La revue Cyclotourisme : un long fleuve… avec quelques remous

Avec 90 ans d’existence, Cyclotourisme est l’une des plus anciennes revues sportives françaises. Et pourtant, elle a un bel air de jeunesse. Voici son parcours, conté par le menu.

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Naissance d’un bulletin fédéral
Une vraie revue
Enfin Cyclotourisme
Une revue de prestige
Erreur fatale
De la ronéo à l’imprimeur
Obligatoire ou facultative, telle est la question
Album de famille

Naissance d’un bulletin fédéral

La Fédération française des sociétés de cyclotourisme fut fondée en décembre 1923. À l’assemblée générale de février 1924, elle ne groupe encore qu’une quinzaine de clubs éparpillés dans l’Hexagone. Elle a besoin d’un bulletin de liaison et doit se faire connaître. Le n°1 de cet organe, titré Fédération française des sociétés de cyclotourisme, bulletin officiel, voit le jour dès avril. On le doit au secrétaire fédéral André de Boubers. D’un format 13,5 x 21, il est bien modeste avec ses huit pages dont la dernière est encore vierge. L’année 1925 compte deux numéros, 1926 en compte un seul, 1927 quatre : le bulletin est trimestriel.

© Collection Raymond Henry

© Coll. Raymond Henry

Deux numéros, encore notés trimestriels, paraissent durant le premier semestre de 1928, puis le bulletin devient bimestriel. La publicité qu’on a réussi à trouver a permis cette évolution. À cette époque, surtout dans la région parisienne, on lit La Pédale, hebdomadaire populaire qui comporte quelques pages cyclotouristes où écrivent les jeunes Georges Grillot et Philippe Marre, enthousiasmés par une activité qu’ils viennent de découvrir. Le Cycliste de Vélocio n’est lu que par une élite assez restreinte d’abonnés. La Pédale disparaît à la fin de 1928. André de Boubers connaît Grillot et Marre, tous deux membres individuels de la FFSC, ils sont désormais libres et la plume les démange. Il obtient leur collaboration bénévole. C’est un fonceur, il convainc le conseil d’administration fédéral de couvrir le risque financier du lancement d’une vraie revue : 20 000 F, alors que la FFSC n’a en caisse que… 1 500 F !

Texte et illustrations : Raymond Henry

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