Rétro : MAC 2017 (Mexique – Amérique centrale) – épisode 39

Après le Paris-Pékin 2008, nous vous proposons de revivre le MAC 2017, derrière cet acronyme se cache Mexique – Amérique centrale. Une aventure sous le soleil !

8 mars : Étape 37 – GUATEMALA :  de Uspatan à Santa Cruz del Quiché

On nous avait prévenu : « Guatemala en bicicleta no es facil »

Après le confort relatif du bus de la veille, il nous fallait remonter sur nos machines pour affronter cette nouvelle étape de montagne dans le Quiché.

Le Quiché, c’est un département du Guatemala, foyer d’un des peuples mayas historiques du plateau guatémaltèque, qui conserve sa langue et ses traditions.

Cette étape nous conduira à Santa Cruz del Quiché, chef lieu de cette région encore peu touristique, à plus de 2 000 m d’altitude.

Ce sera pour nous, en cette journée de la femme, l’occasion de croiser d’autres regards féminins, que vous retrouverez dans l’album photos de ce jour.

En partageant les efforts du bus dans les lacets, on avait déjà compris hier que les pourcentages à deux chiffres étaient la règle ici.

On allait pas être déçus…

Départ à 6 heures pour se donner une chance d’arriver avant la nuit.

La nuit tombe vers 18 h, mais il est prudent de ne pas rouler au crépuscule, vu l’état des routes et les sempiternels Topes, qu’on appelle ici des Tumulos, mais qui ont la même saveur que ceux du Mexique ou encore que les Bumps du Belize.

Lever à 4 h 15 et déjeuner à 5 h donc : ça vous plonge le cyclo dans une sorte d’euphorie dont il ne sort qu’aux premiers coup de pédales dans une pente à 15 %.

Les villages se succèdent presque sans interruption dans les premiers kilomètres : Il est à peine 7 h et partout surgissent les enfants partant pour l’école, impeccablement habillés dans leur costume gris bleu, col en V pour les garçons, blouson pour les filles, apportant le bois pour la cuisine du midi.

Les femmes sont déjà à la tâche, portant souvent de lourdes charges sur la tête ou à l’aide d’une courroie posée sur le front.

Les habitats sont sommaires et dispersés au milieu des cultures de maïs, de courges, de haricots et de pomme de terre, aliments de base des indiens quichés.

Quelques maisons, très humbles sont en bois, même si le bois est plus rare dans cette région ; la plupart sont construites en brique de terre assemblées avec un mortier de terre, mélangée de foin ou d’herbe sèche

Le toit est généralement en tôle ondulée ; parfois en tuile canal, comme ci dessus : les indiens fabriquent souvent eux-mêmes ces tuiles quand une carrière d’argile n’est pas loin.

Au km 65, un peu entamés par une montée de plus de 20 km après la pause déjeuner, nous faisons une halte-regroupement devant une de ces maisons traditionnelles en construction.

Réception courte à la mairie de Santa Cruz del Quiché, à la satisfaction de beaucoup d’entre nous après les 2 320 m de dénivelé de la journée.

La pensée du jour, par Blandine


“Dans chaque vieux, il y a un jeune qui se demande ce qu’il s’est passé”

 

Bilan vélo de la journée

Distance parcourue : 88 km / Cumulé : 2 967 km
Dénivelé positif : 2 420 m / Cumulé : 24 600 m

 

Texte : Alain Lhommeau – Photos : Benoît Sauphanor
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