Rassemblement « Vivons Vélo » à Istres

Nous continuons notre tour de France des rassemblements « Vivons Vélo » par le témoignage du club cyclo d’Istres dans les Bouches-du-Rhône.

Toute la semaine, nous avons tenté de vous relater les actions de nos clubs très impliqués dans l’organisation des rassemblements « Vivons Vélo ». Comme dans plus de 20 villes de France, toutes ces actions ont pour but d’améliorer notre santé, c’est le sens de l’engagement d’AG2R La Mondiale depuis 2015. Mais également celles des autres en transformant chaque kilomètre parcouru en dons pour l’Institut Pasteur, et ainsi participer au financement de la recherche contre les maladies neurodégénératives. Et pour conclure, nous contribuons également à la santé de la planète en transformant les kilomètres parcourus en arbres plantés par le biais de la reforestation de la forêt de Chantilly.

Toutes ces actions ont également pour but de faire venir de nouveaux licenciés dans nos clubs en leur permettant de découvrir ou redécouvrir le vélo. Et cela fonctionne !

Récit de la journée du 8 octobre 2022 à Istres par le président de IS Cyclotourisme.

Cinquante-deux participants ont pris part à cette randonnée automnale dans la bonne humeur. Trois adhérents de l’association ont poursuivi les préparatifs pour le retour.

Plus de peur que de mal, la violente averse du début de matinée vers 7 h 10 n’a pas duré  longtemps et n’a pas contraint les inscrits à ce deuxième rassemblement « Vivons Vélo » de l’année à Istres de rester à l’abri chez eux.

Le déroulement a été optimal sous un ciel chargé de nuages mais sans pluie et une température très douce. Les organisateurs ont préparé l’accueil dès 7 h 45 à la Maison du Cycle pour recevoir les 35 d’inscrits sur l’application « Vivons Vélo » et 18 autres inscrits le matin même. Un café de bienvenue et divers réconfortants alimentaires étaient offerts à tous avant le départ.

Après avoir quitté la ville par les pistes cyclables, le peloton, par petits groupes, a rejoint la plaine des sports de Davini en toute sécurité dans une très bonne ambiance. À l’approche de l’éperon de Saint-Blaise, nous faisons une halte au pied de ce dernier pour motiver les plus jeunes avant de parcourir les 250 m de notre lieu de découverte par un chemin semi-carrossable à forte pente.

Un peu d’histoire…


Castelveyre (ou château vieux) est la dénomination de la dernière occupation connue du site de Saint-Blaise. On sait que la cité antique fut détruite, puis réoccupée, à plusieurs reprises au cours de l’histoire, mais Castelveyre était vraisemblablement alors réduit à un petit site resserré autour de la chapelle romane actuelle de Saint-Blaise.

Pendant longtemps il a semblé que la cité médiévale avait été détruite vers 1395, lors d’une « trêve » de la Guerre de Cent Ans, par un raid mené par les bandes armées du redoutable seigneur des Baux, Raymond de Turenne. Aujourd’hui, il semble qu’il s’agirait plutôt d’un abandon progressif. Vraisemblablement consécutif à la redoutable peste noire de 1348, ce que semblent reconnaître les motivations de l’Acte d’union avec Saint-Mitre (à 2 km environ à vol d’oiseau) prise vers 1410 par l’archevêque suzerain d’Arles… Ce que tendent à confirmer les fouilles archéologiques entreprises ces dernières décennies.

Après avoir relaté aux participants toutes les informations relatives aux fouilles archéologiques et les travaux de réfection ou de conservation, une visite au plus près de la chapelle de Saint-Blaise, des pierres tombales mise à nues et exposées aux abords de la chapelle, il est abordé le pourquoi de la présence de cette cité sur ce promontoire. Le petit récit historique a égayé l’ambiance avec la fameuse légende sur les noces du navigateur phocéen Protis avec la princesse gauloise Gyptis. L’historiographie du mariage scelle l’alliance entre les Grecs et les Gaulois sur le site de Saint-Blaise au détriment du Lacydon de Marseille !

L’apport des travaux archéologiques éclaire d’un regard neuf l’histoire de Saint-Blaise mais aussi celle, encore méconnue, de la civilisation gauloise. Loin des clichés « barbares » que la romanité triomphante nous a légués, la présence ici de la première ville de ce que deviendrait plus tard la France, restitue la réalité d’une société urbaine parfaitement structurée qui avait peu à envier à ses homologues de Méditerranée orientale.

Les participants ont pu découvrir sur le terrain « à fouiller » certains signes de rues, de remparts, d’habitations, de « jardins ». Un énorme travail de recherche reste à faire pour mettre à jour les orientations soutenues par les archéologues responsables du site.

Après avoir repris les montures pour se diriger vers Istres, une dernière halte est faite dans le chemin descendant du promontoire pour visualiser les emplacements des « gonds » de la porte d’entrée au site de Saint-Blaise-Castelveyre.

Un bilan très encourageant !


Il ne restait plus qu’à rejoindre le hameau de Rassuen, au sud d’Istres, traverser certains quartiers pour arriver tranquillement à la Maison du Cycle où une bonne collation, préparée par les bénévoles la commission Animation de l’association, les attendait.

Un défi relevé et atteint pour certains qui avaient repris le vélo pour cette occasion. Le plus jeune de l’École française de vélo d’IS Cyclo âgé seulement de 5 ans a réussi à boucler le parcours de 20 km et 122 m de dénivelé positif à la grande surprise de sa maman toute étonnée.

Le président clôturait cette rencontre par les traditionnelles félicitations de participation de tous pour « la bonne cause ». La déléguée aux sports de la ville, Patricia Santini, nous a rendu visite et était satisfaite que l’association puisse poursuivre ces activités auprès du public istréen.

Un bilan très encourageant pour l’association qui a vu des amoureux de la petite reine partager quelques instants d’efforts sportifs et de convivialité sur un itinéraire roulant, semi-protégé de la circulation dans des conditions climatiques automnales agréables à la pratique du vélo. L’assiduité à ces rassemblements se confirme tant pour le plaisir des organisateurs, des encadrants que du public !

L’association remercie AG2R La Mondiale et la Fédération française de cyclotourisme pour leur soutien logistique.

 

Pour découvrir le club : www.istres-sports-cyclo.com/

 

Texte : Jean-Pierre Giorgi et François Masia, président IS Cyclotourisme – Photos : IS Cyclotourisme.
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