Le Pérou à vélo : Cabanaconde pour une visite entre canyon, volcans et désert…

Nous retrouvons notre équipe d’aventuriers composé de Bernadette, Annie et Yves au sud du Pérou dans le canyon de Cabanaconde pour une visite entre volcans et désert…

Retour à Cabanaconde, village où ces dames portent différents chapeaux, Annie nous fait la visite.

Jupe longue sur plusieurs jupons et chapeau blanc brodé en rappel aux sommets blancs qui entourent le rio de Colca.

Un autre chapeau est porté, brodé, très coloré avec représentation des volcans aux alentours.

Le canyon du Colca sur  trois jours

Le canyon du Colca est le deuxième plus profond au monde avec une profondeur de 3 400 m. Le rio Colca étant à 2 000 m d’altitude environ. Univers vertigineux, minéral, parsemé d’oasis fertiles avec cultures de maïs, avocats, figues, oranges, etc…

Douze villages sont installés dans ce canyon avec un accès piste ou piéton. Le droit d’entrée dans ce canyon est redistribué aux villageois chez lesquels nous pouvons nous loger tout comme se restaurer pour des sommes très modiques.

L’endroit est réputé être celui des condors, il faut croire qu’ils ont déserté puisque nous n’en verrons que très peu.

Enfin un condor, plusieurs essais de vol pour tester les bons courants, le quatrième sera le bon.

Descente de 1 200 m dans les profondeurs du canyon dont la chaleur est plombante, dans un environnement de sécheresse extrême.

À Llahuar, la source d’eau chaude, qui se jette dans la rivière, détend nos muscles de randonneurs.

Peu de monde rencontré sur ces trois jours, on navigue d’un village isolé à un autre en transpirant dans les longues ascensions. Toute cette immensité de paysages semble être que pour nous.
Néanmoins, nous assistons aux travaux d’adductions d’eau, les ânes portant les sacs de ciment, le reste étant porté à dos d’hommes (quatre ensemble) en relais. Dur labeur pour ces gens, on se croit transporté dans un autre temps.

Chaque plante cherche un peu d’eau, le cactus sert de réservoir à cette plante.

Arbuste avec fruits dans le canyon de Colca, non identifié, jus blanc dégageant un parfum agréable. Rencontre avec un guide local qui ne connaît non plus…

La région la plus verte et la plus touristique du canyon est l’oasis Sangalle.

Les zigzags à droite, ce que nous remontons pour sortir du canyon soit 1 300 m en 2 h 30.

 

Pampa de Majes (région ouest d’Aréquipa)

Arrivant en fin de voyage à vélo et après avoir parcouru différents paysages on pensait avoir tout vu. Eh bien là, nous avons été fortement impressionnés durant ces cinq étapes dont deux qui nous rappellent l’importance de l’eau, sans elle la vie n’est pas.

On quitte la région fertile de Cabanaconde sur route asphaltée grimpant et descendant dans un désert de cactus. Seuls sur cette belle route, on se laisse porter d’un virage à l’autre, on profite de l’espace.

Huambo, nous acceptons de figurer sur la page Facebook® de notre hébergeur.

Il faut montrer le jupon du dessous…

Région de volcans.

Une journée sur piste sableuse recouverte de petits graviers. Les deux montées à 4 250 m se font facilement par contre les descentes sont plus risquées avec l’accumulation de sable dans chaque virage, donc prudence, prudence…

On cherche désespérément un coin plat et dur pour planter la tente…. 17 h enfin à 3 200 m c’est fait ! mais la rivière est devenue rivière de sable.

Rivière de sable.

Nous pensions qu’en redescendant à des basses altitudes nous trouverions de l’eau. Fort heureusement un 4×4 que nous croisons nous offre des bouteilles d’eau.

Un désert incroyable à ne plus en finir jusqu’à Arequipa, presque angoissant.

Le désert rocailleux fait place au désert de sable sans eau et sans ombre.

Qui va manquer d’eau le premier : les cyclos ou cet arbre fraîchement planté ?

Ville = oasis avec rio et forte irrigation.

