Comprendre les niveaux de difficultés dans la longue distance

La longue distance n’est pas une compétition. C’est une autre façon de rouler où l’endurance est la clé de la réussite. Décryptage des différents niveaux de difficultés.

Même si la longue distance a toujours été présente au sein de la Fédération française de cyclotourisme, nous pouvons affirmer qu’aujourd’hui elle a trouvé son public et il est de plus en plus nombreux.
Se lancer sur des distances au-delà de 200 km, c’est se lancer dans une inconnue et éprouver de nouvelles sensations, une belle motivation et au final une victoire pour soi-même.

Nombreux sont les cyclistes attirés par le « sport aventure » ou « brevet sportif » et motivés pour se lancer sur une distance plus ambitieuse que leurs  parcours habituels. Donner ce coup de pédale, c’est se lancer dans un réel projet.

Pour vous y retrouver parmi la multitude d’événements qui voient le jour, la Fédération française de cyclotourisme crée un label de qualité. Ainsi, vous pourrez faire votre choix en toute tranquillité, avec l’assurance de trouver :

  • Une logistique et un accueil adaptés : de son engagement jusqu’à son arrivée, le participant doit bénéficier de souplesse, d’autonomie et de services pratiques.
  • Des parcours empruntant des routes sélectionnées pour leur faible niveau de trafic, recoupant des points d’intérêts touristiques, des paysages.

Vous pouvez consulter le calendrier des randonnées ayant le label « Longue distance » sur le lien https://ffvelo.fr/randonner-a-velo/longue-distance/les-evenements/

 

Une codification de la difficulté


Un peu à la manière des pistes de ski, il existe un code couleur allant de jaune clair à marron foncé pour indiquer le niveau de difficultés. Certains compareront ce code plutôt à l’échelle de Richter servant à mesurer l’intensité des tremblements de terre. Cette comparaison n’est pas anodine, puisque la longue distance vous secoue au plus profond de votre être.
 
Mais la comparaison s’arrête là, car dans le cas de la pratique cycliste c’est pour notre plus grand bonheur, car nous le savons tous : « À vélo, tout est plus beau ! ».
 

Six niveaux de difficultés


Les niveaux accompagnent les distances de 200 à 1 200 km, mais tiennent également compte du dénivelé comme nous allons le voir dans les exemples.

Niveau 1 – Facile


Les premières distances longues, des randonnées accessibles sans grande difficulté. Exemple avec les BRM 200 ou 300. Cela représente le premier pas sur des distances plus longues.

Niveau 2 – Peu difficile


Des randonnées qui nécessitent un peu de préparation. Randonnée à la journée mais avec des difficultés. Exemples, Paris Roubaix Cyclo ou une Cyclomontagnarde.

Forte dénivellation, bonne gestion de son effort et un bon choix de développement. Pas de nuit dehors, en une journée avec fléchage et ravitaillement.

Niveau 3 – Assez difficile


Les « premiers vrais pas » dans les longues distances avec une nuit à gérer et la difficulté d’enchaîner une seconde journée. Randonnée d’un week-end ou avec une nuit blanche sur le vélo. Longue randonnée à la journée de haute montagne. Exemples, BRM 400, Ultra des 3 Merveilles ou encore le Luchon – Bayonne / Super BRA.

Niveau 4 – Difficile


Des randonnées nécessitant un peu plus d’expérience, entre les premiers pas et les randonnées longue distance mythiques. Randonnée d’un week-end exigeante ou randonnée à partir de trois jours avec des délais peu contraints. Exemples, BRM 600 ou Traversée de France « La Réconciliation ». C’est avec ce niveau que commence en général les débuts des soucis de selle ou de tendinites.
 

Niveau 5 – Très difficile


Les randonnées comparables dans leur difficulté au mythique Paris-Brest-Paris Randonneur. Des randonnées « objectifs » accessible à tout cyclo pratiquant se donnant les moyens de les réaliser.

Randonnée à partir de trois jours avec des délais contraints. Exemples avec la Ronde Aliénor d’Aquitaine, Paris-Brest-Paris Randonneur ou encore une Diagonale de France.

Niveau 6 – Extrêmement Difficile


Nous basculons là vers le « côté obscur » de la force athlétique. Des randonnées orientées vers une pratique (très) sportive mais non compétitive. Avec des parcours long et montagneux. Ou alors sur des parcours plus court (1-2 jours) mais au profil ou délai très difficile. Ce niveau nécessite déjà une bonne expérience des voyages à vélo et surtout un gros mental car nous le savons tous, dans l’endurance et surtout l’ultra-endurance, la part du mental fait quasiment pour la moitié de la réussite.

Retrouvez tous ces niveaux dans les détails sur la page qui lui est consacrée : https://ffvelo.fr/wp-content/uploads/2022/11/Grille-de-difficulte1.pdf

Texte : Jean-Pierre Giorgi – Photo : Jean-Luc Armand
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