Pédaler utile

Neuf à onze vitesses à la roue-libre, deux à trois plateaux au pédalier ! Comment concilier tout cela, comment s’y retrouver ? Voilà une des préoccupations majeures des débutants. Quant aux cyclotouristes aguerris, certains mériteraient la mention peut mieux faire…

Les développements :
La notion de développement est fondamentale dans la pratique du vélo. Il s’agit de la distance que parcours le vélo en un tour de pédale. Il peut être comparé au pas du marcheur, le pas étant la distance parcourue en une enjambée. Il existe le pas moyen, celui propre à chaque individu dans des circonstances normales, ce pas peut être allongé pour avancer un peu plus vite, ou raccourci lorsqu’on monte une pente par exemple. Il en est de même pour le cycliste qui utilisera un développement plus grand pour gagner de la vitesse ou un développement plus petit lorsque la route monte. A ce paramètre, il faut ajouter la cadence de la marche (marcheur) ou cadence de pédalage (cycliste). Un marcheur qui souhaite gagner de la vitesse fera des pas plus grands associés à une cadence plus rapide pour atteindre la course, de même un cycliste capable d’utiliser de grands développements avec une cadence de pédalage élevée atteindra les vitesses des sprinters lors des périlleuses arrivées du Tour de France !

Développement et braquet
Il y a souvent confusion entre les deux termes, ce qui n’est pas tout à fait faux puisqu’ils sont liés l’un à l’autre. La formule magique du calcul du développement est la suivante : P/p*C  où :
• P est le nombre de dents du plateau
• p le nombre de dent du pignon de la roue-libre
• C la circonférence de la roue, cette dernière étant mesurée pneu en place et correctement gonflé.
Le braquet est le rapport P/p et si le terme est plus fréquemment utilisé c’est parce qu’il est plus parlant et plus concret, faisant directement référence aux combinaisons plateaux/pignons. On dit plus facilement je roule en 38/24 plutôt que : J’ai un développement de 3,30 m !

Plateaux et roue-libre
Aujourd’hui, l’offre commerciale des éléments de la transmission – et surtout des roues-libres, devrait permettre à chacun de disposer d’une gamme de braquets (ou développements) propres à sa propre pratique, à ses motivations et possibilités. Il existe des principes de base à respecter et quelques accueils à éviter. Parmi ceux-ci, sachons que, pour un cyclotouriste :
– Les très grands braquets sont très souvent inutiles, les petits sont toujours utiles, voire indispensables !
– On ne pédale comme pédale le copain ou l’idole de sa jeunesse, mais selon sa propre approche et ses capacités (Encore faut-il être conscient de ses dernières)
– Le cyclotourisme est un plaisir, pas une galère et le vélo utilisé doit être au service du cyclotouriste, pas le contraire.

Faire ses gammes !
La revue Cyclotourisme de septembre 2015 (n° 649) propose un dossier sur la façon de constituer sa propre gamme de développements. Associé aux conseils prodigués par ailleurs par les médecins de la FFCT, voilà de la matière pour pédaler utile !

Télécharger le simulateur de développement

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