Si un traitement (type Ventoline) avec inhalateur vous a été prescrit, prenez le avec vous. Utilisez ce broncho-dilatateur 10 à 15 minutes avant votre sortie. Vous serez ainsi dans une phase réfractaire d’asthme pendant 4 à 6 heures. En cas de crise d’asthme, servez-vous de cet inhalateur. Il agit directement sur le muscle et est un relaxant bronchique: vous retrouverez votre souffle normal et votre capacité respiratoire. Avant votre sortie vélo, effectuez un lavage nasal au sérum physiologique. Cette solution est aussi nécessaire pour « rinçage » oculaire après votre sortie. Décalez votre séance de 24 ou 48 heures en cas de pic de pollens et attendez que les conditions environnementales se calment. Vous pouvez minimisez les crises d’asthme en préparant votre corps à l’effort par un échauffement et en étant progressif dans l’effort.

 

 

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