À Vélo… au Guatemala : Palenque – Tikal

Du 17 au 23 décembre.
En quittant Palenque, il nous faut deux jours pour rejoindre la frontière avec le Guatemala. Nous avons choisi de passer à Frontera Corozal. Nous cherchons le poste de douane pour faire tamponner notre sortie du Mexique. Ensuite, direction les berges du rio Usumacinta pour trouver une lancha qui puisse nous embarquer avec les vélos.
Trente-cinquième épisode. * À suivre.

Après une rapide négociation, nous descendons pendant une demi-heure le fleuve. Notre capitaine nous débarque sur une rive boueuse où nous poussons les vélos jusqu’au village. À l’échoppe, nous changeons nos pesos mexicains contre des quetzal guatémaltèques. L’opération s’avère honnête, puisque nous ne reverrons jamais un meilleur taux.
Là encore, nous demandons trois fois avant de trouver le poste frontière qui se trouve à la sortie du village. Devant un beau tableau « tarifs officiels », les douaniers nous demandent 40 QTZ par personne de taxe d’entrée…. Une petite arnaque pour arrondir les fins de mois. Après quelques plaisanteries, nous entrons officiellement au Guatemala, gratuitement.

Dépannage express
Une piste en caillou et latérite doit nous conduire à la ville de Las Cruces. (65 km). Assez praticable au début, elle devient vite un enfer le lendemain. Rendue glissante par la pluie, qui n’a pas arrêtée de toute la nuit, nous ne tenons pas sur le vélo et à peine sur nos pieds. Idem à du verglas. Nous rejoignons quand même dans la journée la ville de Flores. Située sur une île, c’est un petit havre de paix. Nous passons une journée à Santa Elena (qui jouxte Flores) pour faire nettoyer les vélos bavant, de les mener au réparateur installé dans le marché. Entre les poulets et les bananes. Depuis quelques jours, ma roue arrière s’est allégée de quelques rayons. Mais impossible d’en trouver à la bonne longueur. Encore plus dur de trouver un fouet à chaîne (j’avais renvoyé le mien d’Indonésie, n’en ayant pas eu l’utilité pendant un an…) ou une clé démonte roue libre. Sans grand espoir, nous allons quand même voir le réparateur, qui avec un grand sourire, va revenir (après avoir fouillé sous des carcasses de cadres, guidons, roues…) une boîte flambant neuve à la main, contenant les outils pour vélos Américains et Européens (!?) Il ressort également avec quelques rayons de la bonne longueur (+- 2 mm). Quelques minutes plus tard, je repars avec une roue à 36 rayons. (Dont un cassera 15 km après). Quand je lui demande par quel miracle il possède ces outils « sauveurs », il me dit en avoir fait l’achat il y a quelques années à Mexico City. Au cas où… Le cas est arrivé… Nous sommes heureux tous les deux.

Le site Maya de Tikal
Je profite également du marché pour dénicher un dentiste. Bon choix, le toubib est jeune et a étudié aux États-Unis. Matériel de dernière génération. La dent est soignée, je peux continuer sans douleur. 
La destination quasi obligatoire après Flores, se trouve à 65 km plus au nord. Le site Maya de Tikal.
Tikal figure sur notre « liste » définissant notre parcours.
Au camping du site, entouré d’hôtels chics, nous sommes deux tentes. Levés tôt pour profiter pleinement du site, nous attaquons notre visite sous une brume épaisse. Brume dispensée par la forêt tropicale qui produit une grosse quantité de CO2. Nous attendons tranquillement le levé du brouillard pour voir émerger les temples du monde perdu, au-dessus de cette impressionnante Selva. Avec en bruit de fond les cris des singes hurleurs. Nous passerons une grande partie de la journée à déambuler au milieu des temples. À essayer d’imaginer à quoi pouvait ressembler une ville de 100 000 habitants en l’an 500…
Nous finirons la journée à El Remate. Petit village au bord du lac Peten Itza. Endroit idéal pour piquer une tête dans la chaleur tropicale.

Maintenant direction le Bélize.

 

À suivre * Ce sont les paroles et photos de Patricia et Christian que vous retrouvez tout au long des reportages.
Patricia et Christian vous souhaitent un Joyeux Noël à tous

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