Les Cyclomondistes en Australie

Il y a longtemps que nous n’avions pas pris de nouvelle de nos Cyclomondistes ? Ils ont quitté l’Asie pour un nouveau continent, l’Australie. Suivons Emily, Damien, Hugo et Soline sur la trace des kangourous.

Lors de notre dernier épisode, la famille nous expliquait vouloir changer de mode de transport. L’expérience en Asie a atteint ses limites avec des vélos et surtout deux enfants en bas âge. Comme le dit Damien : « Nous avons envie de changement et de renouveau dans ce voyage. » C’est donc à pied qu’ils continuent le périple en direction de l’Australie. Sur place, ils vont pratiquer le workaway qui consiste à donner un coup de main en échange d’un hébergement.
Emily raconte cette nouvelle aventure familiale touristique.

Du 20 mars au 5 avril 2019 – Découverte de l’Australie


Le 20 mars, après cinq mois sur le continent asiatique, nous quittons Bali pour partir en Australie. Nous prenons un avion avec beaucoup d’Australiens qui rentrent de vacances et nous découvrons un anglais à l’accent très différent. C’est un peu notre hantise : va-t-on les comprendre ?

Perth, une ville ordonnée bien différente de l’Asie


Arrivés à Perth, nous devons prendre des transports en commun pour rejoindre la petite ville de Chidlow à 1 h 30 de route. Je suis ravie de retrouver une autre culture car j’avoue que je commençais à saturer un peu du « bazar permanent » de l’Asie. Comme quoi, ce qui nous plaît à la découverte d’une culture peut nous fatiguer sur du plus long terme. Me voilà ravie en contemplant des trottoirs larges et non encombrés, des devantures de magasins rangées, des rues larges et dégagées… Propre et dégagé ! C’est vraiment ce qui me vient à l’esprit en découvrant la ville de Perth. Moi qui ne suis pas maniaque, je ne pensais pas que mon cerveau ait un jour ce « besoin d’ordre ».

Les enfants sont ravis de se retrouver dans la nature, au contact d’autant d’animaux. Et nous aussi. Nous voici en compagnie de Bobby, Jack, Biscuit et Kit Kat, les chevaux ; Bear, Nayla et Pumkin, les chiens, ainsi que des chats, poules et canards.

Premiers jours de travail à la ferme équestre


Le matin, nous travaillons quatre heures, sauf le dimanche. Les enfants nous donnent un coup de main pour certaines tâches : arroser les arbres, ramasser les crottins, nourrir les poules, jardiner, donner à manger aux chevaux, nettoyer le van, etc. Ils nous ont bien aidé ! De notre côté, nous ne comptons plus le nombre de brouettes transportées et de jardinage effectué. Les matinées étaient remplies et pas toujours variées. Et j’avoue que je regardais avec une pointe de jalousie l’autre volontaire qui elle, avait le droit de monter à cheval pratiquement tous les jours ou partir en balade avec Belinda. L’envie de remonter à cheval était bien là mais pour ma part, je n’ai pu effectuer aucune tache qui concernait les chevaux. L’ambiance entre volontaire était d’ailleurs parfois un peu froide, de peur, je pense, que j’ai moi aussi droit aux tâches sympas… C’est dommage car nous avions finalement peu d’échange entre volontaires. Nous habitions ensemble mais ne partagions finalement pas grand chose, jusqu’au repas du midi qu’ils préféraient souvent prendre de leur côté. 

Une intégration pas toujours simple


Le soir, par contre, nous mangions tous ensemble chez Belinda. C’est un moyen très sympathique de regrouper tout le monde autour d’un bon repas (on s’est régalés à manger de bons légumes qui nous avaient tant manqué). C’était par contre assez difficile pour nous de suivre les conversations. Tom étant bilingue, le débit était rapide et il était le seul à vraiment comprendre la conversation. On faisait répéter de temps en temps pour notre part mais j’avoue que ce n’était pas facile et nous nous sommes vraiment sentis très nuls en anglais.

Entre le nouveau vocabulaire en journée (brouette, pelle, râteau, graines, terreau,… et tant d’autres mots que nous ne connaissions pas) et le débit rapide du soir, combiné aux enfants à qui on parlait français, ce qui ne nous permettait pas d’être en immersion totale, on avoue que ce n’était pas facile. Mais nous avons progressé, c’est ce qui compte.

 

À la découverte de la région


Nous profitions des après-midis pour nous balader dans la toute petite ville et marcher jusqu’au lac, à 2 km de la ferme. Les enfants se sont baignés quelques fois. Nous avons eu du beau temps tout le séjour, avec très peu de pluie, uniquement quelques gouttes lors d’un orage. Le bush est un endroit extrêmement sec et d’ailleurs, la seule source de stress ici, ce sont les incendies. C’est un peu une panique pour les habitants qui surveillent de près les nouvelles pendant l’été. Nous y sommes en automne, donc il y a moins de risque et il fait moins chaud (il fait d’ailleurs très frais le matin). 

Après les quinze jours, nous avons décidé de louer une voiture pour reprendre la route et ne pas chercher d’autre endroit pour une semaine de travail supplémentaire. Cela va nous permettre de visiter un bout de la côte ouest.

Retrouvez toutes leurs aventures sur www.lescyclomondistes.com

Texte et photos : Damien et Emily – www.lescyclomondistes.com
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