Coup de projecteur sur l’éclairage

Au sein de la commission Sécurité de la Fédération française de cyclotourisme, nous sommes souvent questionnés sur l’éclairage et nous avons profité de notre visite au Salon Eurobike pour découvrir les nouveautés et tendances futures. Et faire ici quelques rappels.

Quelques rappels


Il faut d’abord  rappeler que les éléments d’éclairages avant et arrière doivent être présents en permanence sur le vélo et que les allumer dépend de la luminosité ou de l’endroit où l’on se trouve. C’est l’agent verbalisateur qui décide si vous êtes visible ou pas par exemple en sous-bois. Nous parlons bien d’éclairage et non pas des lumignons à une ou deux LED vendus « pour être vu » dans certains magasins.

Que dit le Code de la route ?


Un éclairage doit, comme son nom l’indique, éclairer la route mais :

  • le Code précise « à une distance maximum de 30 m ».
  • quant à l’éclairage lui-même, il est précisé qu’il ne doit pas être éblouissant. Il faut donc faire attention à sa puissance mais aussi au prisme des réflecteurs réglant le faisceau ainsi que l’inclinaison.

En fonction des prismes la zone d’éclairage n’est pas la même, mais bien évidemment la puissance de l’éclairage est proportionnelle au nombre de lux. Le positionnement de l’élément d’éclairage est aussi important afin de ne pas éblouir les conducteurs des véhicules arrivant en face. Nous conseillons de ne pas dépasser 80 lux ce qui correspond largement au 30 m préconisés.

Côté VTT


Étant donné la nature du terrain, sa pratique nécessite une très bonne visibilité. Il est donc conseillé d’opter pour un éclairage avant d’au moins 500 lumens. Le champ de vision doit être le plus large possible. L’autonomie ainsi que la solidité du matériel sont des paramètres à prendre en compte.
L’éclairage sur casque a l’avantage de suivre la même trajectoire que notre regard contrairement à celui fixé sur le cintre. Cela peut être particulièrement utile dans le cas d’un virage serré par exemple.

Deux types d’éclairages sont particulièrement recommandés en VTT :

  • un éclairage avec batterie sur cadre de 150 lux (1 000 lumens). Dans ce cas il devra avoir deux positions pour pouvoir être modifié pour une circulation sur la route
  • un éclairage sur casque de même puissance qui ne devra être utilisé que dans les chemins, complété par un éclairage conforme sur le vélo pour la route.

Attention !  Problème de mesure de l’éclairage


Certains fabricants s’expriment en lumens et non en lux. Avec les ampoules et les lampes modernes (LED et halogènes), les rendements lumineux sont certes meilleurs mais très variés en fonction de la technologie. Ainsi, les watts ne permettent plus de se faire une idée de la puissance d’éclairage. Pour avoir cette information, il faut regarder la quantité de lumens émis. Cette indication figure obligatoirement sur les emballages mais on ne la trouve généralement pas sur les lampes elles-mêmes.

Qu’en est-il du double éclairage ?

Code de la route : « Deux feux ou dispositifs de même signification et susceptibles d’être employés en même temps doivent être placés symétriquement par rapport au plan longitudinal de symétrie du véhicule. Ils doivent émettre ou réfléchir des faisceaux lumineux de même couleur et de même intensité ». Ceci veut dire que l’on peut mettre deux lampes sur notre guidon à condition que les éléments d’éclairage soient identiques et placés symétriquement par rapport à la potence ou par rapport au tube de selle ou sur les haubans à l’arrière.
Il semblerait qu’un éclairage complémentaire sur le casque ou sur la personne (lampe frontale) soit toléré par les autorités ainsi que les accessoires additifs tels que sac avec clignotant intégré.

 

Texte et photos : Denis Vitiel
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