Vélo et grossesse : 8 règles de bonne pratique

Faire du vélo enceinte apporte de nombreux bienfaits. Même si vous êtes une cycliste expérimentée, il convient de respecter quelques recommandations pour préserver au mieux votre santé et celle de votre bébé.

Il y a quelques semaines, nous avions aborder ici le sujet « Faire du vélo enceinte, est-ce possible ? », nous allons aujourd’hui un peu plus loin en vous indiquant les 8 règles de bonne pratique pour la femme cyclotouriste qui souhaite continuer à pratiquer.

Faire du vélo enceinte est très bénéfique pour votre grossesse. Il va de soi que l’on peut pédaler sur son vélo sans objectif de performance ou de compétition en étant enceinte. On roule doucement afin d’éviter le risque de chute. Question de bon sens ! Pour vivre une grossesse épanouie, d’autres précautions sont également à prendre en compte.

1 – Parlez-en à votre gynécologue


Ou votre médecin ou encore votre sage-femme. Cette visite est recommandée si vous présentez une comorbidité ou une grossesse à risque. Si elle est dite « normale », ce sera une bonne occasion de faire un point sur votre état de forme.

2 – Hydratez vous suffisamment


Buvez avant, pendant et après l’exercice pour éviter toute déshydratation. L’organisme du fœtus est composé à 90 % d’eau. C’est elle qui permet de véhiculer les nutriments, les vitamines et les minéraux indispensables à sa croissance. Sachez aussi, qu’elle influe sur le volume du liquide amniotique.

3 – Ayez une alimentation équilibrée


Adoptez les bonnes habitudes alimentaires pour être en forme sur votre vélo. Prévoyez une banane, une barre de céréales, des fruits secs, une compote… Une petite pause « en-cas » vous évitera le fameux coup de pompe. Dès le début de la grossesse, le métabolisme de base de l’organisme augmente de 10 %.

4 – N’allez pas au-delà de vos limites


Soyez raisonnable. Pédalez de manière modérée, en aérobie. Tout au long de votre sortie vélo, vous devez être capable de parler sans être essoufflée et pouvoir récupérer rapidement. La durée comme l’intensité doivent être progressives.

5 – Respectez toujours les phases d’échauffement et de retour au calme de 10 minutes


La première sert à mettre en route tout un système physiologique, ainsi qu’à préparer les muscles aux sollicitations à venir. La seconde permet à l’organisme de revenir à un état « normal ». Veillez aussi à bien récupérer après votre sortie.

6 – Évitez de faire du vélo à haute altitude


Notamment au-dessus de 1 800 m. Il en va de même pour les environnements chauds et humides. Si le travail en hypoxie est recommandé pour les cyclistes visant une performance, il ne l’est pas chez la femme enceinte. L’absence d’oxygène est mauvais pour le bébé. Préférez les lieux aérés, tempérés et ombragés.

7 – Stop au vélo, en cas de…


Maux de tête, vertiges, essoufflement excessif à l’effort non soulagé par le repos, gonflement des mollets, douleur ou sensation de pression dans la poitrine, contractions utérines régulières et douloureuses non soulagées par le repos, bébé qui bouge plus qu’à l’habitude, saignement vaginal, fuite de liquide amniotique indiquant une rupture des membranes.

8 – Écoutez vos sensations


Que ce soit les vôtres et celles de bébé. Faire du vélo doit rester avant tout un plaisir pour s’aérer la tête et rester en forme.

 

Article en collaboration avec AG2R La  Mondiale, partenaire de la Fédération française de cyclotourisme.

Texte : Clarisse Nénard – Photo : AG2R La  Mondiale
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