El Cruce ville située sur la Panaméricaine qui traverse la zone désertique. L’irrigation permet quelques cultures. Ici, culture de cactus comportant un feuillet avec petit réceptacle pour récupérer les cochenilles avec lesquelles on fait la teinture naturelle : le rouge carmin.

 

Aréquipa

Ville de plus d’un million d’habitants située à  2 330 m d’altitude. La voie rapide étant en gros travaux, comme de bons cyclos que nous sommes, on force le passage mais au bout de quelques kilomètres on se retrouve sur une piste pour faire notre entrée dans Aréquipa.

Les volcans qui surplombent la ville d’Aréquipa

Le Chachani (6 075 m)

Le Misti (5 822 m) vénéré par les péruviens.

Cathédrale dont la façade est composée de 70 colonnes. Belle roche volcanique blanche.

Des longueurs d’arcades entourent la magnifique place des armes.

Monastère Santa Catalina

L’origine date du XVIe siècle avec quelques reconstructions suite à divers séismes. C’est le plus grand couvent du monde avec une superficie de plus de 20 000 m2. Il comprendre 80 maisons, des rues. À l’époque, il était réservé à la noblesse espagnole. Les filles arrivaient à 12 ans, non par vocation mais par obligation, pour quatre ans de noviciat, renfermées seules dans une cellule avec deux sorties par jour. À 16 ans, devenues religieuses, la vie devient sociale et luxueuse avec des fêtes, des servantes, le tout est financé par une dot faramineuse donnée par les parents. Une réforme en 1871 apportera une vie plus austère et monacale à ce couvent.

Cloître des novices. 

Cloître des orangers destiné aux religieuses professes.

Rue de Tolède, la plus longue avec des constructions les plus anciennes du monastère.

Rue de Séville.

Filtre à eau avec une pierre volcanique. 4 litres d’eau potable par 24 h pour 3 à 4 religieuses.

 

La princesse des glaces

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Photo interdite au musée, elle provient du net. Juanita est visible de mai à décembre pour des raisons de conservation.

Grande cérémonie Inca

Qui consiste à sacrifier un enfant (12/14 ans) de la noblesse en l’offrant aux dieux de la montagne pour apaiser leur colère manifestée par une grande sécheresse ou famine.

Après de longs mois de marche pour accéder à près de 6000 m, on faisait boire de la chicha alcoolisée, des plantes hallucinogènes, coca, une fois endormi l’enfant est sacrifié pour, pensait on, rejoindre les dieux. C’était plutôt présenté comme un honneur.

À ce jour, plusieurs corps d’enfants sacrifiés ont été découverts aux sommets des montagnes du Pérou, Argentine et Chili.

Réserve nationale de Paracas et les îles Ballestas

La réserve nationale est composée de 35 % de terre (péninsule de sable) et 65 % d’océan.

Péninsule aux trois couleurs, rouge provoqué par l’oxyde de fer, jaune à cause du quartz et enfin blanc formé par des cristaux de sel.

Plage de sable rouge provenant de roche volcanique.

Une partie des Îles Ballestas.

Des milliers de cormorans recouvrent cette île. Ce sont eux les meilleurs producteurs de guano tant en quantité qu’en qualité.

Cet or « blanc » a provoqué un conflit entre le Pérou, la Bolivie et le Chili en 1879/1884. La Bolivie en a perdu son accès à la mer et le Pérou un territoire.

Les îles sont formées de plusieurs arches.

Pélicans.

Les manchots de Humboltd, les cormorans, etc…

Otaries et lions de mer.

Une multitude de fous de bassan.

L’huitrier.

Courlis.

Géoglyphe haut de 180 m sur un flanc de la péninsule de Paracas. Dessin en négatif creusé sur 50 cm de profondeur. Pas de datation ni de civilisation.

Cuisine picantéria d’Aréquipa

Rocoto relleno : poivron farci de viande ou légumes avec pomme de terre et fromage local.

Chupe de camarones : grosse soupe d’écrevisses.

L’adobo : plat du dimanche, viande de porc mariné dans la chicha alcoolisée.

On se prête à la préparation d’une sauce…

Cantuta, fleur nationale du Pérou. Un fleur sacrée pour les Incas. 

Texte et photos : Annie Proust – www.veloperou.wordpress.com
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