Après le Concours de Machines 2019, rencontre entre passionnés (1/2)

Sophie Latapie et Matthieu Chollet – Cycles PechTregron – ont invité les passionnés des belles machines à se rencontrer à Bruniquel (82) où le Concours de Machines 2018 avait reçu un formidable accueil. Matthieu Chollet nous parle de l’artisanat du cycle et du Concours de Machines.

À Bruniquel, Matthieu Chollet est le régional de l’étape. C’est dans ce petit village perché au-dessus des gorges de l’Aveyron, qu’à son initiative, s’était déroulé le Concours de Machines 2018. Pour remercier toutes les personnes qui s’étaient impliquées dans l’organisation, Matthieu Chollet a mis sur pied cette soirée. 

Au programme : projection de l’excellent film de Carine Pilosoff / CréaLens consacré au concours 2018, exposition des productions des artisans de la région, tous membres de l’Association des Artisans du Cycle. Frédéric Ducès qui ressuscite les selles « Idéale », Gaël Baudou, constructeur des « Baudou Bikes » , Matthieu Chollet des Cycles PechTregon, Martignac avaient fait le déplacement.

Toutes les personnes présentes, des passionnés de belles machines, des connaisseurs, des utilisateurs, ont apprécié le travail des artisans et le rôle joué par l’Association des Artisans du Cycle.

L’Association des Artisans du Cycle


Elle regroupe près d’une trentaine d’artisans cadreurs, des artisans pour composants, des ateliers et cafés vélos. Elle a pour but de représenter, accompagner, structurer et protéger le métier d’artisan du cycle et notamment celui d’artisan cadreur. Elle a également pour but d’organiser et promouvoir le « Concours de machines ».

Le Concours de Machines

Matthieu Chollet qui a participé aux concours 2016, 2017 et 2019 et a organisé celui de 2018, est bien placé pour nous en parler. Il nous livre son point de vue sur cet évènement annuel qui permet le rayonnement de la fabrication artisanale française de cadres et composants ou accessoires de vélo :

« Le Concours de Machines est un concours technique, directement inspiré des concours du passé dont il se revendique, la continuité et le renouveau. Les concours historiques ont inventé la randonneuse légère, aujourd’hui très aboutie. Mais les pratiques évoluent et se diversifient et de nouveaux vélos sont à imaginer. Trop peu de constructeurs profitent à mon sens du concours comme d’un exercice, un laboratoire d’essai. C’est pourtant là le meilleur moyen de faire connaître ses productions, mais surtout sa capacité d’adaptation à un projet. Il ne s’agit pas seulement de montrer un beau vélo artisanal bien réalisé, ce que nous savons faire toutes et tous. Un salon suffit à cela. Le concours pousse à l’optimisation et au progrès, à aller de l’avant, et non pas au conservatisme des savoir-faire et des conceptions de vélos du passé (qui conservent tout leur intérêt dans la production de vélos artisanaux). C’est en tout cas, j’en suis convaincu, mal comprendre ce que ces vélos ont été en mesure d’apporter en leur temps et ce à quoi nos productions actuelles peuvent et se doivent de contribuer aujourd’hui. »

Et il conclut :
« Vivement l’an prochain, plus tôt dans la saison estivale, et de nouveau en Occitanie…
– Pourrait-on en savoir un peu plus ?

– Il sera probablement un prolongement de l’édition 2018 de Bruniquel, mais cette fois sur les pentes pyrénéennes, en conservant une alternance bi-annuelle de profil routier (Ambert et Paris-Brest-Paris) et de sortie des sentiers battus (B.roads à Bruniquel / Lannemezan). »

 

À suivre…
Dans un prochain article, Matthieu Chollet nous détaillera sa machine présentée au Concours 2019.

Texte : Georges Golse – Photos : Francis Touzeau et Georges Golse
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