tour cyclo 2012 etape 13

Tour cyclotouriste international – Étape 13 – Saint-Affrique – Aurillac – Vendredi 29 Juin 2012

Nous avons quitté notre superbe hébergement, le complexe hôtelier CAP VERT, en direction d’Aurillac. L’origine d’Aurillac (Aureliacun = Villa d’Aurélius ) remonte à l’époque gallo-romaine.

On peut penser qu’à l’époque gauloise, le site primitif de la cité était sur les hauteurs qui dominent la ville de Saint-Jean de Dône (Done = dunum) et que, comme la plupart des Oppida, il a été abandonné après la conquête romaine au profit d’une ville nouvelle établie dans la plaine. Avec le retour de l’insécurité du Bas-Empire, on assiste au mouvement d’enchâtellement : un nouveau site fortifié est établi à mi-pente entre l’ancien oppidum et l’ancienne ville gallo-romaine, là où se trouve aujourd’hui le château Saint-Etienne.

Aurillac de par son climat continental de montagne bénéficie d’un très bon taux d’ensoleillement. En effet, avec en moyenne 2084 heures de soleil par an. Aurillac apparaît à tort comme la ville la plus froide de France. En effet, la station météorologique d’Aurillac est située, tout comme une partie de la ville elle-même, à 640 m d’altitude. Cette impression est donc donnée par comparaison avec les autres villes Françaises de la carte de Météo France qui sont toutes situées en plaine. Aurillac est simplement la seule ville de montagne de la carte météo.

Le festival d’Aurillac (Festival international de théâtre de rue d’Aurillac) se tient chaque année depuis 1986, à la fin du mois d’août pour une durée de quatre jours. Depuis 2004 ce festival est précédé par « Les préalables » souvent de début août au festival pré-festival proposant des spectacles de rues dans tout le Cantal (et parfois même en Corrèze). 2008 inaugure la première « université des arts de rues ».

Etape très difficile avec une température caniculaire.

Parole du CNO : Jean Jacques
Quatre ans. Il y a quatre ans je franchissais le col de Vars en vélo. Rien n’a changé depuis : l’Hôtel parfait, le petit déjeuner excellent, la pente pour accéder au col, toujours aussi dure, le lac, les sifflements (d’admiration ?) des copines (les marmottes) et le soleil qui répond présent. Une différence quand même qui a son importance : cette fois-ci je suis en voiture.

Je devais déjà participer au Tour 2010, mais une fracture du poignet m’en a empêché. Cette année j’étais heureux de participer au travail des accompagnateurs. Un œil toujours attentif à la vie du peloton. Ce travail, comme celui de tous les membres de l’équipe, se fait avec le plus grand plaisir et dévouement et si parfois (mais c’est très rare) un petit grognement se fait entendre c’est toujours pour améliorer le quotidien du groupe et surtout pour la SECURITE de chacun.

Accompagné de mon ami Yves, nous sommes chargés de vérifier le parcours et de diriger le peloton en cas de manque de précisions sur l’itinéraire (pas trop de critiques sur le contenu de l’étape certains itinéraires sont faits par le « boss » mais chut, ceci est entre-nous. Pour cela des « flèches » sont collées sur le sol pour diriger le peloton. Une seule consigne pour les coller sur la chaussée : aller très vite pour ne pas se faire transformer en hérisson écrasé ou en tapenade de cyclo.

Un travail assez simple mais qui demande une certaine connaissance de protocole. Il paraît que j’ai failli créer un incident diplomatique avec la Suisse : lors de notre passage dans la Confédération Helvétique lors de la troisième étape j’ai eu l’audace de coller des flèches (biodégradables) sur le sol Suisse. Un délit d’une très grande importance qui aurait pu dégénérer : un problème de flèches entre un membre de la tribu des Pieds Noirs (pour info, je suis né en Algérie) et le pays de Guillaume Tell. Ouf ! pas de suite, mais c’est juré, je ne le referai plus.

La journée commence très tôt pour partir avant les cyclos et compléter le « road book » tout au long de l’itinéraire. Comme tous les membres du CNO après avoir répondu toute la journée à un tas de questions sur le déroulement de l’étape : le nom de l’hôtel à l’arrivée, où se situent les pompes pour gonfler les pneus, rechercher le propriétaire d’un casque, d’un bidon, d’une paire de chaussures, récupérer une sacoche ou porte-monnaie au sommet d’un col etc., etc., etc. ; nous retrouvons notre chambre avec les joies de la lessive et du séchage rapide. Ce travail, je le partage avec l’équipe du CNO dans un esprit de franche camaraderie qui a elle aussi des contraintes et des obligations.

Et comme tout cela se fait dans une ambiance pleine de fous rires et de franche camaraderie partagés avec le peloton je pense être partant pour un Tour supplémentaire.
Quelque part, sur la route du Tour…

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