À Vélo… Tout simplement – Brésil : Sao Bento do sul – Sao Paulo

17 mars – 6 avril 2017.Nous reprenons la route sous la pluie. Nous n’apprécions pas la descente nous menant au bord de l’Atlantique. Route un peu glissante, camions à dépasser…Cinquante sixième épisode. *À suivre

Rodizio, ou comment reprendre rapidement des kilos….

Heureusement, en arrivant à Joinville, nous sommes hébergés chez Bruna et Tobias. Un couple adorable. Nous avions prévu de n’y rester qu’une nuit. Au final, nous resterons 3 jours à regarder tomber la pluie. Nous serons invités au repas dominical avec toute la famille. Bruna et Tobias nous inviterons également à découvrir une spécialité Brésilienne.. Le rodizio. Le principe existe pour tout. Pizza, Viande, desserts…. Ce soir-là, nous avons choisi un rodizio de pizzas. Le serveur passe entre les tables, permettant de gouter à volonté aux 74 saveurs différentes de pizzas, pâtes, gratins. Il y en a pour tous les goûts Salé, sucré, à la glace…. Un vrai régal, une aubaine pour les cyclistes affamés.

C’est triste un bord de mer sous la pluie.

Nous profitons également de cette halte pour décider du circuit que nous allons suivre pour rejoindre Sao Paulo. Bien à l’abri de la pluie, nous optons pour la côte Atlantique, rêvant de plages vierges au sable blanc.
Il n’y a pas vraiment de routes dessinées sur les cartes, mais en discutant avec les locaux, il parait que cela passe.
Nous tentons l’expérience, nous avons du temps et cela vaut mieux que de suivre la route principale et ses flots de camions.
Pour suivre la côte, il nous faut prendre plusieurs bacs.
Par contre, la météo est incertaine. Pluie, grisaille Nous longeons des plages, désertées et tristes. Quelques rares personnes sortent à l’apparition du soleil, d’intrépides surfeurs, mais dans l’ensemble pas grand monde dans ces villes balnéaires.

La gadoue.

La progression continue en empruntant un bateau uniquement de passagers.
La traversée est plaisante, avec les dauphins accompagnant le bateau.
Nous débarquons à Guaraquecaba, il y a une belle piste que nous suivons sur une vingtaine de kilomètres, puis la piste devient plus étroite, nous ne croisons plus que des mobylettes. Arrivés au village de Batuva, nous sommes en pleine jungle.
La piste s’arrête. Les villageois nous expliquent qu’il y a bien un sentier sur 27 kilomètres pour rejoindre une autre piste… Parfait. Nous nous y engageons…. 3 kilomètres en 1 heure….
Enormément de boue. Nous avançons d’un pas pour reculer de trois. Epuisés, nous renonçons à poursuivre et retournons au village pour enlever la boue et passer la nuit dans le bar-épicerie-lieu de vie.
Le lendemain nous rebroussons chemin, mais ne retournons pas au port, car le village n’est desservi qu’une fois par jour par la voie maritime. Nous suivons donc une piste bien sympathique pendant plus de 100 kilomètres pour nous retrouver à quelques bornes de notre point d’embarquement…

Rodovia Régis Bittencourt

Suite à cet essai loupé, nous nous résignons à regagner la route principale. Pour ce faire, une belle route de montagne toute en pavés. Interdite aux camions. On pourrait presque la comparer au Saint Gothard… Une fois la route 116 rejointe, nous savons que les 400 kilomètres nous séparant de Sao Paulo ne vont pas être les plus fun du voyage. C’est un peu comme si nous descendions de Dijon à Marseille sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute A7…. Enormément de camions, de morceaux de pneus éclatés, qui nous vaudront 6 crevaisons… Des nuits sur les parkings de station services, ou autres stations de vidanges…
Pour ne pas rentrer à une heure trop tardive dans Sao Paulo et ses 17 millions d’habitants, nous faisons un dernier arrêt dans la caserne de pompiers de la proche banlieue. Nous y sommes très bien accueillis, avec en bonus, un repas concocté par Eric, un chef cuisinier…

Sao Paulo : 3ème plus grande ville du monde

Le lendemain, nous avalons rapidement les 30 kilomètres nous séparant du centre de Sao Paulo. Les nombreuses pistes cyclables rendent l’arrivée moins compliquée que prévue.
Andrea, Augusto et le petit Nicolas nous accueillent dans les quartiers nord, et chics, de Sao Paulo. Nous y passons 8 excellents jours. Malgré leur travail, ils prennent le temps de nous faire découvrir la ville. Nous passons également les soirées à échanger sur nos différences, notre mode de vie, la politique… Cela est d’autant plus facile que Augusto parle un excellent Français.
Nous avions prévu de faire une escapade de quelques jours à Rio de Janeiro en bus. Mais une rage de dents (pour Christian) avec des soins sur 3 jours, nous bloquerons à Sao Paulo.

Complètement à l’Ouest depuis trop longtemps

La pluie, les camions, la boue. Nous sommes arrivés au terme de ce continent. Envie de changer. Du coup, nous avons achetés des billets d’avion.
2 ans et plus de 37 000 km que nous sommes à l’ouest. Il est temps de se remettre dans l’axe.
Ce soir les vélos sont dans des cartons. Demain, nous serons à l’aéroport.
Avant de partir nous passons un dernier après midi avec Pascal, un cyclo Suisse déjà rencontré à plusieurs reprises.
Lui aussi termine ici son périple sud-américain. Son avion part le 14 avril à destination de Johannesburg.

Fin de la deuxième partie du voyage.

En attendant les prochaines nouvelles…. Give me five.

* Ce sont les paroles et photos de Patricia et Christian que vous retrouvez tout au long des reportages.
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