Sécurité : Les ralentisseurs de vitesse

Denis Vitiel, président de la commission Sécurité nous livre un panoramique des différents ralentisseurs de vitesse trouvés sur la chaussée publique.

Nous sommes souvent confrontés comme les conducteurs de véhicule à moteur à la non-conformité des ralentisseurs et comme pour eux, cela peut être dangereux. Nous allons évoquer les différents types de ralentisseurs et rappeler les normes les concernant.

Tous les aménagements réalisés pour faire ralentir les voitures n’ont pas été étudiés en pensant aux cyclistes et l’on voit bien leur trop grand nombre et leur dangerosité quand par exemple nous regardons une course de vélo à la télévision.

Respecter les réglementations


La modération de la vitesse en ville est une nécessité tant pour la sécurité routière que pour la qualité de vie et la convivialité. Il faut parfois contraindre les usagers motorisés à ajuster leur vitesse en fonction des conditions rencontrées.

Il existe un guide sur les coussins, les plateaux et les surélévations partielles. Il donne les caractéristiques techniques et les domaines d’utilisation de ces outils d’aménagement ainsi que les conditions de pose. Correctement implantés, dimensionnés et signalés, ceux-ci obligent les conducteurs à respecter la vitesse réglementaire sans causer de gêne excessive à ceux qui la respectent déjà.

Ce guide édité par le Cerema en septembre 1994 (en version payante sur leur site) s’adresse aux aménageurs de voirie et les aide aussi à juger de l’opportunité d’utiliser de tels aménagements, alors qu’il existe d’autres solutions pour réduire la vitesse.

On les trouve principalement dans les agglomérations, devant les écoles, dans les zones limitées à 30 km/h mais aussi sur les parkings et les voies privées.

Il est important pour l’aménageur de bien respecter les normes et les règles d’implantation pour éviter toute nuisance et agressivité sur le véhicule, qu’il soit motorisé ou pas.

La hauteur et la pente sont souvent la cause de la non-conformité et du risque pour le cycliste qui surpris et déstabilisé peut chuter. Ces aménagements ont été pensés pour ralentir les véhicules à moteur sans réfléchir aux cyclistes qui eux aussi circulent sur la voirie.

Ralentisseurs type dos d’âne et trapézoïdal

Le décret « n° 94-447 du 27 mai 1994 – norme NFP 98-300 du 16 mai 1994 » définit les règles d’implantation de ces ralentisseurs, limités aux agglomérations, aux aires de service ou de repos routières ou autoroutières ainsi qu’aux chemins forestiers. Ils ne doivent être implantés que sur des voies limitées à 30 km/h.

Les ralentisseurs de type trapézoïdal 

Ils comportent obligatoirement des passages piétons, ne doivent pas nuire à l’écoulement de l’eau, doivent être implantés perpendiculairement à l’axe de la chaussée et sur toute sa largeur, et visibles de jour comme de nuit. Une signalisation réglementaire verticale et horizontale est obligatoire. Il est interdit d’implanter un passage piéton sur un ralentisseur de type dos d’âne. 

Là où les problèmes commencent, c’est sur la pose et le non-respect de la réglementation qui peuvent nous amener à chuter. Le ralentisseur est de forme trapézoïdale avec un plateau surélevé et deux parties en pente, appelées rampants, dont la hauteur est de 10 cm maximum, la longueur du plateau doit être comprise entre 2,50 m et 4 m et la longueur des rampants : entre 1 m et 1,4 m. Le point d’attaque est inférieur ou égal à 5 mm et la pente des rampants ne doit pas dépasser 10 %.

Le type dos d’âne est de forme arrondie, comme le trapézoïdal, sa hauteur est de 10 cm et d’une longueur de 4 m maximum avec toujours les mêmes défauts.

Dans certains endroits nous trouvons des dos d’âne en creux (dit cassis) qui ne sont pas répertoriés et donc non réglementaires et peuvent faire l’office de gué quand il pleut beaucoup.

Texte Denis Vitiel – Photos : Denis Vitiel et Michel Savarin
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