L’Appel des Pyrénées : les jeunes y étaient !

La concentration « Appel des Pyrénées » qui clôture la saison 2017 a tenu une nouvelle fois toutes ses promesses avec plus de 350 participants. Parmi eux, les moins jeunes et les jeunes pousses des écoles de cyclotourisme du Club Olympique Bayonnais, ainsi que ceux de Saint-Jean-de-Luz venus du Pays Basque accompagnés de leurs moniteurs et accompagnateurs bénévoles réunis pour un week-end fédérateur et sportif au pied de cols de légende.

Lors de cette concentration fédérale, organisée par les Cyclos Randonneurs Ossalois, les jeunes étaient dans les rangs des participants et certains ont même pu s’offrir le col de l’Aubisque. Petit retour sur ce week-end. 

Le départ est donné

Le dimanche 8 octobre à 9 h, toute une cohorte de cyclos randonneurs monte vers la place de Laruns et file dans une ambiance détendue. Il est temps de partir et la petite troupe s’organise. Chacun trouve naturellement sa place dans la file. La gestuelle est ordonnée, précise, les ordres montent et descendent « droite devant, droite derrière, stop ! Les bras se lèvent, les bustes pivotent pour un regard furtif vers l’arrière. Tout le monde suit le tempo donné par Aurélie et obéit aux ordres. La traversée du village laisse place à la route qui s’élève crescendo.

En contre-bas, le soleil illumine le village de Laruns qui s’éloigne et disparaît pour laisser place à l’ombre des falaises où le soleil n’apparaît pas encore. Il fait froid. La file s’étire, trois groupes de niveau se forment, les moniteurs se positionnent et il le faut, car le flot incessant des véhicules qui montent vers la frontière et les Ventas du Pourtalet obligent à une grande prudence sur cette route étroite des gorges du Hourat, aux pieds desquelles serpente le Gave d’Ossau rendu muet par le bruit du trafic. Les deux écoles – c’est leur première sortie ensemble – ne se cherchent pas et roulent droit tout en en souplesse. La cohésion est parfaite. Les leçons de conduite en groupe si souvent répétées ont été bien apprises et prennent ici toute leur importance. Sans elles, la tâche d’encadrement serait autrement plus compliquée. Aurélie, Cécile, Monique, Cyrille, Julien, Jean-Marie, Jérôme, Marius, Mathéo, Théo, sont loin devant. Ils filent vers le col du Pourtalet avant de rejoindre le pointage à Fabrèges. Entourée de deux moniteurs, Eneida (11 ans), benjamine du groupe et de l’Appel des Pyrénées 2017, s’accroche. Voilà maintenant une heure et demi qu’elle se bat avec elle-même et contre la pente qui se redresse un peu plus à l’approche du village emblématique de Gabas indissociable de l’histoire du Pyrénéisme. La demoiselle est tenace. Les encouragements des cyclos se multiplient. Les moniteurs (Michel et Serge ) s’activent pour l’aider, juste ce qu’il faut pour ne pas lâcher si près du but. Au détour d’un virage, le petit pic et le grand pic d’Ossau (2 884 m) connus aussi sous le nom de « Jean Pierre » se détachent, illuminés d’une couleur orangée dans un ciel azur. C’est superbe.

Une rencontre entre générations

À l’approche du barrage de Fabrèges, nous apprenons que « M. Henri – B » grande figure du cyclotourisme est devant. La pente devient sévère. Nous nous arrêtons au pied de la dernière rampe. « Je n’y arriverai jamais ! » Devant elle, se dresse la masse imposante du barrage de Fabrèges. Nous longeons le lac dont le niveau est au plus bas. Michel nous a quitté pour aller à la rencontre du gros de la troupe sur les pentes du Pourtalet. Sacré Michel, moniteur fédéral hors pair, responsable activités jeunes au CoDep 64, toujours prêt à rendre service. L’équipe qu’il forme avec Cyrille, président du C.O.B et ses dirigeants est unique. Leur compétence de formateurs et leur engagement fédéral dépassent le cadre du département.

Le moral de Eneida est remonté en flèche. Désormais elle virevolte et se fraie un passage entre ceux qui montent de Laruns et ceux qui descendent du Pourtalet . Son arrivée ne passe pas inaperçue, les cyclos vont à sa rencontre, la félicitent, car tous l’ont vu souffrir sur son vélo trop petit pour elle. Elle, ce qu’elle veut, c’est aller pointer. Jacques Pothuaud, président du CoDep, s’en charge personnellement.

À  l’heure des discours, surprise ! M. Henri–B prend place près des enfants. Les regards se croisent, les générations aussi.

 

Rendez-vous en 2018

Ce fut, pour ces jeunes, un plaisir de se retrouver, de partager une journée de convivialité entre générations. Souvenir qui restera gravé dans leur mémoire pour des années. Seule remarque de la journée : « C’est quand qu’on se retrouve? Il paraîtrait que des journées de rencontres sont au programme de l’an prochain et ce sera à Saint Gaudens concernant l’Appel 2018.

Texte et photos : Michel Camy – Serge Lafitte -Cyrille Lefranger

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