Voyager léger, la bagagerie du Gravel 

Certains d’entre vous se sont familiarisés à la pratique du tourisme à vélo avec une monture d’un genre récent, le Gravel. Allons un peu plus loin en explorant la bagagerie.

Ce marché en devenir a incité de nombreux fabricants – pour la plupart du continent nord-américain – à fabriquer de manière plus ou moins artisanale une collection de sacoches spécifiques, collection qu’ils se chargent de tester eux-mêmes sur du long cours. Durant cette période, nulle production ! Depuis des entreprises plus industrielles proposent aussi de tels produits ainsi que des artisans nationaux.

Cette pratique se voulant plus minimaliste, voire de type ultra léger, plusieurs impératifs restent donc essentiels pour satisfaire aux besoins des adeptes : légèreté, solidité, étanchéité. Fi donc, des porte-bagages et autres sacoches qui présentaient un surpoids conséquent peu compatible avec le désir de voyager « léger ».   

Dans la gamme des sacoches tout est possible 

  • Sacoche de guidon dont certains modèles permettent d’y loger souvent le bivouac. Je n’en ai pas encore trouvé avec un porte carte, la quasi-majorité utilisant son Smartphone ou le GPS pour s’orienter. 
  • Sacoche de type sac à pouf, à fixer sur le guidon de part et d’autre de la potence. 
  • Sacoche de tube supérieur
  • Sacoche de cadre (peut présenter l’inconvénient de supprimer les porte-bidons). 
  • Sacoche sur fourreaux de fourche (présence d’œillets obligatoire mais attention pour les fourches en carbone en cas d’ajout ultérieur). 
  • Sacoche de selle (avec ou sans le sac étanche amovible). Veiller à l’espace libre entre la selle et le pneumatique. 

La spécificité quasi générique de cette conception est leur fixation par sangle de type Velcro®. Ainsi, n’importe quel vélo peut se transformer pour se lancer dans de longues sorties. 

Conseils 

À moins de se lancer dans un baroud en toute autonomie, point n’est nécessaire de doter sa monture de l’ensemble complet.  
 

  • Pour une randonnée à la journée : la sacoche de selle suffit amplement (plusieurs dimensions disponibles). Pour éviter le balourd principalement lors de la phase de position en danseuse, il ne faut pas hésiter à bien serrer les sangles. 
    Pour limiter ce léger désagrément (auquel on s’habitue rapidement), il faut mettre au fond du sac les éléments les plus lourds. Deux systèmes de fixation, l’un uniquement sur la tige de selle, l’autre avec une deuxième fixation sur le chariot de selle. Le sac étanche amovible présentant l’avantage de pouvoir l’ôter et le glisser simplement dans le « holster » qui, lui, reste attaché au vélo. Récemment un système plus rigide de verrouillage sur le chariot de selle a été commercialisé.  

 

  • Pour des sorties au long cours : pour Diagonales ou longue distance en autonomie, on peut se contenter des sacoches de selle et de guidon. L’ajout d’une sacoche sur porte-bidon cargo sur un des fourreaux de fourche (attention un petit temps d’adaptation lié au balourd peut être nécessaire) permet d’emporter un change ou le nécessaire de toilette par exemple. Des sangles élastiques (ou des courroies de cale-pied) permettent de solidariser l’ensemble porte cargo et sacoches. 
     
  • Pour de l’autonomie avec couchage : les deux sacoches de fourreaux permettent de loger le sac de couchage dans l’une et le matelas gonflable dans l’autre. Ces deux équipements, à sélectionner bien sûr dans la gamme de l’ultra trail léger. Vous pouvez aussi envisager d’utiliser la sacoche de guidon (ensemble étui/sac amovible). Dans ce cas, sa taille sera dépendante de la largeur de votre cintre (peut être une des raisons des guidons évasés). 

Astuces et précisions 

  • Pour optimiser le volume des sacoches de selle ou de porte bidon cargo, une valve de purge d’air permet d’éliminer l’air emprisonné. Y veiller lors de l’achat. La capacité du sac étanche varie entre 5 et 17 litres selon les marques. 
  • Pour la petite sacoche fixée au-dessus du tube horizontal, privilégiez un modèle étanche. La plupart du temps, ce petit rangement accueille la batterie additionnelle pour le GPS et/ou le Smartphone, voire vos papiers. Malgré sa faible largeur, vous pourrez la heurter avec vos genoux lors de montée ou en phase de relance en danseuse.  
     
  • Le choix de la sacoche de cadre peut entraîner le déplacement des bidons soit dans les sacoches de cintre, sous le tube diagonal, les haubans, les fourreaux de fourches voire en excroissance sur la sacoche de selle (moins pratique cependant pour boire en roulant). 

Bien entendu, la capacité de chargement peut trouver ses limites en regard des grandes sacoches latérales mais encore une fois, nous sommes dans le domaine de la randonnée, du voyage en ultra léger. Quant à définir ce qu’il convient de mettre dans ses sacoches, à chacun de faire selon ses besoins. Le tout est d’établir une liste et de s’y tenir. 

Quel que soit le choix, mieux vaut tester le chargement, prendre en compte le surpoids engendré lors des sorties précédant l’évènement point d’orgue de la saison. 

Sites à consulter 

Extrait d’un article plus complet « Voyager léger, la bagagerie du Gravel » paru dans la revue Cyclotourisme n°714 de juillet août-2021.

Texte : Pascal Bachelard – Photos : Pascal Bachelard – Pixabay
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