Rétro : MAC (Mexique Amérique Centrale) 2017

À partir de 2016, une randonnée aventure est proposée aux cyclotouristes sous l’impulsion de Michel Cabart. Au programme huit pays parmi les plus emblématique de l’Amérique centrale.

Nous profitons de cette pause causée par la crise sanitaire pour revenir sur des événements majeurs en lien avec la Fédération française de cyclotourisme. Après le Paris-Pékin de 2008, nous vous proposons de revivre l’aventure MAC 2017, derrière cet acronyme se cache Mexique Amérique Centrale.

À l’initiative de cette rando-aventure, Michel Cabart revient pour nous sur les grandes lignes de ces deux mois de découverte et de rencontres humaines et sportives.

Questions à Michel Cabart

Le MAC 2016 et MAC2017 : c’était quoi ce « truc » ?

Non ce n’était pas un nouvel ordinateur Apple, mais juste un raccourci qui du Mexique jusqu’au Panama nous a fait traverser toute l’Amérique centrale.

« Petit raccourci » mais grand parcours à vélo nous ayant tout de même permis de découvrir huit pays : Mexique, Belize, Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica et Panama.

Donc MAC 2016 et 2017 = M comme Mexique et AC comme Amérique centrale (le Mexique faisant partie de l’Amérique du Nord).

Pourquoi 2 fois le même grand séjour ?

Tout simplement parce que pour le MAC2 016 nous avions été dans l’obligation de refuser des inscriptions. Au vu du côté magique de ce voyage il nous a donc semblé souhaitable de le reconduire une deuxième année.

Les grandes lignes du MAC  ?

  • 3 mois
  • 73 étapes à vélo
  • 6 000 km

Quant au relief, disons qu’il ne ressemblait pas toujours à celui d’un vélodrome, mais rien d’insurmontable pour tout cyclotouriste en bonne condition physique et ayant, plus que des mollets, un moral bien trempé !

6 000 km pour découvrir quoi ?

Pour nous Fédération française de cyclotourisme, un monde nouveau. Entre temples mayas et grandes richesses architecturales, entre terres de lacs et de volcans, entre cordillères, plateaux et forêt vierge, entre faune et flore flamboyante et d’une exceptionnelle richesse, tout a fait de ce grand séjour un « privilège de vie ».

N’oublions pas les rencontres avec ces peuples tout emprunt de ce mélange chaleureux de valeurs traditionnelles latino-américaines et auxquels les grandes difficultés de vie souvent existantes n’altèrent pas la générosité de l’accueil.

Nous avons cheminé le plus souvent dans un monde rural authentique, loin des infrastructures touristiques développées. La Panaméricaine n’a pas été pas notre tasse de thé !

Quels sont les huit pays parcourus ?

Résumons déjà en soulignant que nous ne nous sommes pas arrêtés à chacun des 4 400 sites mayas connus à ce jour !

Mais nous ne pouvions pas aller au Mexique sans visiter dans les Chapias et au milieu de la forêt tropicale, la zone archéologique de Palenque qui a été l’un des centres cérémoniels les plus importants du premier empire Maya.

Au Campeche ce sont les constructions monumentales d’Edzna qui nous ont permis de nous faire une idée du grand pouvoir politique, économique et religieux de ces cités Maya.

Nous sommes ensuite rentrés au Belize, ancien Honduras britannique, et seul pays anglophone de l’Amérique centrale. Combien de lecteurs vont se précipiter sur leur atlas afin de rafraîchir leurs connaissances géographiques ! Pensez donc, 23 000 km2, 350 000 habitants, sa capitale Belmopan de 14 000 âmes, cela ne laisse pas forcément grand souvenir ! Pour épater les copains vous pourrez préciser que c’est une monarchie constitutionnelle, membre du Commonwealth, dont le chef d’état est Elisabeth II.

Ensuite est venu le Guatemala pays du sucre, du café et de la banane qui en sont les principales exportations.

La culture Maya était toujours très présente et nous avons visité, englobé dans la jungle, l’immense site de Tikal.

La magie du lac Atitlan gardé par ses trois volcans ne nous a pas nous laissé insensible.

Ensuite nous avons rejoint un autre « grand pays » de 21 000 km2,  le Salvador.

C’est d’ailleurs le plus petit d’Amérique centrale mais l’un des plus gros producteur de café au monde. Si un jour vous souhaité visiter ce pays et qu’il vous reste quelques dollars US à la maison, prenez-les, c’est la monnaie officielle du pays.

Par « la route des fleurs » aux somptueux panoramas sur la chaîne des volcans, nous avons cheminer vers l’océan pacifique. Le Salvador est le seul pays d’Amérique Centrale à ne pas avoir de façade maritime sur la mer des Caraïbes.

Le Honduras au relief peu tourmenté dans la zone sud que  nous avons traversée nous a conduit au Nicaragua, le plus grand des huit pays avec ses 130 000 km2.

Pays de parcs et de volcans, riche en architecture coloniale.

Le jour de repos à Granada, au bord du lac Cocibolca, nous a permit d’apprécier toute l’élégance de cette cité.

Que diriez-vous de rentrer ensuite, paraît-il, sur l’un des plus beaux endroits de la terre ? Avec son éthique écologique, 30 % du territoire couvert par des parcs nationaux, le Costa Rica a su nous séduire par son luxuriante nature.

Ne cherchez pas de militaires dans ce pays car depuis 1949 il n’y a plus d’armée. Sur la route, la police vous demandera quand même de respecter le code !

Faune et flore sont éblouissantes. Pensez donc, 6 % de la biodiversité mondiale se trouve sur ce pays qui représente 0,03 % des surfaces émergées.

Notre voyage a pris fin au et à Panama, pont suspendu entre l’Amérique du nord et l’Amérique du sud. Le canal long de 80 km a été comme la ligne d’arrivée de notre périple.

Une brève conclusion ?

Beaucoup ont été rattrapés par le virus de la grande randonnée à vélo, maladie bien sympathique dont vous ne pouvez ensuite plus vous séparer. Par les temps actuels…

Nous retrouverons les grandes lignes de cette randonnée-aventure chaque jour sur Cyclomag.

Texte et interview : Jean-Pierre Giorgi  – Image : Fédération française de cyclotourisme
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