Santé : Sports divers pour l’hiver

À chaque saison son programme. Avec cet article, il nous semble intéressant d’inciter nos cyclos à diversifier leurs pratiques physiques hivernale.

Quel est l’intérêt de diversifier sa pratique ? 


« Quel intérêt ? » diront certains. Le vélo me suffit. De toute façon, l’hiver je mets pédale douce. D’autres, comme chaque année, disent accrocher leur monture pour ne la ressortir qu’aux beaux jours, lorsque les jours s’allongeront et que les routes seront moins glissantes.
 
Mais alors, qu’en sera-t-il de leur état de forme, de leur capital santé ?
 
Avec la fin de l’automne et qui plus est en hiver, les virus guettent la moindre occasion pour s’installer bien au chaud dans nos organismes au métabolisme amoindri. S’il nous faut réduire notre kilométrage, c’est peut-être le moment de découvrir des activités autres, complémentaires ou d’entretien. En effet, répétons-le, la pratique exclusive du vélo, globalement bénéfique pour notre santé, néglige totalement certains aspects. 

Le vélo n’est pas un sport complet


Rappelons que le vélo n’est pas un sport complet. Par sport complet, nous entendons une activité physique qui mobiliserait l’ensemble de nos ressources. Ressources énergétiques, biomécaniques, mais aussi neuromusculaires.
 
Un rapide bilan va nous permettre de faire un état des lieux. Entre bienfaits et capacités négligées, tentons d’être objectifs.

 

Des sollicitations énergétiques intéressantes


Du point de vue énergétique, la pratique du vélo a un effet positif sur l’état de santé, que ce soit lors d’une pratique cyclotouriste ou cyclosportive. Encore faut-il adapter les durées, les intensités et les temps de récupération à l’âge et aux objectifs.
 
Nous avons tous vécu et ressenti dans notre corps les bienfaits d’une sortie cyclo. Elle va augmenter notre métabolisme, solliciter nos différentes filières énergétiques et modifier, en amont, notre débit ventilatoire. Nos systèmes physiologiques vont, en conséquence, devoir se mobiliser, sortir de leur repos relatif. Parfois même de leur léthargie.

En effet pour approvisionner notre moteur en un supplément de carburant, il va falloir traiter efficacement les aliments du repas précédent (et l’alimentation de récupération), les transformer en nutriments assimilables avant qu’ils ne parviennent au niveau musculaire, via la circulation sanguine. De même, les déchets produits par le moteur vont devoir être éliminés ou mieux encore, être « retraités ».

C’est le cas de l’acide lactique (ou plutôt de son produit dérivé : les lactates) que nous avons produits en mettant un peu plus de puissance dans notre coup de pédale. Considérés, à tort, comme des déchets qui vont empoisonner durablement notre organisme, les lactates vont en réalité être traités par le foie (entre autres) et participent donc eux-mêmes à la néoglucogenèse et, ainsi, produire de l’énergie. Les lactates seront également réutilisés par le système aérobie (grâce à un apport d’oxygène) au sein même des muscles ou encore servir de carburant, pour la contraction du muscle cardiaque, le bon fonctionnement du foie ou du cerveau… 

C’est en quelque sorte, une démarche écologique de retraitement des déchets. Nous voyons qu’une activité comme le cyclisme de par ses exigences énergétiques va contribuer à mobiliser l’ensemble des grandes fonctions de notre organisme. Circulation, respiration, digestion, traitement et élimination des déchets… 

Retrouvez l’article complet dans la revue Cyclotourisme d’octobre 2020. Cyclotourisme, la revue officielle de la Fédération française de cyclotourisme. 

Texte : Daniel Jacob, instructeur fédéral– Photos : Jean-Luc Armand
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