Test du VAE « mad in France »

Nouvelle marque dans le paysage cycliste, « Le Vélo, Mad in France » propose un grain de folie pour les déplacements urbains. Nous avons testé durant quinze jours ce vélo au sein de la rédaction.

Aux origines du Vélo Mad in France


Le nom vous l’aurez compris est un clin d’œil, à la fabrication française. Mais ce vélo est-il français ? La majeure partie du cycle comme la conception, l’assemblage, la peinture, les tests, l’homologation sont réalisés par les professionnels de la Manufacture française du cycle en Loire-Atlantique.

Le Vélo, Mad in France est le projet concrétisé de deux amis d’enfance : Charles Hurtebize et Guillaume Adriansen. D’abord associés sur la gestion d’un site de vente en ligne de vélos vintage et à pignon fixe en Europe, ils réalisent l’ampleur croissante du vélo électrique en France sans être convaincus par l’offre actuelle. Ils décident alors de créer leur propre marque sur un modèle de distribution et de suivi insolite, l’aventure commence : c’est Le Vélo, Mad in France.

Quel équipement ?


Sur un VAE, le moteur et la batterie sont les pièces principales. La batterie au lithium de 375 watt/heure (36V – 10,4Ah) dispose d’une autonomie (théorique) de 65km. Cette durée est en fonction du poids du cycliste et du degré d’utilisation de l’assistance électrique. Pour les transports urbains de type maison/travail, la moyenne se situe à 6 km. Ce qui vous permettra de quasiment faire la semaine avec une charge. Pour recharger la batterie, il faut compter 1 h 30 pour 80 % et 2 h 30 pour la charger totalement.

Calcul de l’autonomie selon le constructeur


L’autonomie d’un vélo électrique dépend de trois facteurs : poids du cycliste, niveau et fréquence d’utilisation de l’assistance électrique, parcours.

Poids : le vélo pèse seulement 20 kg grâce à sa structure aluminium. Avec un cycliste de 80 kg, l’ensemble fera 100 kg, d’où l’influence du poids de l’utilisateur.
L’assistance électrique : son utilisation peut propulser le vélo jusqu’à 25km/h (maximum légal autorisé par la législation européenne). Au-delà, l’assistance se coupe. Avec un réglage permanent sur la moitié de la puissance disponible, l’autonomie pourra être doublée.
Parcours : sa topologie aura des répercussions variables sur l’autonomie de la batterie. L’assistance est réglable sur cinq niveaux. Le meilleur moyen de trouver son réglage idéal est d’effectuer soi-même des essais.

Design urbain


Ce vélo au look « fixie » comprendre vélo à pignon fixe qu’utiliser les coursiers new-yorkais est construit sur la base d’un cadre de vélo de course avec un guidon plat. Cette géométrie de cadre « agressive » assure un meilleur centre de gravité pour un pilotage tout en précision. La batterie est semi-intégrée dans le tube diagonal ce qui donne un air massif mais permet une meilleure répartition des masses. Les tubes en aluminium offrent une rigidité qui rendent l’ensemble très nerveux.
Les tubes alu permettent également un gain de poids. Le poids total du vélo, avec batterie, est de 20 kg.
Il existe pour l’instant deux choix de coloris le noir ou le blanc.

L’avis de la rédaction

Points positifs :

  • Le vélo possède un design original et élégant !
  • Les pneus absorbent une bonne partie des aspérités de la route (comme il n’y a pas de suspensions, cela compense un peu).
  • Le freinage à disque hydraulique est puissant et efficace (notamment sur chaussée humide / détrempée).
  • Des garde-boues bien intégrés esthétiquement.
  • Un poids assez contenu d’une vingtaine de kilos (il se porte sans trop de difficultés sur l’épaule jusqu’au 4e étage).

Points négatifs :

  • Le choix des périphériques n’est pas pertinent : des poignées Brooks beaucoup trop dures (douleurs aux poignets), une selle peu confortable.
  • Des soudures qui auraient pu être plus soignées (elles sont apparentes, non lisses, donc « gros pâtés »).
  • Les gaines / câbles au niveau du guidon, sont dans tous les sens, ça fait brouillon.
  • Au niveau de la transmission, c’est un mélange entre du Shimano Tiagra, du « générique », du 105 à sur un vélo à ce prix-là, on s’attend à avoir un groupe complet.
  • Une position typée VTT, penchée sur l’avant, pas toujours confortable et reposant (attention aux moyennes-longues distances).
  • Un guidon très large (encore une fois typé VTT) qui rend certains passages à côté des voitures compliqué (doubles sens cyclables dans une rue étroite par exemple) et si l’on souhaite le rentrer / monter chez soi, il passe difficilement dans les encadrements de porte.
  • Le comportement est assez sain et rassurant mais « pataud » (peu vif).
  • Le moteur : placé dans la roue arrière, il donne souvent des à-coups (on aurait apprécié avoir le moteur dans le boitier de pédalier), on atteint vite les 25 km/h (peut-être trop vite ?).
  • L’indicateur du niveau de charge sur l’écran de contrôle (situé sur le guidon) et sur la batterie diffère (on ne sait pas à quelle donnée se fier).

Plus d’informations et commande sur le site du constructeur www.levelomadinfrance.fr

Texte : Jean-Pierre Giorgi – Photos : Mad In France – Rédaction Fédération française de cyclotourisme
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