La Rochelle – Roscoff par la Vélodyssée®

Ce projet de rejoindre La Rochelle à Roscoff en une seule étape a germé dans la tête de Julien Rabier pour prouver qu’il ne faut pas forcément faire plus ou mieux que les autres mais simplement suivre son envie et chercher ses propres limites.

https://youtu.be/OPqlAlfW4MA

Le vélo plus que jamais offre une possibilité de voyager et de s’évader de la manière la plus simple qui soit.

Julien, qui découvre le cyclotourisme et les grandes randonnées nous offre un film et un témoignage qui suscitera certainement des envies d’ailleurs à la plupart d’entre nous.

Julien à la base n’avait rien d’un sportif, et encore moins d’un cycliste. C’est seulement il y a une dizaine d’années, qu’il a le déclic par le biais de la course à pied. De la courte distance aux ultra-marathons, il enchaîne les défis les plus fous… pour le vélo, ce sera un peu pareil !

Rencontre avec Julien Rabier

Peux-tu nous faire ton historique sportif ?

Aujourd’hui j’ai 33 ans mais, si on remonte une grosse vingtaine d’années en arrière, je commençais juste le tir à l’arc. Discipline que je pratique encore aujourd’hui et dans laquelle j’ai eu quelques résultats plutôt sympathiques.

En dehors du tir à l’arc, transpirer n’était donc pas mon truc. Il faut dire qu’à une époque j’avais un peu de poids à traîner. Durant mes années de collège j’étais même dispensé de sport à cause d’un genou droit pas vraiment apte à courir quelques mètres sans me forcer à boiter pendant trois jours ensuite.

Bref ! Les choses ont changé petit à petit et je me suis retrouvé à enchaîné quelques emplois très physiques pendant une dizaine d’années.

Durant cette période, j’ai écrasé ma dernière cigarette puis me suis mis à courir en 2011. Si au début courir 5 km me paraissait être un exploit, sept ans plus tard j’en étais à boucler les 177 km de l’Ultra Marin après avoir déjà franchi pas mal de lignes d’arrivées.

En plus d’être archer, j’étais devenu coureur ! Puis, en arrivant sur La Rochelle en 2017, me voilà à la découverte d’un autre univers sportif.

Et le vélo dans tout ça ?


Je prends un nouveau job dans une société distribuant des équipements pour le cycle et, pour me rendre au bureau tous les matins, trouve plus intéressant de trouver un vélo en occasion que de brûler du carburant.

Petit à petit j’apprends l’existence d’itinéraires cyclistes traversant l’Europe avant de tomber sur des vidéos de courses d’ultra distance ou de bikepacking. Je m’intéresse très rapidement à tout cela en y trouvant des similitudes avec le trail et en y voyant une nouvelle façon de découvrir de beaux endroits.

J’achète un nouveau vélo et commence à faire quelques petites sorties. Rapidement je me lance sur un test de 225 kilomètres… la chose la plus dure que j’ai pu faire à ce moment là… encore 160 kilomètres le lendemain pour rentrer et une envie d’y retourner.

Deux ou trois mois plus tard je m’essaye à une semaine complète avec des journées entre 60 et 260 km. Des moments difficiles en ce chaud mois d’août mais surtout de superbes souvenirs et toujours plus d’envie.

La genèse de l’odyssée sur la Vélodysée® ?


Je vois que près de chez moi passe la Vélodysée®qui relie La Rochelle et monte en Bretagne. C’est une région que j’ai envie de découvrir d’avantage et j’ai beaucoup entendu parler du canal de Nantes à Brest qui se trouve sur cet itinéraire.

Allez ! Je ferais La Rochelle – Brest d’une traite ! Enfin plutôt La Rochelle – Roscoff puisque c’est là que s’achève la Vélodyssée®.

Deux ans plus tard, en cette année 2020 si particulière, c’est chose faite au travers de ce projet LR2R.

Un projet parti d’une envie et que je voulais partager. J’avais donc proposé à qui le voudrait de me rejoindre sur le parcours pour rouler quelques kilomètres ensemble. Le suivi GPS permettait de savoir à quel moment je passerais à tel ou tel point. Ainsi j’ai eu la chance de partager des kilomètres avec des gars géniaux.

Mais ce projet permet aussi de montrer que chacun peut se fixer son défi, celui qu’il a envie de relever. Que l’idée n’est pas de vouloir forcément faire toujours plus ou toujours mieux que les autres mais simplement de suivre son envie et de chercher ses limites car, à la fin, quel que soit le défi relevé, chacun sera content de la même manière.

Interview : Jean-Pierre Giorgi – Film et photos : Julien Rabier
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