Annie Proust : son engagement en cyclotourisme a ouvert la voie à d’autres femmes
Passionnée de cyclotourisme, Annie Proust est une femme libre qui a été touchée par le virus du voyage à vélo. Ses nombreux périples, notamment en Asie, occupent une place spéciale dans son cœur. Pourtant, malgré ses aventures, elle reste profondément ancrée dans sa vie de famille et dans son engagement associatif. Grand-mère de quatre petits-enfants, elle est aussi la présidente d’un club de cyclotourisme à Descartes (Indre-et-Loire), un rôle qu’elle assume avec détermination depuis 2008.
Pionnière dans un milieu traditionnel
Prendre la tête d’un club en 2008 n’était pas une mince affaire, surtout dans un milieu où les hommes occupaient majoritairement les postes de responsabilité. Annie Proust a pourtant relevé le défi, devenant ainsi une figure emblématique pour les femmes en Indre-et-Loire. 17 ans plus tard, son engagement a ouvert la voie à d’autres femmes, prouvant que leur présence aux postes de direction est non seulement possible, mais aussi nécessaire pour renforcer la confiance et attirer davantage de femmes dans le cyclotourisme.
« En 2008, j’ai ouvert la voie aux femmes en Indre-et-Loire. »
L’engagement, une aventure collective
Pour Annie, s’engager, c’est avant tout rejoindre une équipe. Elle insiste sur l’importance de la formation et du soutien du Comité départemental, qui propose des modules pour mieux accueillir, animer et organiser des événements. « Ne pas hésiter à échanger avec les clubs environnants pour les bons conseils. Nous sommes une grande famille, » souligne-t-elle.
Son expérience montre que les femmes apportent une approche différente : moins axée sur la performance pure, plus sur le plaisir, l’environnement et l’échange. « Une femme à la tête d’un club identifie mieux les besoins des cyclos, avec une meilleure écoute, plus de dialogues et de compromis, » explique-t-elle. Et d’ajouter : « Le côté convivial lors d’un anniversaire, la bouteille bien sûr, mais une femme complètera par un gâteau, le petit plus… »
Concilier engagement et vie personnelle
Annie Proust a su concilier ses responsabilités professionnelles, familiales et associatives. « Il faut anticiper, s’organiser, » confie-t-elle. Malgré un emploi du temps chargé, elle a même réalisé un rêve en 2012 : participer au Pékin-Londres de la Fédération, un voyage de cinq mois qu’elle a préparé pendant deux ans.

« En retraite, je parcours depuis en autonomie les routes du monde. Un grand merci à l’organisation de notre fédération. »
Des projets pour plus de parité et d’inclusion
Annie a mené plusieurs initiatives pour encourager la parité et l’inclusion dans son club. Elle a notamment accueilli des personnes en situation de handicap mental, une initiative qui perdure depuis 17 ans grâce à des bénévoles dévoués. « Nous n’avons pas encore la parité, mais grâce au VAE, des compagnes de cyclo ont adhéré à notre club, » précise-t-elle.
Pour attirer davantage de femmes, elle propose des sorties à thème (tourisme, gourmandise, rencontres avec des clubs voisins) et encourage la pratique du gravel, qui pourrait séduire les plus jeunes.
« Peut-être faire davantage de sorties à thème, tourisme, gourmand, rencontre avec des clubs de proximité. »
Des réussites qui inspirent
Parmi ses plus grandes fiertés, Annie cite la création d’une section dédiée au handicap, l’organisation du premier challenge régional de son club (qui a réuni 500 participants), et la participation active de son club à la semaine fédérale de Saumur. « Tout ceci donne un certain dynamisme et entraide au sein des membres du club, » souligne-t-elle.
« La section ‘handicap’, l’organisation de notre premier challenge régional, l’engagement du club lors de la semaine fédérale à Saumur… »
Un message aux femmes qui hésitent
Annie Proust a un message clair pour les femmes qui hésitent à s’engager : « Vous n’êtes pas seule. Rejoignez une équipe, formez-vous, échangez. Le cyclotourisme a besoin de vous. » « S’engager, ce n’est pas seule, on rejoint une équipe. » « L’avenir du cyclotourisme se construit aussi grâce à vous, » rappelle-t-elle.







