À Vélo… Tout simplement – Turquie – Bulgarie : Izmir – Pazardjik – LES BALKANS. : Pazardjik – Bar

6 février – 6 mars 2018.  Ciel chargé quand nous quittons Jume (notre hôte) et Izmir.
Du coup, nous trichons un peu et empruntons tour à tour, le fourgon de Jume pour nous mener au port, un ferry pour traverser le golfe d’Izmir et un « RER » pour nous sortir de la 3ème ville de Turquie. Avec peu de kilomètres au compteur, nous nous retrouvons rapidement en pleine campagne et atteignons assez rapidement le site archéologique de Troie.
Soixante douzième épisode.*À suivre

Grâce au cousin « Michel », j’avais eu l’occasion de lire l’Iliade et l’Odyssée et voulait m’imprégner de son héros.
En lui-même le site est assez décevant avec ses maigres vestiges, mais dans la campagne environnante, on peut encore ressentir le souple qui a inspiré Homère et la force de Ulysse.

Canakkale, la ville la plus proche de Troia, a hérité d’un cheval. Celui-ci ayant servi au tournage de film « Troie ». Pour nous, Canakkale est la porte de l’Europe. Quinze minutes de bateau suffisent pour traverser le détroit des Dardanelles, tristement célèbre durant la 1ère guerre mondiale.

De l’autre côté, l’appendice entre le mer Egée et la mer de Marmara est situé en Europe. Pas encore l’Europe de la communauté, mais pour nous, première nuit en Europe continentale depuis longtemps. En face de nous, l’Orient, l’Asie. Premiers pas vers le retour à la maison. Pour autant, nous ne traversons pas immédiatement la frontière toute proche avec la Grèce. Nous voulons profiter encore de la Turquie. Nous filons sur Edirne dominée par l’imposante mosquée de Selim. Un chef d’oeuvre de l’art Ottoman. Mais Edirne recèle d’autres monument et un nombre incroyable de mosquées.

Quelques kilomètres nous séparent de la CEE, que nous rejoignons par le poste frontière Bulgare. Plus besoin de sortir le passeport, la CNI suffit. Le passage aurait pu être hyper rapide, si la voiture de devant n’avait pas eu un coffre rempli de fusils… Du coup, contrôle des bagages pour tous. Grâce au décalage horaire entre les deux pays (Turquie – Bulgarie -1 h), nous rattrapons l’attente du poste frontière. 

Nous sommes en Europe communautaire, pas encore en zone Euro et encore moins en zone latine. Ici l’écriture est en cyrillique, c’est à dire, dure à déchiffrer… En route pour Plovdiv. Dans cette ville nous séjournons chez Dinko, qui nous apprendra quelques astuces de prononciation et les mots d’usage quotidien.
Plovdiv est également une charmante ville au passé historique. Nous avons la chance de visiter la ville sous le soleil. Demain direction les montagnes de Rila.

LES BALKANS. : Pazardjik – Bar

Les Balkans. Bien que ce ne soit pas un pays, mais une région Européenne composée de 7 nations, nous avons préféré être plus généraliste dans le titre de cet article. (CQFDire). Nous vous avons quitté à Plovdiv sous le soleil. C’est d’ailleurs la dernière fois que nous l’avons vu.

Dès le lendemain de notre départ de Pazardjk, le ciel s’est couvert, l’atmosphère s’est rafraîchie. L’hiver revenait sur nous en force. Au départ de Raduil, petite station de ski où trône fièrement un avion et un « tank ». Nous avons la désagréable surprise matinale de découvrir 5 cm de neige dans le village et sur la route. Heureusement, la neige est légère et adhère bien. Un peu trop même…

Avec quelques efforts, nous arrivons quand même à passer le point haut de la journée. Un petit col à 1330 mètres. Pour le fun, nous empruntons une piste (de ski ?) parallèle à la route. Par ce temps froid, humide et brumeux, nous ne croisons personne.

