L’Alsace à vélo

L’arrière-saison est belle en Alsace. Alors que se déroulent les vendanges et que le soleil est encore haut, nous avons profité d’un week-end prolongé pour redécouvrir Strasbourg à vélo et pédaler aux portes de la ville.

Strasbourg, une ville de vélo


Strasbourg occupe une place privilégiée dans la mémoire des cyclotouristes. C’est d’abord et depuis des décennies la ville où les déplacements à vélo sont privilégiés. C’est aussi la ville qui a accueilli plusieurs milliers de nos féminines pour un mémorable « Toutes à vélo» à Strasbourg en 2016. Et, un peu plus confidentiel, la capitale alsacienne est le point d’arrivée (ou de départ) de trois Diagonales de France fort prisées de nos amis Diagonalistes (Strasbourg-Brest ; Strasbourg-Perpignan ; Strasbourg-Hendaye)

Une ville touristique


Strasbourg et l’Alsace en général, bénéficient d’une belle arrière-saison qui se prête à merveille à la découverte de la région. J’en profite. Je délaisse provisoirement mon vélo pour visiter la ville et ses incontournables : la cathédrale, la Petite France, les Ponts Couverts, le Barrage Vauban ou Grande Écluse… On peut y passer des heures sans se lasser ni oublier de se restaurer mais laissez le vélo en lieu sûr. Winstubs – ancêtres des bars à vins – et restaurants sont nombreux, leurs terrasses fort accueillantes. Quant au choix des spécialités, il est très large. Demain, il sera préférable d’éliminer sur la route !

Les parcours cyclotouristiques

Pas de soucis pour préparer les balades, le site  www.alsaceavelo.fr est un véritable carnet de route accessible tout le temps et en tous lieux ! Il est disponible sur smartphones et tablettes et affiche avec précisions tous les itinéraires disponibles : durée, traces GPS, difficultés, etc. 

La Piste des Forts


Pour ma première sortie, je choisis cet itinéraire cyclable franco-allemand aux portes de Strasbourg.

Patrimoine et nature sont au rendez-vous tout au long des 85 km, de part et d’autre du Rhin. Nature dans les forêts –il faisait très frais sous les ombrages ! – et patrimoine avec la découverte des dix-neuf ouvrages de la « Ceinture des Forts ». Je dois avouer que je les ai trouvés fort discrets, enfouis dans la végétation ou interdits d’accès. Mais réjouissons-nous qu’ils soient aujourd’hui inoffensifs. Des informations sont disponibles devant chacun d’eux. Le parcours est bien sécurisé et pratiquement plat hormis une belle grimpette.  

 

Châteaux et vignoble de la Couronne d’or


Thèmes beaucoup plus pacifiques pour cette nouvelle journée qui s’achèvera par la découverte de la toute nouvelle voie verte « Portes Bonheur, le chemin des carrières ».

Par les ponts couverts et en longeant l’Ill, je trouve rapidement la véloroute du canal de la Bruche. Je croise les cyclistes qui rejoignent leur lieu de travail ou leur école. Strasbourg, territoire vélo, ce n’est pas qu’un slogan ! Bientôt la tranquillité le long des berges ombragées du petit canal. Les ponts, les villages sont fleuris… À 15 km au sud-ouest de Strasbourg, le château de Kolbsheim et ses jardins en terrasse à la française, méritent que l’on quitte l’itinéraire avant de longer les vignobles de la célèbre Couronne d’Or. Les vendanges sont en cours. Je n’hésite pas à grimper dans les vignobles  et ainsi découvrir les nombreux points de vue sur la plaine d’Alsace. À ce titre-là, le site de Wolxheim est remarquable.

 

L’Alsace est bien connue pour ses villages, leurs maisons à colombages et balcons fleuris, leurs puits. L’itinéraire choisi m’offre l’embarras du choix. Première visite à Rosheim. La petite ville a ses incontournables : l’église romane Saints Pierre et Paul, sa maison romane, son puits à six seaux, ses quatre portes. J’emprunte alors la voie verte « Portes Bonheur, le chemin des carrières », tout juste ouverte depuis juillet (11 km).
Première étape à Boersch, ses portes fortifiées, ses remparts… La promenade en ville, au hasard des ruelles me permet de découvrir de nombreuses maisons de vignerons des XVIe et XVIIe siècles, la place de l’hôtel de ville, magnifique bâtiment renaissance du XVIe siècle, etc.

La voie verte se poursuit jusqu’à Saint-Nabor, au pied du mont Sainte-Odile et terminus de la voie ferrée construite pour acheminer les pierres tirées des carrières. Au prix d’une grimpette j’arrive au pied du belvédère d’acier. L’art contemporain est ainsi présent tout au long du parcours. Quelques marches à gravir et le panorama s’offre aux visiteurs. C’est tout nouveau et la nature n’a pas encore repris ses droits sur le chantier.

Sur le chemin du retour, au prix d’un court aller et retour, je fais un crochet vers Obernai. Cela vaut le détour ! Depuis la place où se tient, depuis des siècles le marché hebdomadaire, on peut découvrir les maisons à colombages – la halle aux blés est remarquable, les cours intérieures ; pousser jusqu’aux remparts, revenir au pied du beffroi, ne pas manquer le puits au six seaux….

Et le temps passe vite… Le retour depuis Rosheim se fera donc en train. L’escapade alsacienne se termine mais il reste tant de choses à découvrir.

Texte et photos : Georges Golse
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