Couleurs café

Jessica, soutenue par notre Fédération avec la bourse « Jeune Voyageur », poursuit, en solo et en vélo, son voyage en Colombie. L’occasion de faire de belles rencontres et de découvrir la culture du café.

Alors que je cherchais un Warmshowers ou Duchacalientes qui puisse m’accueillir pour une nuit du côté de Pereira, ville située dans le département de Quindío, où les routes se fraient un chemin entre les collines verdoyantes entièrement recouvertes de café, une jeune femme en scooter s’est arrêtée à mes côtés pour me demander si j’avais besoin d’aide. « Viens à la maison, me dit-elle, la porte est grande ouverte et j’ai hâte que tu me racontes tes aventures. » C’est alors qu’en dégustant un excellent café tout en racontant mon périple, que j’ai lu sur le petit paquet de café : « El MilAgro, Finca de café agro-écologique ». Elle m’a conseillé de m’y rendre. Voilà comment j’ai connu la Finca El MilAgro.

Le miracle du café

El MilAgro signifie « Le Miracle ». C’est Erasmo, créateur de l’exploitation, qui a souhaité baptiser cette ferme ainsi, car cela relevait du miracle pour lui de pouvoir cultiver ses propres terres. L’acquisition de la Finca El MilAgro n’aurait pu se faire sans l’émigration de Martha, la fille aînée de Erasmo, en France. Elle a travaillé d’arrache-pied afin de pouvoir envoyer de l’argent à ses parents dans l’espoir qu’un jour ils puissent réaliser leur rêve : travailler leur propre terre. Et ce fut le cas en 2003 avec ainsi la promesse d’une vie de qualité et de liberté. Erasmo va même jusqu’à dire qu’il considère avoir arrêté de travailler le jour où il est arrivé ici.

Des propriétaires heureux et respectueux

Lorsqu’ils ont acquis les terres, celles-ci servaient de pâturages et avaient un sol assez pauvre. Quand le couple habitait à La Seca, ils avaient réussi à créer un micro-écosystème dans lequel ils pratiquaient la permaculture sans même connaître ce terme. C’est ainsi qu’à l’acquisition de El MilAgro c’est avec le même amour et la même énergie, qu’ils ont remplacé le pâturage par des arbres, des fleurs, des espèces natives, des plantes médicinales, qui permettent aujourd’hui à ce lieu d’être doté d’une riche biodiversité.

Pour en savoir plus et lire le récit complet des aventures de Jessica, rendez-vous sur son site sustainable-dreams.org 

Retrouvez l’article complet dans la revue Cyclotourisme de décembre 2017 (n° 674). 

Texte et photos : Jessica Roy

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