Macédoine

Un jour plus tard, nous quittons la Bulgarie par le poste frontière de Gueshovo et entrons en Macédoine. La neige est toujours au rendez-vous et les températures toujours négatives. Nous sommes frigorifiés quand nous arrivons au poste frontière. En addition à cela, les ordinateurs viennent de tomber en panne…Tout aussi embêtés que nous, et pour ne pas voir 2 cyclistes se transformer en glaçons, les douaniers nous ouvrent leur salle de repos. Chauffée, avec café, internet… Malheureusement la panne ne dure pas très longtemps et nous pouvons repartir. Coté Macédonien, la neige a disparue, mais le froid est toujours aussi mordant.

Pour nous réchauffer et trouver un endroit où dormir, nous grimpons vers le monastère Joakim Osogovski. Lieu de culte magnifiquement décoré. Nous séjournerons à l’hôtel du monastère qui offre une vue plongeante sur le site.

Aucun détour de prévu les jours suivants. Nous suivons les routes secondaires, pour nous rendre à Skopje. Même si nous subissons quelques contrariétés de parcours, nous atteignons rapidement la capitale. Vague de froid en provenance de Russie annoncent tous les médias, qui pour une fois, n’ont pas tort. Nous nous retrouvons « bloqués » par la neige. Impossible de pédaler dans les rues verglacées.
Nous en profitons pour changer le « kit chaine » de Patricia qui affiche 22 000 km. soit une usure 2 fois inférieure à la mienne qui ne dépasse jamais les 11 000 km…., et visiter la ville.
Forteresse, statues démesurées, ponts de pierre, vieille ville…

Après Trois jours passés dans cette jolie ville, nous décidons de reprendre les vélos. Malheureusement, mis à part l’autoroute, interdite aux vélos, les autres routes ne sont pas dégagées. Nous patinons, glissons jusqu’à Tetovo où nous décidons de nous avancer par un autre moyen. Rien ne sert d’insister, le col devant nous ne se cyclera pas dans ces conditions.
Peu après cette décision, deux vélos, dix bagages et trois personnes se retrouvent enfermés dans l’habitacle d’une Audi break.  Notre destination n’est pas celle envisagée, mais nous convient bien. Le chauffeur doit se rendre à Dürres, en Albanie, pour prendre un ferry à destination de l’Italie.  Parfait pour nous. Bord de mer synonyme de  températures plus douces.
Moins de quatre heures pour parcourir les 290 kilomètres nous séparant de la ville portuaire.

Ici l’hiver est toujours présent. Certes les températures avoisinent 0 degré, mais la neige, encore présente le long des routes, a été remplacée par des pluies diluviennes. Nous sommes trempés jusqu’aux os quand nous atteignons l’appartement de nos hôtes.

Chuck et Susan, sont installés à Shköder et, via le réseau social Warmshower, accueillent les cyclistes en leur proposant machine à laver, douche chaude, repas et chaleur humaine. Nous serons quatre « naufragés de la route » à profiter de l’incroyable hospitalité de ces 2 retraités Américains.
Nous resterons 3 jours à regarder tomber la pluie, partager bières, cacahuètes, repas et histoires.

Profitant de rares éclaircies, nous irons, avec Sam, visiter le château surplombant la ville.

Sam, cycliste Anglais, poursuivra sa route vers l’Australie tandis que nous suivrons la notre vers la France.

Georgina, Anglaise également, est partie braver les gouttes de pluies un jour avant Sam. Peut-être la rejoindrons nous un peu plus tard, au nord, pour rouler ensemble.

Avec Patricia, nous restons encore une journée à Shkoder, Entre deux averses, nous partons essayer les trikes de nos hôtes. Malgré le confort, la maniabilité, nous continuerons sur 2 roues, car les trikes n’apprécieraient pas autant que nos fidèles montures, les pistes défoncées et chemins de traverses que nous aimons emprunter. Profitant d’une courte éclaircie, nous quittons Chuck et Susan pour filer vers le Montenegro tout proche.

En six étapes vélos (et une en voiture), nous aurons franchis 4 frontières…

* Ce sont les paroles et photos de Patricia et Christian que vous retrouvez tout au long des reportages.

 

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