Les Alpes-de-Haute-Provence, un Territoire Vélo !

En devenant le premier département labellisé « Territoire Vélo », les Alpes-de-Haute-Provence ont apporté à notre label les hauteurs et les couleurs de son nom. 

Parmi les rendez-vous classiques de notre Fédération, une telle adhésion, en septembre2020, aurait dû être « l’évènement de l’année ». Mais les mesures sanitaires liée au Covid ont fait que c’est en toute discrétion que les Alpes-de- Haute-Provence ont rejoint les villes labellisées « Territoire Vélo ». 

Des « Ville Vélotouristique » aux « Territoire Vélo »


Lorsqu’ils le créèrent il y a un peu plus de dix ans, ses initiateurs n’avaient pas imaginé une telle évolution. À l’origine appelé « Ville Vélotouristique », ce sont d’abord effectivement des villes qui sont intéressées. Très vite de petites (et même très petites) communautés y ont vu l’opportunité de valoriser leur territoire.
Aubrac-Carladez fut la première, le faisant modifier en « Ville & Territoire vélotouristiques ».

La réforme des collectivités locales a déplacé, entre autre, la compétence tourisme des villes aux communautés, entrainant beaucoup plus de candidatures des secondes. Bordeaux, septième ville labellisée a, lors de son renouvellement, entraîné les 28 communes de sa zone urbaine. Notre label est alors devenu « Territoire Vélo ». Et ce qui n’était pas prévu… arriva, un département, les Alpes-de-Haute-Provence, demanda la labellisation de l’ensemble de son territoire.

Une évolution pas si surprenante, son chef-lieu Digne-les-Bains, étant aujourd’hui notre plus ancien « Territoire Vélo » (depuis 2011). Un territoire dans le territoire.

Pour autant, cet aboutissement, fruit d’un long travail de la part du Conseil départemental (édition d’un guide, fléchage des parcours, jalonnage de dix-neuf cols) n’aurait pu se faire sans la vigilance et l’intervention de François Manent, président du CoDep 04 (la Fédération française de cyclotourisme est présente dans sept clubs), et depuis quelques mois, de la commission Tourisme au nouveau du Comité directeur. 

Un grand et beau département rural 

Le département est marqué par deux grands axes. L’un routier, la célèbre « Route Napoléon » » qui le traverse de Castellane à Sisteron en passant par Digne, l’autre fluvial, la Durance. Cette belle rivière née au-dessus de Briançon, est la principale de la Provence. Longue de 323 km, elle sert de limite départementale sur la moitié de son cours. Torrentielle avant de former avec l’Ubaye le lac de Serre-Ponçon, elle s’assagit après avoir creusé la clue de la Baume à Sisteron, et reçoit le Verdon juste avant de quitter le département.

Les Alpes-de-Haute-Provence (04) que les plus anciens d’entre nous ont connues Basses-Alpes (elles ont gardé leur gentilé Bas-Alpais), sont, avec près de 7 000 km2 un des plus vastes départements. Mais c’est aussi un des moins peuplés et des moins denses, avec 164 000 habitants répartis sur 198 communes (dont la moitié n’en a pas 200). Six villes seulement dépassent les 5 000 habitants, parmi lesquelles ne figurent pas les deux sous-préfectures aux si jolis noms, Barcelonnette et Castellane, celle-ci étant la moins peuplée de France (1 500 habitants). 

Avec une telle urbanisation, les Alpes-de-Haute-Provence offrent un des ciels les plus purs, admirable à l’observatoire de Haute-Provence, près de Forcalquier. 

Faible urbanisation, faible industrialisation, le tourisme (avec 16 % des emplois) est le premier secteur économique. Des stations de ski de l’Ubaye aux sports nautiques sur les lacs de Serre-Ponçon ou Sainte-Croix, des Parcs naturels du Mercantour, Luberon et Verdon au thermalisme à Digne et Gréoux-les-Bains (un des « Plus beaux détours »). 

Un territoire somptueux pour le vélo 

Et le vélo dans tout cela ? Pour en rêver d’abord, faisons un grand et rapide tour du territoire, en partant du nord et dans le sens horaire : 

Tout en haut, le magnifique lac de Serre-Ponçon ; la vallée de l’Ubaye, Barcelonnette et Jausiers avec leur bouquet de cols à plus de 2 000 m : Allos, la Cayolle (deux hauts BPF), Restefond-La Bonnette, Larche (1 997 m… et l’Italie derrière), Vars ; la belle cité d’Entrevaux, faite « ville royale » par François Ier ; Castellane et le lac de Castillon ; les gorges du Verdon et le point sublime ; le site de Moustiers-Sainte-Marie (BPF) ; le lac de Sainte-Croix sur le Verdon, le plateau de Valensole, Manosque et Forcalquier (la Provence de Giono), la vallée du Jabron, la Montagne de Lure et Sisteron (autre « Plus beaux détours »). 

Et entre tout cela, d’autres cols, des villages ravissants, historiques (Riez), inattendus (Banon possède une des plus grandes librairies de France : cent milles ouvrages… pour 1 000 habitants !), plus de trente musées, bref, tout ce que l’on attend d’un Territoire. 

Extrait d’un article plus complet « Territoire Vélo > Les Alpes-de-Haute-Provence-Hautes en couleurs » paru dans la revue Cyclotourisme de juillet-août 2021, numéro 714.

Retrouvez l’ensemble des « Territoire Vélo » de la Fédération française de cyclotourisme sur veloenfrance.fr

Texte : Gérard Pliquet – Photos : Thibaut Vergoz (photo ouverture) et Gérard Pliquet (photos article)
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