Le vélo, un atout pour des déplacements sécurisés après le confinement

Pierre Serne a été missionné par la ministre de la Transition écologique et solidaire, pour élaborer un plan « le vélo après le déconfinement ». Le CEREMA a participé à l’établissement d’un guide à cet effet.

L’aménagement cyclable temporaire peut être un levier pour aider aux déplacements sécurisés post-confinement.
Les obstacles et leviers ont été abordés lors d’une vidéo-conférence organisée par le CEREMA.

En France, les mesures de confinement ont entraîné une baisse inédite de tous les déplacements, et un recul sans précédant des  véhicules  motorisés  sur  la  voirie,  laissant  la  place  à  de nombreuses opportunités de rééquilibrage de l’espace public.

Lors  de  la  sortie  du  confinement,  il  est  souhaitable  que  de nombreux Français choisissent le vélo comme moyen de transport pour leurs trajets quotidiens.

Pour préparer l’espace public et améliorer les conditions sanitaires des cyclistes qui doivent se déplacer, le Gouvernement a pris des mesures pour encourager la pratique du vélo par les Français avec le développement de pistes cyclables temporaires et le lancement d’un plan de 20 M€ par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Ces  recommandations  ont été formalisées par  le  CEREMA  à  la  demande  du Ministère dans une sorte de « guide express ».

En accompagnement de la sortie de son guide, le CEREMA propose une série de 6 formations flash pour découvrir les 7 leviers qui faciliteront la circulation des cyclistes pendant le déconfinement.

Dans ce guide  qui s’intitule « Aménagements Cyclables provisoires : Tester pour aménager durablement » il manque l’interurbain et nous souhaitons qu’il soit étoffé par nos propositions.

Nous avons invité nos délégués Sécurité et les Présidents de clubs à s’investir pour le développement du vélo.

Les  sept premières mesures sont :

1 / Réduire le nombre de voies affectées au trafic motorisé

Les 2×2 voies ou 2×3 voies sont transformées en une voie cyclable plus 1 ou 2 voies pour les véhicules motorisés

2 / Élargir les aménagements cyclables existants

Les aménagements cyclables existants n’offrent pas toujours la largeur nécessaire à une circulation dans des conditions sanitaires satisfaisantes.

Les aménagements cyclables unidirectionnels doivent donc, si possible, disposer d’une largeur de 2,5 mètres.
L’espace peut être gagné sur les voies adjacentes, sans nécessairement modifier le nombre de voies.

3 / Agir sur les emplacements de stationnement motorisé

Dans certains secteurs, les mesures de confinement ont entrainé une libération des places de stationnements motorisés. Cela peut être l’occasion de transformer l’espace ainsi libéré en aménagements cyclables.

4 / Garantir un faible trafic motorisé en modifiant le plan de circulation

Sans forcément remettre en cause en profondeur l’ensemble du plan de circulation, plusieurs mesures ponctuelles peuvent être envisagées

5 / Modérer la vitesse

La modération de la vitesse est un des outils fondamentaux de la sécurité réelle et perçue des cyclistes.

6 / Autoriser les cyclistes dans les couloirs bus

Il peut être envisagé d’autoriser provisoirement la circulation des cycles dans les couloirs de transport en commun en site propre, auparavant interdits aux cyclistes

 7 / Mettre en place du stationnement vélo

Il est recommandé de profiter de l’espace libéré par la baisse du volume de trafic pour positionner du stationnement vélo amovible, afin de s’adapter à la demande.

 

Plus d’informations sur le site du CEREMA : www.cerema.fr

Texte et photos : Denis Vitiel, Président Commission Sécurité, Technique & VAE de la Fédération française de cyclotourisme
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