À vélo… Tout simplement

Nous avons quitté nos deux baroudeurs le 14 juillet dans le brouillard, nous les retrouvons au départ du Cap nord. *Sixième épisode

Laponie française

En partant du Cap Nord, nous n’avions pas envie de reprendre la même route sur plus de 100 kilomètres et replonger dans les entrailles de la terre. Alors on a pris un bateau de la compagnie Hurtigruten. Cette ligne qui relie tous les ports de Norvège au départ de Bergen jusqu’à la frontière Russe à Kirkenes (cf. la carte ci-dessous). Durant les sept heures de traversée, pour nous c’était la croisière s’amuse… Avant d’être débarqué à minuit à Berlevag. Un autre cap au Nord de la Norvège.

En prenant plein sud, nous avons retrouvé l’Europe économique et monétaire en passant  la frontière finlandaise. Cette région, appartenant aux Samis (Lapons) est la partie la moins peuplée d’Europe. Ce qui se confirme de jours en jours. Nous ne voyons personne. Une route traverse le pays du Nord au Sud. La E 75, plate, rectiligne, avec des forêts de bouleaux et/ou de pins ; parsemée de lacs. Seuls des troupeaux de Rennes viennent égayer la monotonie de ce trajet. Les villes sont rares, le soleil présent, et les moustiques nombreux. C’est ainsi que le 21 juillet, pour les 25 ans de Patricia, nous nous sommes retrouvés au milieu de nul part, avec les moustiques pour invités, malgré nos spirales « gardes du corps »….

Pour ceux qui doutaient de son existence, à Rovaniemi, nous avons rencontré le Père Noël qui nous a montré sa machine à arrêter le temps afin de pouvoir visiter tous les enfants sages… Patricia, quant à elle, a parlé courrier avec la postière personnelle du gentil vieillard.

En passant le cercle arctique, pour la deuxième fois, mais dans le sens nord-sud, ce coup-ci, nous allons retrouver des nuits sans soleil….

Les clochards célestes


Vingt kilomètres, c’est bon, nous les avons semés. Tu en a encore deux qui « sucent » tes sacoches arrières, c’est celles de compétition, avec les bandes blanches sur les ailes. Récapitulons :  2 km/h les moucherons – 5 km/h, les moustiques – 12 km/h, les mouches – 20 km/h les taons. Pour être peinard, il faut donc rouler à 22 km/h. Pas toujours facile.
Sur les longues routes monotones de la Finlande, nous nous sommes amusés à étudier la vitesse des insectes volants. Avec le vent de face, le vent de côté, le vent dans le dos. Tous les jours, nous avions de quoi faire nos calculs.
Et puis, plus nous descendions dans le sud, moins nous avions de matière. La saison des insectes volants et piquants tirait à sa fin. En fait, nous avons eu de la chance, car nous n’en avons pas trop souffert. Nous avons mis nos moustiquaires de tête cinq fois en tout. La saison se termine mi-juillet.

Comme nous n’étions plus embêté par les insectes, mais que les routes, étaient toujours aussi pénibles, nous avons trouvé un autre jeu, qui en fait est un sport national… Celui de ramasser les canettes de bières et autres boissons diverses et variées qui polluent les bords de routes. En plus de faire un acte écologique, cela nous a fait passer le temps, et gagner de l’argent – ces cylindres d’aluminium étant consignés.

Arrivé en ville, nous avons abandonné notre jeu de cueillette pour le laisser aux plus miséreux. Ce qui n’est d’ailleurs pas toujours le cas car c’est vraiment un sport national, où il n’est pas rare de voir tout type de personnes (costard, talon haut, mamies, enfants), se précipiter dès qu’une canette traîne sur un bord de route, ou dépasse d’une poubelle. Il faut dire que cela peut rapporter gros, puisque ces consignes sont transformées en avoir dans les super-marchés ou en jetons pour machines à sous.

À suivre

* Ce sont leurs paroles et photos que vous retrouvez tout au long des reportages.

 

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