À Vélo… Colombie : De Medellin à San Agustin

Du 11 au 7 mars é2016. Nous arrivons rapidement à Medellin, la capitale du département d’Antioquia. 15 km de descente depuis la casa de ciclista de San Antonio de Prado. Nous passons notre première journée à chercher des cartes précises pour la suite de notre périple. En vain. Les meilleures cartes sont éditées en Europe et introuvables ici. Nous nous résignons à nous les faire envoyer par courrier, mais un peu plus loin. La Poste Colombienne étant inexistante et peu fiable.
Trente-neuvième épisode. * À suivre.

Les 2 jours suivant, nous les passons à visiter cette grande ville qui s’est racheté une réputation après la mort de Pablo Escobar. Une ville tournée vers « le vert », avec un tram moderne, un métro aérien, des « vélib » et des téléphériques « made in Alpes », permettant de désenclaver les barrios qui s’accrochent aux collines environnantes.
La ville est plaisante, avec de beaux édifices coloniaux, de beaux parcs, dont le parc Botero, où sont exposées quelques statues de l’artiste natif de la ville.
Nous quittons Medellin un dimanche, quand la ville est réservée aux cycles et piétons. Pour sortir de la cuvette, il nous faut passer un col. La montée est un peu encombrée, ce qui finalement nous facilite la tâche, puisque nous pouvons remonter la file de véhicules avant de nous payer un bon repas au sommet. Ce sont des travaux qui provoquent les bouchons. La, encore, c’est à notre avantage. Il suffit d’être en première ligne quand c’est à notre voie de passer et tenir à distance nos poursuivants. Ce qui est assez facile. Dès que possible, nous quittons la grande route pour retrouver nos itinéraires préférés. Pistes peu fréquentées, qui traversent de magnifiques villages qui ont conservé un caractère colonial avec leurs façades colorées. Tout au long du parcours, nous recevons un accueil chaleureux.
Plus besoin de chercher une caserne de pompiers ou de Police pour notre hébergement. Nous savons que nous trouverons facilement un endroit pour dormir.
Au village de Camarca, alors que nous faisons une halte pour changer un énième rayon cassé, les personnes présentes nous indiquent un hôtel qui offre couchage et repas aux cyclistes de passage. Tentant. Mais il est encore tôt pour s’arrêter et nous savons qu’une grosse difficulté nous attend.
Un col à 3 330 mètres à escalader en 20 kilomètres. Nous préférons l’attaquer tout de suite.  2 heures pour faire 6 kilomètres… D’autres sont plus rapides, mais les places sont comptées…. Nous sommes épuisés quand nous demandons à faire le plein d’eau. Immédiatement, nous sommes invités à passer la nuit et à partager le repas avec Tatiana, Geovany et leurs jumeaux. De l’autre côté du col : 30 kilomètres de virages en enfilades pour redescendre à 400 mètres d’altitude et atteindre la ville d’Ibague Un grand moment de plaisir sur un bitume nickel.
Nous traversons rapidement la ville pour attraper la piste nous conduisant au désert de Tatacoa.
Nous y retrouvons un petit air de Basse Californie (Mexique) avec sa chaleur et ses cactus.
La piste est une ancienne voie ferrée qui emprunte tunnels et viaducs en traversant de paisibles villages. Nous prenons plaisir à circuler entre les pierres rouges jusqu’à l’observatoire astronomique.
La suite du parcours nous fera suivre le rio Magdalena jusqu’au village de San Agustin.
Un lieu très touristique, car à proximité du parc archéologique éponyme. Le parc est un ensemble de monuments religieux et de sculptures mégalithiques au cœur des Andes. 300 sculptures monumentales réalistes ou abstraites témoignent de l’art d’une civilisation aujourd’hui disparue. Un petit air de Bretagne et de Filitosa (Corse).

À suivre * Ce sont les paroles et photos de Patricia et Christian que vous retrouvez tout au long des reportages.
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