Rétro : MAC 2017 (Mexique – Amérique centrale) – épisode 5

Après le Paris-Pékin 2008, nous vous proposons de revivre le MAC 2017, derrière cet acronyme se cache Mexique – Amérique centrale. Une aventure sous le soleil !

1er février / étape 4 : de Pochulta à Huatulco

6 h 30 : le jour se lève. Tous les bagages sont « au cul du camion », comme Michel nous l’avait vigoureusement demandé la veille au soir, en rentrant de notre soirée bien arrosée au ranch Finca de Vacqueros. « 6 h 30, c’est pas 6 h 35 », nous avait-il sermonné.

Message reçu 5 sur 5. Pour les lecteurs non-initiés, Michel, c’est Michel Cabart, notre chef d’expédition. On l’aime bien Michel, mais ça ne rigole pas pour ceux qui sortent des clous : « T’es en retard au départ, tu fais l’étape en voiture » : ça a le mérite de la clarté.
À propos de départ il faut que je vous raconte ce grand moment matutinal, à l’heure où les esprits sont encore un peu dans la brume. On reviendra sur les plages du pacifique plus tard.

Le départ, c’est un rituel immuable organisé tous les matins par Michel et Roland

Roland, c’est notre capitaine de route : la gentillesse incarnée, sauf lorsqu’il prend son sifflet où il devient un autre homme, comme on va le voir…

Le rituel commence donc par le “briefing” de Michel : réjouissances, planning et consignes du jour

Michel fait son briefing avec un mégaphone flambant neuf, mais régulièrement défaillant, ce qui le met à chaque fois de mauvaise humeur.

Heureusement la toujours pétillante Blandine délivre sa pensée du jour, qui nous invite à la méditation sur nos vélos, et détend l’atmosphère.

Comme vous pourrez le constater avec la pensée d’aujourd’hui (voir en dessous en fin de chronique), ça peut envoyer du lourd…

Le deuxième temps du rituel, c’est le premier coup de sifflet de Roland

Roland se lâche sur son sifflet de gendarme : un coup puissant, violent, relevant de la une corne de brume ou de la sirène de pompier.

L’atmosphère se retend…

C’est le signe que le départ ne va pas tarder.

On se prépare comme on peut en faisant l’inventaire :

  • les lunettes, bon dieu, je les avais sur le nez il y a deux minutes
  • les gants qu’on pensait avoir mis dans la poche arrière du maillot
  • la crème solaire, qu’on va tartiner comme on peut, en grosse couche

 

Troisième temps du rituel : le deuxième coup de sifflet de Roland cinq minutes plus tard Roland se déchaîne : encore plus puissant et violent que le premier qui se voulait une aimable invitation au voyage….

Roland est déjà sur la route.

Cette fois, c’est parti : il est temps d’enfourcher nos montures et de rejoindre le groupe. La belle chenille rouge des MAC 2017 se met en mouvement.

 

En route pour Huatulco

Nous quittons donc l’hôtel à 6 h 30 pétantes, cette fois ci non pas sur nos vélos, mais. sur et dans les véhicules de la police ! Non que nous ayons commis une quelconque infraction, mais pour aller au plus vite prendre un solide petit déjeuner au ranch Finca de Vacqueros, avant de revenir à Pochulta pour le rituel du départ.

Nous quittons Pochulta pour foncer vers la mer. Après une cinquantaine de kilomètres vallonnés, nous découvrons enfin la grande bleue à Huatulco : le Pacifique est là devant nos yeux.

Sympathique réception officielle sur la corniche, avec la Marseillaise en introduction et une distribution de drapeaux français et mexicains par des jeunes qui se mêlent à nous et aux policiers pour des photos souvenir bon enfant.

Il est environ 13 h. Il est temps de rejoindre un magnifique restaurant en bord de plage où nous sommes attendus pour un buffet digne du club Med. Beaucoup ne peuvent plus attendre et plongent en cuissards dans les rouleaux.

Bilan de la journée vélo

Distance parcourue : 56 km / cumulé : 294
Dénivelé positif :
615 m / cumulé : 3 725

Texte : Alain Lhommeau – Photos : Jean-Luc Tranier et Alain Lhommeau
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